Le plus haut responsable parlementaire iranien a averti les ennemis de la République islamique d'Iran que l’ampleur des futures mesures défensives du pays pourrait les surprendre.
Le président du Parlement, Mohammad-Baqer Qalibaf, a fait cette déclaration mardi sur X, après que le président américain Donald Trump a menacé l’Iran d’une nouvelle agression militaire.
« Les décisions et les actions que l’Iran prendra pour sauvegarder ses intérêts et exercer sa légitime défense ne seront pas nécessairement prévisibles ni similaires à celles du passé », a écrit M. Qalibaf.
« La réponse du peuple iranien à tout aventurisme ou acte hostile sera ferme, inflexible et même imprévue », a-t-il ajouté.
« L’Iran ne demande la permission à personne pour se défendre. »
Les propos menaçants tenus lundi par Donald Trump aux côtés du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu ont suscité une vive indignation parmi les responsables iraniens, au sein même de la nation et parmi les alliés de la République islamique d'Iran.
Le président Massoud Pezeshkian a fermement réfuté la menace de Trump, promettant qu'une nouvelle agression se heurterait à une riposte écrasante et « regrettable ».
Le ministre des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a affirmé que les États-Unis portaient l'entière responsabilité des conséquences potentielles de tout acte d'agression contre l'Iran, avertissant que la République islamique d'Iran n'hésiterait pas à réagir avec fermeté.
Il a rappelé les conséquences de la guerre israélo-américaine illégale et non provoquée contre l'Iran en juin, à laquelle les forces armées iraniennes ont répondu en menant des opérations défensives et de représailles calculées et concertées, soulignant que les conséquences de toute nouvelle violation « retomberaient entièrement sur les États-Unis ».
La Russie a également réagi à la menace de Trump, exhortant toutes les parties à la non-escalade.
« Nous estimons qu'il est nécessaire de s'abstenir de toute action susceptible d'aggraver les tensions dans la région et que, avant toute chose, un dialogue avec l'Iran est indispensable », a déclaré le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, aux journalistes.
La Russie met en garde les « têtes brûlées »
La porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova, a également appelé les « têtes brûlées » à renoncer à toute escalade des tensions avec la République islamique d'Iran.
Elle a par ailleurs déclaré que les menaces proférées par le régime israélien de lancer une nouvelle action militaire contre l’Iran constituent un motif légitime d’inquiétude.