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Europe sous pression climatique: alertes toxiques en Espagne, réacteurs à l'arrêt en France

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Les deux réacteurs de la centrale de Chooz (Ardennes) sont à l'arrêt, en raison de la baisse de débit de la Meuse. ©SIPA

Les services de secours dans le sud de l'Europe fonctionnent à pleine capacité, la chaleur extrême et les risques environnementaux continuant de provoquer des situations de crise en Espagne, en France et en Grèce.

Dans la province espagnole de Zamora, un dispositif d'urgence de grande ampleur a été déclenché après un incendie survenu à l'usine de traitement des déchets Zaresa, à Roales del Pan. Les services de secours ont reçu près de 40 appels signalant une épaisse colonne de fumée toxique, poussant les autorités à déclencher des notifications ES-Alert demandant aux habitants des environs de rester chez eux, tandis que la police fermait une voie de l'autoroute A-11, selon la Garde civile de Zamora.

Le feu, qui a démarré dans un entrepôt de traitement des déchets appartenant à l'entreprise Zaresa, n'a fait aucun blessé.

Le parc nucléaire français sous pression

Alors que les équipes d'intervention en Espagne luttaient contre un incendie industriel localisé, les températures estivales extrêmes en France ont contraint l'énergéticien EDF à mettre à l'arrêt plusieurs réacteurs majeurs. Trois réacteurs nucléaires des centrales de Chooz et de Cattenom ont été arrêtés afin de préserver le débit du fleuve et de respecter la réglementation environnementale sur l'eau, en raison de la baisse de débit provoquée par les vagues de chaleur.

L'exploitant nucléaire affirme que cette décision a été prise « afin de garantir un débit d'eau suffisant pour les différents usagers du fleuve, en France comme en Belgique ».

Les départements des Ardennes et de la Moselle ont été placés en vigilance jaune canicule ce lundi.

La France compte 57 réacteurs nucléaires, qui assurent presque 70 % de la production d'électricité du pays. Ils sont tous implantés à proximité d'un cours d'eau ou du littoral afin de permettre le refroidissement des installations.

« L'une des pires » en dix ans, selon un expert

Plus au sud, la canicule qui ne faiblit pas alimente en Grèce une catastrophe environnementale grandissante.

Le météorologue spécialiste des feux de forêt Theodore Giannaros avertit que le pays traverse « l'une des pires crises d'incendies » de la décennie, les flammes ayant fait cinq morts au cours des deux dernières semaines, alors que la Grèce est aux prises avec une succession de vastes incendies.

« Je dirais qu'il s'agit clairement de l'une des pires crises d'incendies que j'ai vues ces, disons, huit à dix dernières années », a déclaré Giannaros, tout en ajoutant qu'il est pour l'instant impossible d'établir une comparaison directe en termes de superficie brûlée ou de nombre de départs de feu. « Nous devrons attendre la fin de la saison des incendies pour procéder à ce type de comparaison quantitative. »

Plus de 12 000 hectares de forêts et de terres agricoles ont brûlé au cours de la dernière semaine, selon des analyses du programme européen d'observation de la Terre Copernicus.

En expliquant les facteurs à l'origine de ces incendies, Giannaros souligne qu'il serait tentant d'en attribuer la responsabilité au seul changement climatique et aux conditions météorologiques. « Le changement climatique crée effectivement des conditions très favorables à ce type de feux, qui se propagent alors très facilement et deviennent incontrôlables », explique-t-il.

Mais, selon lui, la situation globale en Grèce comme dans le reste de l'Europe met également en lumière des défaillances dans la gestion des territoires.

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SOURCE: FRENCH PRESS TV