À l’approche de la Conférence sur la sécurité de Munich, les déclarations de l’ambassadeur américain à l’OTAN, Matthew Whitaker, ont ravivé les tensions transatlantiques. Comparant les pays européens à des « enfants » trop dépendants des États-Unis, il a exhorté l’Europe à assumer davantage de responsabilités militaires.
Ces propos, au ton inhabituellement direct, s’inscrivent dans un contexte de pressions croissantes de Washington pour une hausse des dépenses militaires et une implication stratégique plus active des alliés européens. Cette situation soulève des interrogations profondes sur l’autonomie stratégique de l’Europe et l’équilibre réel au sein de l’Alliance atlantique.
Xavier Dupret, analyste politique et économiste belge, y réagit.