L'Iran a fermement condamné la poursuite de l'agression israélienne contre le Liban, notamment la frappe aérienne meurtrière de ce mardi, qui a tué plusieurs civils, dont un responsable du Hezbollah et son fils.
Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaël Baghaï, a déclaré mardi soir que le régime israélien avait violé plus de 2 000 fois l'accord de cessez-le-feu avec le Liban ainsi que la souveraineté et l'intégrité du pays.
Il a qualifié l'agression israélienne de violation flagrante du droit international et des droits de l'homme.
Il a également estimé que l'inaction des garants du cessez-le-feu face au comportement voyou du régime sioniste constituait une preuve du manque de crédibilité de leurs engagements en la matière.
Il a également critiqué le silence des organisations internationales, notamment du Conseil de sécurité de l'ONU, face aux crimes odieux commis par Israël au Liban et dans les territoires occupés palestiniens.
Baghaï a réaffirmé que les États-Unis et leurs alliés occidentaux étaient complices des crimes commis par l’entité sioniste, appelant les pays de la région à prendre des mesures plus sérieuses contre la politique expansionniste du régime de Tel-Aviv.
Mardi, l'armée israélienne a mené une frappe contre un immeuble résidentiel dans la banlieue sud de Beyrouth, tuant au moins quatre personnes et en blessant sept autres.
L'armée israélienne a revendiqué plus tard dans un communiqué avoir visé un membre du mouvement de résistance libanais Hezbollah « qui a récemment donné des ordres à des agents du Hamas et les a aidés ».
L'armée israélienne et le service de sécurité intérieure du régime, le Shin Bet, ont prétendu dans un communiqué conjoint que l'attaque aérienne avait visé un haut responsable du Hezbollah dans la banlieue sud de Beyrouth.
Cependant, des sources bien informées ont rejeté ces allégations et déclaré au micro de la chaîne de télévision libanaise Al-Mayadeen qu'un membre ordinaire du Hezbollah avait été assassiné lors de la frappe.
Il s'agit de la deuxième attaque de ce type contre la banlieue sud de Beyrouth depuis le cessez-le-feu de novembre dernier.
Après avoir subi des pertes considérables pendant près de 14 mois de conflit et n'avoir pas atteint ses objectifs dans l'offensive contre le Liban, Israël n'a eu d'autre choix que d'accepter un cessez-le-feu avec le Hezbollah.
Malgré cet accord entré en vigueur le 27 novembre, les forces israéliennes n'ont cessé de mener des attaques contre le Liban, dont des frappes aériennes.
Le 27 janvier, le Liban a annoncé la prolongation du cessez-le-feu avec Israël jusqu'au 18 février.