TV
Infos   /   A La Une   /   Moyen-Orient   /   Europe   /   L’INFO EN CONTINU

La Hongrie quitte la CPI après la visite de Netanyahu à Budapest

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Le siège de la Cour pénale internationale à La Haye, aux Pays-Bas. (Archives)

Dans un communiqué diffusé jeudi 3 avril, le mouvement Hamas a exprimé sa ferme opposition à la décision du gouvernement hongrois de se retirer de la Cour pénale internationale.

Cette action a été qualifiée de complicité évidente avec des criminels de guerre et d’une violation manifeste du droit international.

Le Hamas considère que cette décision constitue une atteinte sérieuse aux principes de la justice internationale, illustrant ainsi la politique ambivalente adoptée par certains gouvernements quant aux crimes de guerre.

Le mouvement palestinien a mis en garde contre les conséquences néfastes de cette décision, soulignant qu’elle affaiblirait le système judiciaire international et offrirait aux criminels de guerre la possibilité d’échapper à la justice.

En outre, le Hamas a insisté sur le fait que l’attitude de la Hongrie représente une menace directe pour la paix et la stabilité à l’échelle mondiale, aggravant ainsi les tensions déjà présentes dans le contexte international.

Le Hamas a appelé le gouvernement hongrois à reconsidérer cette décision dans les plus brefs délais et à respecter ses engagements internationaux.

Cette déclaration a été émise peu après l’annonce de la visite en Hongrie du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu. Le gouvernement de Budapest, tout en rejetant l’arrestation de Netanyahu en vertu d’un mandat d’arrêt émis par la Cour pénale internationale, a officialisé son retrait de cette institution, ce qui a suscité de vives réactions au sein de la communauté internationale.

Dans une annonce faite sur Facebook, Gergely Gulyas, chef de cabinet du Premier ministre hongrois, Viktor Orban, a indiqué que le pays commencerait ce retrait dès jeudi, tout en respectant les cadres constitutionnels et internationaux.

Cette décision provocatrice intervient alors que Netanyahu a été reçu à Budapest, au mépris flagrant des demandes internationales exigeant l’arrestation de ce criminel de guerre notoire.

Rappelons qu’en novembre 2024, la CPI avait émis un mandat d’arrêt contre le responsable sioniste pour crimes de guerre liés au génocide systématique perpétré par Israël contre le peuple palestinien dans la bande de Gaza.

Ce mandat impose une obligation légale aux 125 États signataires du Statut de Rome de procéder à l’arrestation et au transfert du criminel sioniste vers le siège de la Cour situé à La Haye.

Pourtant, dans un acte de complicité caractérisée, Orban a choisi d’inviter Netanyahu en Hongrie dès le lendemain de l’émission du mandat d’arrêt par la CPI.

Bien qu’ayant signé le Statut de Rome en 1999 et l’ayant ratifié en 2001, les autorités hongroises prétendent aujourd’hui, dans une manœuvre juridique grotesque, que ce texte n’aurait jamais été intégré à leur législation nationale.                          

Partager Cet Article
SOURCE: FRENCH PRESS TV