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Israël prétend avoir arrêté un autre homme pour espionnage au profit de l'Iran

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
L'ancien Premier ministre israélien Naftali Bennett. Photo d'archives/Reuters

Un Israélien a été arrêté, accusé d’avoir effectué des repérages près du domicile de l’ancien Premier ministre, Naftali Bennett, et d’avoir transmis des informations aux services de renseignement iraniens.

La police israélienne et le Shin Bet (service de renseignement intérieur) ont prétendu jeudi avoir arrêté un homme d’une quarantaine d’années, originaire de Rishon LeZion, soupçonné d’avoir commis des atteintes à la sécurité liées, selon les allégations, aux services de renseignements iraniens.

Le suspect, identifié comme Vadim Kupriyanov, a été arrêté ce mois-ci après que les enquêteurs ont prétendu qu’il avait effectué une surveillance près du domicile de l’ancien Premier ministre du régime de Tel-Aviv, Naftali Bennett.

Selon des responsables israéliens, l’homme aurait reçu pour instruction de la part de prétendus intermédiaires iraniens d’acheter une caméra embarquée et de filmer des lieux précis.

« Le suspect a été identifié quand il prenait des photos aux alentours du domicile de l’ancien Premier ministre Naftali Bennett. Dans le cadre de ses contacts avec des agents iraniens, il a reçu l’instruction d’acheter une caméra embarquée pour mener à bien cette mission », ont prétendu la police et le Shin Bet dans un communiqué conjoint.

L’enquête a également prétendu qu’au cours des deux derniers mois, le suspect avait effectué plusieurs tâches liées à la sécurité, notamment la prise de photos de sites dans sa ville de résidence et d’autres lieux, et le transfert des images en échange de sommes d’argent variables. Une mise en accusation devrait être déposée devant un tribunal local.

Selon les médias israéliens, cette affaire fait suite à une arrestation similaire en mai dernier d’un Israélien de 18 ans accusé d’espionnage sur Naftali Bennett.

Cette arrestation intervient peu après le piratage du compte Telegram de Bennett, un incident initialement minimisé par son bureau avant d’être reconnu par la suite.

Le groupe pro-palestinien Handala a publié des milliers de numéros de téléphone et de documents, dont une partie de la correspondance remontant à 2022, dans le cadre de ce qu’il a appelé « Opération Pieuvre ».

Parmi les données exposées figuraient les coordonnées de dirigeants étrangers, de hauts fonctionnaires, de journalistes et du directeur de l’Agence internationale de l’énergie atomique, Rafael Grossi, soulignant de graves lacunes dans les cyberdéfenses tant vantées d’Israël.

Ces deux dernières années, le régime de Tel-Aviv a arrêté des dizaines d’Israéliens et les a accusés d’espionnage au profit de l’Iran. La police israélienne a même qualifié le phénomène d’espionnage d’Israéliens pour la République islamique d’Iran de « sans précédent ».

En réaction, le régime israélien a lancé mi-juillet une campagne de relations publiques intitulée « Argent facile, prix élevé », avec des publicités diffusées à la radio, sur des sites web et sur les réseaux sociaux. Selon un communiqué de presse officiel, cette initiative vise à « sensibiliser l’opinion publique au phénomène de citoyens israéliens coopérant avec l’Iran et menant des missions de sécurité pour le compte de l’Iran ».

Les autorités ont déclaré au Times of Israel que les activités d’espionnage présumées « comprenaient la prise de photos de sites militaires et sensibles, le déplacement d’armes présumées à l’intérieur d’Israël et la préparation de complots d’assassinat ».

Si les incitations financières sont citées comme un facteur déterminant, certains observateurs estiment que de profondes divisions politiques au sein de l’entité israélienne pourraient également alimenter l’espionnage.

L’affaire se déroule des mois après que le régime israélien a lancé une agression militaire contre l’Iran, en violation flagrante du droit international.

L’Iran a riposté par des frappes de drones et de missiles, et après ces frappes, les États-Unis se sont joints à Israël pour cibler les installations nucléaires iraniennes placées sous la supervision de l’Agence internationale de l’énergie atomique.

Le 24 juin, l’Iran, grâce à ses opérations de représailles réussies contre le régime israélien et les États-Unis, est parvenu à mettre un terme à l’offensive illégale de l’ennemi.

Durant la guerre, la censure militaire israélienne, très stricte, a empêché la diffusion d’informations sur de nombreux sites sensibles de l’armée et des services de renseignement du régime sioniste, touchés lors des attaques menées par l’Iran.

Israël a suspendu les émissions de plusieurs médias internationaux, menaçant d’arrêter toute personne qui filme les lieux d’impact des missiles.

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SOURCE: FRENCH PRESS TV