Après plus de deux ans de gouvernement intérimaire, le Liban a officiellement accueilli la constitution d’un nouveau gouvernement sous la direction du Premier ministre Nawaf Salam, une étape cruciale pour le pays, qui reste confronté à une crise financière aiguë à la suite des conséquences des atrocités du régime israélien lors de sa guerre contre la Résistance libanaise.
Samedi 8 février, le président libanais, Joseph Aoun et le Premier ministre désigné, Nawaf Salam, ont signé le décret de formation du nouveau gouvernement selon le communiqué de la présidence. M. Aoun a également signé, le décret de démission du gouvernement sortant de Najib Mikati et un autre sur la formation d’un gouvernement de 24 ministres.
Au palais de Baabda à Beyrouth, lors d’une réunion de presse le nouveau ministre a déclaré aux journalistes que son cabinet s’efforcerait d’être un « gouvernement de réforme et de sauvetage ».
Il a également assuré qu’il va œuvrer à « rétablir la confiance entre les citoyens et l’État, entre le Liban et ses voisins arabes, et entre le Liban et la communauté internationale ».
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Salam a souligné son engagement à appliquer l’accord de Taëf de 1989, qui a mis fin à la guerre civile du pays, ainsi qu’à mettre en œuvre des réformes financières et économiques, tout en garantissant un système judiciaire indépendant.
« Le gouvernement doit garantir la sécurité et la stabilité en appliquant la résolution 1701 de l’ONU et en supervisant le retrait israélien, parallèlement aux efforts de reconstruction. Ce n’est pas seulement une promesse, c’est un engagement », a souligné M. Salam devant la presse.
Salam a exprimé sa volonté de travailler en étroite collaboration avec le président Aoun afin de lancer une initiative de reconstruction nationale pour le Liban.
Joseph Aoun, ancien chef de l’armée libanaise, a été élu à la présidence le 9 janvier, ce qui a permis d’approuver la nomination de M. Salam au poste de Premier ministre. Sa victoire met fin à un vide présidentiel de plus de deux ans qui avait bloqué le fonctionnement du système politique libanais.
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Nawaf Salam, président de la Cour internationale de justice (CIJ) de La Haye a été désigné, le 13 janvier 2025, par le général Aoun comme chef du gouvernement. Il a obtenu le vote de 84 des 128 élus libanais.