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Israël tue 41 Palestiniens à Gaza, dont cinq dans la « zone de sécurité » d'al-Mawasi

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Une femme pleure son frère et sa famille après une frappe israélienne sur le camp de réfugiés de Nuseirat. ©AP/Archives

Les attaques du régime israélien contre Gaza se poursuivent sans répit. Ce vendredi, au moins 41 Palestiniens ont été tués et plusieurs autres blessés dans des frappes israéliennes menées sur plusieurs zones de la bande de Gaza, ont rapporté des sources médicales.

À Khan Younès, cinq personnes ont été tuées et plusieurs autres blessées lorsque des tentes abritant des familles de déplacés ont été visées dans la zone d’al-Mawasi, une soi-disant « zone humanitaire » désignée par Israël – dans le sud de Gaza.

L’armée israélienne s’enfonce de plus en plus dans la ville de Gaza, détruisant des quartiers entiers et laissant les familles palestiniennes sans endroit sûr où aller, alors qu’elle cherche à s’emparer du plus grand centre urbain de la bande de Gaza.

Les forces du régime ont complètement détruit plus de 1 000 bâtiments dans les quartiers de Zeitoun et de Sabra à Gaza depuis le début de son assaut soutenu sur la ville le 6 août, selon les estimations de la Défense civile de l’enclave.

Six demandeurs d’aide figurent parmi les 34 Palestiniens tués dans les attaques israéliennes à Gaza depuis l’aube, ont indiqué des sources hospitalières. Parmi eux, au moins trois ont été tués par des tirs israéliens dans le centre de Gaza, ont indiqué les mêmes sources.

Tout au long de la nuit, en particulier après minuit, des drones, de l’artillerie lourde et des avions de chasse ont mené une série de frappes meurtrières, dont beaucoup se sont concentrées dans la partie nord de la bande de Gaza – dans une zone connue sous le nom de Sudaniya, au large de la route côtière près de Beit Lahiya.

Cette zone relie la bande de Gaza au nord du pays et c’est là qu’une tente abritant des personnes déplacées a récemment été touchée par une frappe de drone.

Il est important de noter que la grande majorité des personnes fuyant la partie nord-est de la ville de Gaza se sont réfugiées dans cette zone particulière.

Dans le quartier de Tel al-Hawa, au sud-ouest de la ville de Gaza, une zone densément peuplée où de nombreuses familles déplacées des quartiers de Shujayea et de Tuffah se sont réfugiées dans les bâtiments restants, des frappes israéliennes ont également eu lieu. On dénombre au moins cinq morts et plusieurs blessés.

Deux personnes ont été tuées dans une frappe israélienne sur le quartier de Zeitoun, au sud-ouest de la ville de Gaza, a indiqué une source à l’hôpital al-Ahli de la ville.

À Khan Younis, dans le sud de Gaza, un enfant a été tué par une attaque israélienne, a déclaré un secouriste.

Plus au nord, dans la zone d’al-Sudaniyah, quatre personnes ont perdu la vie et d’autres ont été blessées après qu’Israël a bombardé une tente où vivaient les déplacés.

Quant au centre de la bande de Gaza, une frappe israélienne sur le camp de réfugiés d’al-Bureij a coûté la vie à deux habitants et fait plusieurs blessés.

Un homme et son épouse ont été tués à Deir al-Balah, après une frappe sur leur maison. On compte également des blessés après l’attaque. Trois autres personnes ont trouvé la mort dans des frappes dans la même ville.

Conformément aux dernières données du ministre de la Santé de Gaza, depuis 7 octobre date à laquelle le régime israélien a lancé sa guerre génocidaire contre le territoire palestinien, au moins 63 000 Palestiniens ont été tués, pour la plupart des femmes et des enfants.

La campagne militaire israélienne a dévasté la bande de Gaza, déjà assiégée et confrontée à une famine, conséquence directe des attaques et du blocus israéliens.

En novembre dernier, la Cour pénale internationale a émis des mandats d’arrêt contre le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, et son ancien ministre de la Guerre, Yoav Gallant, pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis à Gaza.

Israël fait également l’objet d’une procédure pour génocide devant la Cour internationale de justice concernant sa guerre contre le territoire palestinien assiégé.

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SOURCE: FRENCH PRESS TV