En France, la mobilisation contre la vie chère s’est poursuivie ce samedi 7 novembre dans un climat de forte tension, avec 360 interpellations confirmées par le ministre de l’Intérieur. Une nouvelle journée de grève et de manifestations est prévue pour le mardi 10 novembre, malgré les restrictions imposées.
Pour ce quatrième samedi d’affilée de mobilisation nationale à l’appel d’organisations syndicales et de jeunesse ainsi que de Gilets jaunes, 250 000 personnes ont manifesté à travers la France, selon l’intersyndicale de la jeunesse. Le bilan des interpellations s’établit à 360 sur le territoire à 19 h (heure locale), a indiqué le ministère de l’Intérieur, contre 232 à 18 h dans son bilan national provisoire.
La mobilisation s’est également déroulée sous un important dispositif sécuritaire, avec le déploiement de quelque 70 000 policiers et gendarmes à travers le pays.
Dans plusieurs villes, la présence massive des forces de l’ordre et les restrictions imposées aux parcours des manifestations ont attisé les tensions. Les itinéraires alternatifs fixés par les autorités ont notamment suscité la colère des manifestants.
Pourtant, les manifestants affichent leur détermination à poursuivre la mobilisation et maintenir la pression sur le gouvernement pour faire entendre leur « colère », longtemps restée sans réponse.
L’Éducation nationale appelle à une nouvelle grève pour mardi
Dans l’Éducation nationale, un nouvel appel à la grève est lancé pour le 10 novembre.
« Toutes et tous en grève, dans les manifestations et les rassemblements », appelle l’intersyndicale des personnels de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche dans un communiqué en date du samedi 7 novembre.
L’intersyndicale de la jeunesse (USL, Union étudiante, Unef, Fage, FSE, Solidaires étudiant-e-s) et les unions syndicales régionales (CGT, FSU, FO, Sud, Solidaires, Unsa) appellent à « amplifier la mobilisation en continuant à mettre le gouvernement sous pression ».
Elles disent toujours attendre de la part du gouvernement une réponse sur « les salaires et les carrières » des personnels de l’Éducation. Elles dénoncent en revanche une « réponse autoritaire inacceptable », qui « a encore franchi un cap depuis lundi » avec « la rupture des franchises universitaires et les fermetures administratives abusives de campus, décidées sans cadre réglementaire ».