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Le ministre iranien des AE exhorte le président libanais à sauver le Liban du joug de son véritable ennemi

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi. (Archives)

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a vivement critiqué les propos du président libanais Joseph Aoun concernant la prétendue influence de Téhéran dans le pays arabe, l'exhortant à se concentrer sur le « véritable ennemi » du Liban plutôt que sur l'Iran.

« Monsieur le Président, sauvez le Liban de votre véritable ennemi », a déclaré M. Araghchi dans un message publié samedi sur X, en réponse aux remarques de M. Aoun lors d'une interview exclusive accordée la veille à Christiane Amanpour sur CNN.

Le ministre iranien des Affaires étrangères a par ailleurs souligné que les propos de M. Aoun passaient sous silence la principale menace pesant sur le Liban et identifiaient de manière erronée la source des difficultés actuelles du pays.

« À la lumière des commentaires de M. Aoun, on pourrait penser que c’est l’Iran qui a occupé un cinquième du Liban, déplacé un quart des Libanais et bombarde son pays quotidiennement », a-t-il écrit.

Il a par ailleurs rejeté les allégations de M. Aoun selon lesquelles l'Iran utilisait le Liban comme monnaie d'échange dans les négociations avec les États-Unis, avant de poursuivre : « Si le Liban avait été une monnaie d'échange pour l'Iran, nous serions parvenus à un accord depuis longtemps. »

Lors d’une interview accordée à CNN vendredi, M. Aoun a adressé un message au CGRI, affirmant : « Ce n’est pas votre pays, c’est le nôtre », après que le commandant en chef de la Force Qods du CGRI, le général de brigade Esmaïl Qaani, a précisé que la revendication minimale du mouvement de résistance libanais, Hezbollah, était un retrait total d'Israël des positions qu’il occupait avant le déclenchement de la guerre de 40 jours.

M. Aoun a également prétendu que l'Iran utilisait le Liban comme levier de pression dans ses pourparlers avec Washington, qualifiant une telle approche d'« inacceptable ».

Il a par ailleurs appelé le Hezbollah à privilégier la diplomatie comme seul moyen de mettre fin au conflit avec Israël.

Cette situation fait suite à l'annonce d'un accord de cessez-le-feu négocié par les États-Unis entre le gouvernement libanais et le régime de Tel-Aviv.

Malgré ce cessez-le-feu, l'agression israélienne se poursuit sans relâche. Les forces du régime sioniste continuent de bombarder des villages et des villes du sud du Liban, détruisant systématiquement des habitations, des infrastructures publiques et des bâtiments civils.

Les dernières frappes israéliennes ont tué et blessé plusieurs civils libanais. L'armée d'occupation sioniste a également émis des ordres de déplacement forcé pour les habitants de trois villes des régions de Saïda et de Nabatiyeh.

Lire aussi: Le Hezbollah cible les forces d'invasion israéliennes dans le sud du Liban avec des salves de roquettes et des drones

Les attaques israéliennes ont fait au moins 3 526 morts depuis le 2 mars, selon les derniers chiffres publiés jeudi par le ministère libanais de la Santé.

Parallèlement, les forces d'occupation israéliennes continuent de subir des pertes humaines et matérielles croissantes dans le sud du Liban, tandis que le Hezbollah maintient sa résistance inébranlable en solidarité avec Gaza et la lutte régionale plus large contre l'expansionnisme sioniste.

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SOURCE: FRENCH PRESS TV