Le président somalien Hassan Sheikh Mohamoud a condamné dimanche le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, pour avoir porté atteinte à la souveraineté et à l’intégrité territoriale de la Somalie, ainsi que pour son « mépris du droit international et des normes établies ». Il a tenu ces propos lors d’une séance conjointe spéciale du Parlement consacrée à cette affaire.
S'exprimant devant cette session exceptionnelle du Parlement fédéral, dans la capitale somalienne, Mogadiscio, le président Sheikh Mohamoud a fermement condamné la décision d'Israël de reconnaître la région séparatiste du Somaliland.
« De telles actions, nulles et non avenues, risquent de déstabiliser davantage la Corne de l'Afrique et de raviver des éléments extrémistes, compromettant ainsi les progrès significatifs réalisés dans la lutte contre le terrorisme international », a-t-il averti.
Le président somalien a réaffirmé que son pays entendait défendre pleinement sa souveraineté et son intégrité territoriale.
Il a également rappelé que la région sécessionniste du Somaliland « restera une partie inséparable de la République fédérale de Somalie ».
Par ailleurs, Hassan Sheikh Mohamoud a tenu une réunion consultative avec d'anciens dirigeants nationaux et des personnalités de l'opposition, dans le cadre des efforts en cours pour renforcer la cohésion et l'unité nationales face aux violations de la souveraineté et de l'intégrité territoriale du pays par Israël.
Vendredi, Israël est devenu la première entité au monde à reconnaître le Somaliland comme État souverain, une décision qui a suscité de vives condamnations, notamment de la part de la Turquie, proche alliée de la Somalie, ainsi que de plusieurs pays d'Afrique et du Moyen-Orient.
Israël reconnaît le Somaliland comme un État, suscitant une condamnation internationalehttps://t.co/Cv4RMf6UMD
— Press TV Français (@fr_presstv) December 27, 2025
Depuis sa déclaration d’indépendance en 1991, le Somaliland n’a jamais obtenu de reconnaissance officielle. Il fonctionne néanmoins comme une entité administrative, politique et sécuritaire de facto indépendante, tandis que le gouvernement central somalien peine à y affirmer son autorité et que les dirigeants locaux n’ont pas réussi à obtenir une reconnaissance internationale de leur indépendance.