Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a lancé un sévère avertissement face à l’augmentation dramatique du nombre de victimes civiles à Gaza, conséquence directe des attaques barbares du régime israélien visant à s’emparer de la bande de Gaza.
S’adressant aux journalistes à New York, jeudi 28 août, Guterres a dénoncé l’aggravation de la situation humanitaire à Gaza causée par une destruction systématique des systèmes d’alimentation, d’eau et de santé.
Les premières attaques lancées par Israël pour s’emparer militairement de la ville de Gaza marquent une nouvelle phase dangereuse, a déclaré Guterres avertissant que la montée de ces actes d’agression aura des « conséquences dévastatrices ».
Il a condamné les frappes « inadmissibles » du régime israélien, en référence notamment à une frappe, plus tôt cette semaine, contre l’hôpital Nasser à Khan Younès. « Une attaque a été suivie d’une autre, tuant des civils, parmi lesquels des soignants et des journalistes accomplissant leur travail essentiel. »
« Ces attaques font partie d’un catalogue sans fin d’atrocités », a-t-il insisté, ajoutant qu’« il doit y avoir des comptes à rendre ».
Le secrétaire général de l’ONU a poursuivi que « les niveaux de mort et de destruction à Gaza sont sans équivalent dans l’histoire récente », a-t-il prévenu en référence aux centaines de milliers de civils palestiniens épuisés et traumatisés, qui vont être amenés à fuir une fois de plus.
« Gaza est jonchée de décombres, jonchée de corps, et jonchée d’exemples de ce qui pourrait constituer de graves violations du droit international », a-t-il indiqué, avant d’avertir que « la famine n’est plus une possibilité imminente, c’est une catastrophe actuelle ».
Le secrétaire général de l’ONU a souligné que la crise humanitaire était le résultat d’actes délibérés qui bafouent les droits humains fondamentaux.
Il a exhorté Israël à respecter ses obligations en garantissant l’approvisionnement de fournitures essentielles telles que la nourriture, l’eau et les médicaments.
Guterres a, en outre, appelé à un meilleur accès humanitaire à Gaza et à la protection des civils et des infrastructures.
Antonio Guterres a déclaré : « La famine des civils ne doit jamais être utilisée comme méthode de guerre. Les civils doivent être protégés et l’accès humanitaire doit être libre. Plus d’excuses. Plus d’obstacles. Plus de mensonges. »
« Des personnes meurent de faim. Des familles sont déchirées par les déplacements et le désespoir. Des femmes enceintes font face à des risques inimaginables », a-t-il conclu.
La guerre génocidaire brutale lancée par le régime israélien contre Gaza depuis octobre 2023 a fait près de 63 000 morts palestiniens, principalement des femmes et des enfants.
Rien que dans la ville de Gaza, plus d’un demi-million de personnes sont en proie à la famine.