Alors que la bande de Gaza continue de subir les bombardements et le blocus, l’Allemagne a bloqué la dernière tentative de sanctions européennes contre Israël.
Cette décision met en lumière une fracture inquiétante au sein de l’Union européenne : certains pays hésitent à exercer une véritable pression économique, permettant au régime israélien de poursuivre ses attaques meurtrières contre les Palestiniens.
L’Allemagne a bloqué la dernière proposition de la Commission européenne dans le but de sanctionner Israël, a déclaré le ministre allemand des Affaires étrangères, Johann Wadephul, lors d’une conférence de presse.
Israël est confronté à une réaction internationale de plus en plus vive concernant sa guerre génocidaire à Gaza ainsi que son refus d’autoriser les aides humanitaires vitales dans l’enclave assiégée.
Parallèlement, plusieurs États occidentaux ont annoncé leur intention de reconnaître un État palestinien et, dans certains cas, de réduire leur coopération militaire et commerciale avec le régime sioniste.
La semaine dernière, la Commission européenne a proposé de suspendre la participation d’Israël au programme de recherche Horizon Europe, coupant ainsi le financement lucratif des start-ups israéliennes spécialisées dans les drones, la cybersécurité et l’intelligence artificielle. Cette mesure visait à faire pression sur Israël pour qu’il améliore de manière significative l’acheminement de l’aide humanitaire vitale dans la bande de Gaza.
Lors d’une réunion de l’UE à Copenhague samedi, Wadephul a déclaré que l'Allemagne rejetait le plan, n'étant « pas convaincue » que restreindre l'accès d'Israël aux fonds de recherche européens influencerait son action militaire.
Les propos de Wadephul intervient alors que, les manifestants pro-palestiniens en Allemagne subissent les répressions policières les plus sévères lors de leurs rassemblements pacifiques, illustrant le double standard d’un État qui défend les intérêts d’Israël tout en restreignant la liberté d’expression de ses propres citoyens.
Dans ce contexte, la haute représentante de l’UE pour les affaires étrangères, Kaja Kallas, a reconnu samedi que le bloc était profondément divisé sur la question et qu’elle n’était « pas très optimiste » quant à la possibilité pour les ministres de parvenir rapidement à un accord unanime, même si celui-ci ne requiert pas l’unanimité diplomatique.
Pourtant, elle a ajouté que certains États membres souhaitaient une pression économique plus forte et décisive contre le régime israélien.