Le Yémen dément la mort de son chef d'état-major des forces armées et promet une escalade des opérations anti-israéliennes.
Le général de division Mohammed Abdulkarim al-Ghamari, chef d'état-major des forces armées yéménites que le régime israélien prétend avoir "assassiné" dans l'une de ses frappes aériennes sur le Yémen, a promis la poursuite des opérations yéménites pour contraindre le régime de Tel-Aviv à mettre fin à sa guerre génocidaire contre la bande de Gaza.
« L'escalade des attaques contre Gaza ou le Yémen n'est pas un signe de force, mais plutôt un signe d'impuissance et d'incapacité du régime sioniste à atteindre les objectifs qu'il cherche à réaliser depuis près de deux ans », a ponctué le général al-Ghamari, vendredi 29 août, au micro de l'agence de presse officielle Saba.
Ces déclarations interviennent un jour après que le régime israélien a prétendu avoir « assassiné » plusieurs responsables yéménites, dont al-Ghamari et le ministre de la Défense Mohamed al-Atifi, lors de frappes aériennes contre la capitale Sanaa.
À noter que le régime israélien avait déjà tenté d’assassiner le général al-Ghamari lors d’une agression en juin.
Le responsable militaire yéménite a dénoncé le régime sioniste pour avoir ciblé des quartiers civils de la capitale; une tentative inutile, insiste-il, pour éliminer les élites politiques et militaires du Yémen.
« Le ciblage des quartiers civils de Sanaa par l'ennemi sioniste ne restera pas impuni », a-t-il promis.
Le régime de Tel-Aviv a commencé à attaquer ce pays de la péninsule arabique l'année dernière après que Sanaa a lancé une série de frappes de solidarité en soutien à Gaza, aux prises avec une guerre génocidaire israélienne déclenchée en octobre 2023.
Les forces armées yéménites ont multiplié leurs opérations après que le régime a intensifié son agression militaire contre la bande côtière et bloqué presque totalement l'entrée de denrées alimentaires vers le territoire assiégé.
Les forces armées yéménites ont exprimé leur détermination à poursuivre leurs opérations jusqu’à ce qu’Israël cesse ses offensives terrestres et aériennes contre Gaza.