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La Chine et la Russie mettent en garde contre les conséquences « irréparables » du rétablissement des sanctions contre l’Iran

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Drapeaux de l’Iran, de la Russie et de la Chine. ©IRNA

La Russie et la Chine ont critiqué la décision de la Grande-Bretagne, de la France et de l’Allemagne - surnommées la troïka européenne ou E3 - de déclencher le mécanisme de rétablissement des sanctions contre l’Iran, mettant en garde contre les répercussions qui pourraient découler d’une imposition de restrictions au programme nucléaire pacifique de la République islamique d'Iran.

Les trois États européens ont invoqué jeudi le mécanisme de snapback contre Téhéran, une clause inscrite dans l’accord de 2015 sur le nucléaire iranien, officiellement connu sous le nom de Plan global d’action commun (PGAC), et qui rétablit les sanctions anti-iraniennes datant d’avant le PGAC sur la base d’allégations de « non-respect significatif » de la part du pays envers ses engagements en vertu de cet accord.

Le ministère russe des Affaires étrangères a fustigé vendredi cette décision comme « un grave facteur de déstabilisation qui sape les efforts faits à différents niveaux pour trouver des solutions à base de négociations ». « Nous les appelons avec insistance à retrouver la raison et à réviser leurs décisions erronées avant que celles-ci n’aboutissent à des conséquences irréparables et une nouvelle tragédie », a déclaré dans un communiqué le ministère russe des Affaires étrangères.

Lancer cette procédure « n’est pas constructif, cela nuira au processus de règlement politique et diplomatique de la question nucléaire iranienne », a de son côté déclaré le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Guo Jiakun. 

La Russie et la Chine, tous deux membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU, sont signataires du PGAC, qui accorde à l’Iran un allègement des sanctions en échange de restrictions sur son programme nucléaire.

Appelée dans le jargon technique « Mécanisme de règlement des différends », la procédure de snapback instaure un délai de 30 jours pour réimposer les sanctions suspendues en vertu de l’accord de 2015.

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a averti ses homologues européens lors d’un appel que Téhéran répondrait de manière appropriée à leur « action illégale et injustifiée ».

Durant le premier mandat présidentiel de Donald Trump, les États-Unis se sont retirés unilatéralement du PGAC en mai 2018 avant de réimposer à Téhéran les sanctions illégales qu’ils avaient levées et lancer la soi-disant campagne de pression maximale. Après le retrait des États-Unis, les parties européennes au PGAC n’ont pas respecté leurs engagements et n’ont fait aucun effort pour sauver l’accord, ce qui a incité l’Iran à réduire ses obligations.

L’Iran a tenu cinq séries de négociations avec Washington en vue d’apporter une solution aux différends concernant son programme nucléaire pacifique avant le 13 juin, lorsque la guerre imposée par les États-Unis et Israël a torpillé les négociations à enjeux élevés.

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SOURCE: FRENCH PRESS TV