Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, affirme que le ciblage systématique des journalistes palestiniens par le régime israélien est rendu possible par le soutien indéfectible de ses soutiens occidentaux, en particulier des États-Unis.
À l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse, M. Baghaï a salué « le courage des journalistes, photographes et vidéastes qui, ces deux dernières années, ont risqué leur vie pour dénoncer la brutalité du génocide colonial des Palestiniens ».
« Nous rendons hommage à plus de 200 professionnels des médias, victimes de la campagne génocidaire qu’ils cherchaient à dévoiler », a déclaré le porte-parole de la diplomatie iranienne, ce samedi 3 mai, dans un message sur X.
World Press Freedom Day stands as a solemn reminder of the courage of those #journalists, photographers and videographers who, over the past two years, risked their lives to expose the brutality of colonial #genocide of Palestinians.
— Esmaeil Baqaei (@IRIMFA_SPOX) May 3, 2025
We honor over 200 media workers who fell…
Ces journalistes, a-t-il ajouté, ont été pris pour cible parce qu’ils se sentaient obligés de documenter la douleur et les souffrances extrêmes des Palestiniens à Gaza et de dénoncer les atrocités du régime d’occupation de l’apartheid.
Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères a également réitéré que l'allié d'Israël, « les États-Unis et les autres soutiens, facilitateurs et apologistes des atrocités israéliennes, sont complices de ces crimes odieux et devront également en rendre compte ».
Le Hamas a déclaré dans un communiqué précédent que les crimes persistants d'Israël contre les médias palestiniens mettaient en lumière l'ampleur de la « crainte du régime quant à l'impact des médias et à leur rôle dans la dénonciation de ses crimes et agressions contre notre peuple ».
Selon Ajith Sunghay, représentant du Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme dans les territoires palestiniens occupés, Gaza est l'un des endroits les plus meurtriers au monde pour les journalistes.
Selon le rapport du bureau de l’information du gouvernement de Gaza, 211 journalistes sont tombés en martyrs dans les raids aériens d’Israël à Gaza et plus de 48 bureaux de presse dont, celui de la chaîne d’information Al-Alam ont été détruits, depuis le 7 octobre 2023.
Pendant ce temps, 85 journalistes en Cisjordanie et à Qods occupée ont été arrêtés et des dizaines d’autres ont été blessés par balle et par inhalation de gaz lacrymogène. De même, les colons ont fait usage de la violence et ont détruit le matériel que les professionnels de la presse avaient sur eux.