À Berlin, la police est intervenue violemment, jeudi 28 août, pour réprimer des participants à une manifestation de soutien à la Palestine.
Environ 200 partisans de la cause palestinienne se sont rassemblés place Hackescher Markt de la capitale, pour dénoncer les attaques israéliennes, l’assassinat des journalistes et la famine qui sévit dans le territoire palestinien.
Scandant des slogans en soutien à la Palestine, les manifestants ont exigé la fin des attaques israéliennes sur Gaza.
« Israël terroriste » et « Liberté pour Gaza » figuraient parmi les slogans scandés par la foule lors du rassemblement.
« Arrêtez le génocide à Gaza », « Laissez entrer la nourriture à Gaza, immédiatement », et « Mettez fin à la famine à Gaza, faites entrer le pain », pouvait-on lire sur les pancartes.
C’est alors que les forces de la police berlinoise sont intervenues, usant de la force contre les manifestants conduisant à des heurts.
Un policier a même frappé une manifestante au poing alors que huit personnes ont été placées en garde à vue.
🎥🇩🇪🇵🇸 À Berlin, la police allemande a violemment arrête une manifestante pro-palestinienne lors d'un rassemblement en solidarité avec Gaza pic.twitter.com/X9wjNDJClY
— Press TV Français (@fr_presstv) August 29, 2025
Selon les autorités sanitaires de Gaza, plus de 63 000 Palestiniens ont été tués par les forces israéliennes depuis le déclenchement de la guerre en octobre 2023, dont une majorité de femmes et d’enfants. Des centaines de civils ont perdu la vie dans des zones dites de distribution d’aide humanitaire. Ces événements tragiques interviennent au moment où retentissent les appels internationaux pour un cessez-le-feu et une intensification du flot d’aide.
Le Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies, Antonio Guterres, a déclaré le mois dernier que Gaza est confrontée à « une mort et une destruction sans précédent », que « la malnutrition est en forte hausse » alors que le système d’aide est sur le point de s’effondrer.
La Cour internationale de Justice (CIJ) a ordonné à Israël dès janvier 2024 de prévenir tout acte de génocide et de permettre l’accès à l’aide humanitaire. La Cour pénale internationale (CPI) a confirmé, en juillet, les mandats d’arrêt contre le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, et son ancien ministre de la Guerre, Yoav Gallant, les accusant de crimes de guerre, notamment d’avoir utilisé la famine comme méthode de guerre.