Le 27 juin dernier, les citoyens français ont été appelés à voter pour le second tour des élections régionales et départementales.
Mais au-delà des résultats du parti présidentiel la République en Marche (LREM) qui a été largement en dessous des attentes avec à peine un peu plus de 10% des voix, ce sont les abstentionnistes qui ont attiré tous les regards.
Depuis quelques années, on assiste en France à un phénomène de rejet de tous les projets politiques qu’ils viennent de la gauche ou de la droite.
Même les électeurs des partis extrêmes, pourtant beaucoup mieux organisés et plus mobilisés, semblent bouder les urnes.
Et comme à chaque fois, la classe politique semble s’émouvoir en appelant à un sursaut républicain sans jamais pour autant se remettre en cause.
Il faut se rappeler que la base d’une démocratie républicaine est d’abord ses électeurs qui votent et qui donnent mandat à des représentants pour gouverner, agir et réaliser des actions qui contribuent au bien-être de la société.
Mais en l’absence de sa matière première, la légitimité du système politique disparaît.
De son côté, En réaction à la victoire d’Ebrahim Raïssi, président élu de la République islamique d’Iran, avec une écrasante majorité des voix, le gouvernement de Macron qui vient d’encaisser un échec électoral historique manifesté par un fort taux d’abstention de 68 % a annoncé par la voix de sa porte-parole du ministère des Affaires étrangères, avoir pris « acte » de l’élection d’Ebrahim Raïssi à la présidence iranienne tout en répétant ses fausses allégations en matière des droits de l’homme en Iran.
La France est-elle bien placée pour donner des leçons aux autres nations ?
Pierre Dortiguier, expert des questions politiques et Philippe Hugon, reporter de guerre, s'expriment sur ce sujet.