Le président du Parlement iranien avertit que toute éventuelle attaque ennemie déclenchera une riposte militaire et stratégique « imprévisible » de l’Iran, affirmant que le pays est prêt à faire face à toute nouvelle agression et qu’il ne limitera pas sa réponse à des frontières géographiques.
S'exprimant mardi 3 novembre lors d'une séance publique du Parlement, Mohammad Bagher Ghalibaf a mis en avant l'état de préparation militaire de l'Iran, faisant référence à des instructions transmises récemment aux hauts commandants par le Leader de la Révolution islamique, l'Ayatollah Seyyed Mojtaba Khamenei, lesquelles précisent la portée et l'ampleur de la réponse que les forces armées devraient apporter à toute nouvelle agression.
« Par conséquent, notre réponse militaire et stratégique à toute erreur de calcul de l’ennemi sera imprévisible, de telle sorte qu’elle mettra un terme à ses calculs erronés et [détruira] tous ses actifs, matériels comme immatériels », a-t-il déclaré.
Les États-Unis et leurs alliés régionaux ont tiré les leçons des deux récentes guerres non provoquées contre l’Iran : l’ère des exigences excessives est révolue, a déclaré le chef du pouvoir législatif.
« Nous sommes au plus haut niveau de préparation défensive, tant sur le plan militaire qu’opérationnel. Si Washington commet à nouveau une erreur de calcul stratégique, il doit savoir que, cette fois-ci, il sera confronté à un nouveau champ de bataille et se retrouvera, encore plus désemparé qu’aujourd’hui, en quête d’une porte de sortie », a-t-il ajouté.
Dans le même temps, la République islamique d’Iran a apporté une réponse « ferme et rationnelle » aux États-Unis, a souligné M. Ghalibaf, en référence aux conditions que le pays a formulées, par l’intermédiaire de médiateurs, en vue de la réouverture du détroit stratégique d’Ormuz, fermé par Téhéran en représailles aux violations américaines.
« La balle est désormais dans le camp de l’Amérique pour éviter une guerre », a-t-il déclaré.
Le responsable a, par ailleurs, désigné la préservation de la cohésion nationale comme l’atout le plus précieux du pays face à une éventuelle nouvelle guerre, la qualifiant à la fois d’arme la plus puissante et de moyen de dissuasion le plus efficace.
Les racines de l’hostilité américaine
M. Ghalibaf a, en outre, évoqué la prochaine Journée nationale de lutte contre l’Arrogance mondiale, commémorée chaque année en Iran pour marquer l’exil du fondateur de la République islamique d’Iran, l’Imam Khomeiny, imposé par l’ancien régime, le massacre d’étudiants par ce même régime, ainsi que la prise de l’ambassade des États-Unis à Téhéran au lendemain de la victoire de la Révolution islamique d’Iran.
« Ces trois événements découlent d’une vérité commune : depuis leur accession au pouvoir et jusqu’à aujourd’hui — et aussi longtemps qu’ils le pourront —, les États-Unis ont cherché, et continueront de chercher, à dévorer l’Iran », a-t-il déclaré.