Le mouvement de résistance palestinien Hamas a fermement condamné les attaques des forces israéliennes contre les équipes de la Défense civile et les secouristes du Croissant-Rouge palestinien à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, les qualifiant de véritables crimes de guerre.
L'armée israélienne a reconnu, samedi 29 mars, avoir tiré sur des ambulances dans la bande de Gaza, le Hamas dénonçant « un crime de guerre » ayant coûté la vie à des secouristes.
Un récent communiqué du mouvement a révélé des informations d’une gravité extrême concernant la dernière offensive d’Israël. Il a été porté à la connaissance du public que quinze secouristes avaient été retrouvés sans vie, enterrés à proximité de leurs véhicules, totalement détruits. Ces malheureux ont été localisés dans les zones de Tel al-Sultan et al-Baraksat à Rafah, après que tout lien avec eux a été perdu. Cette découverte révèle l’ampleur de l’atrocité commise.
Le mouvement a souligné que le ciblage délibéré des secouristes dans l’exercice de leurs fonctions humanitaires représente l’une des violations les plus flagrantes des lois de la guerre et s’inscrit dans le cadre des attaques continues du régime sioniste contre les civils dans la bande de Gaza.
La brutalité de la machine de guerre israélienne est sans limites, lit-on dans le communiqué.
Le Hamas a dénoncé le silence international face à de tels crimes, qualifiant cette inaction de complicité inacceptable.
Pour le Hamas, la communauté internationale est responsable pour ne pas avoir mis un terme à cette campagne d’extermination systématique du régime.
Le mouvement a également appelé les Nations Unies, leurs agences spécialisées et les organisations humanitaires internationales, en particulier le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), à prendre des mesures urgentes pour entamer une enquête internationale sur les dernières atrocités commises par Israël.
Jeudi soir, le Croissant-Rouge palestinien a mené, en collaboration avec le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA), une opération de récupération des dépouilles à Tel Sultan, ce qui a permis de localiser et d’identifier le corps d’un infirmier de la Défense civile parmi les neuf membres du personnel portés disparus.
Les rapports indiquent que les équipes de secours, notamment les ambulances et les camions de pompiers de la Défense civile, ainsi que les véhicules de la Société palestinienne du Croissant-Rouge, ont été détruits lors des frappes israéliennes. En outre, il a été constaté que les équipements de sécurité à la disposition des équipes ont été retrouvés en morceaux, ce qui suggère que les forces israéliennes les ont délibérément visés avant d’utiliser des bulldozers et des véhicules lourds pour dissimuler leurs dépouilles.
Cinq membres de la Défense civile sont toujours portés disparus à Tel al-Sultan.
Dimanche, l’armée israélienne a mené une vaste offensive terrestre et aérienne dans le quartier, faisant des victimes civiles et des blessés, tout en enlevant des milliers de personnes, y compris le personnel médical et les équipes de secours.
Le Croissant-Rouge palestinien avait alors communiqué la perte de tout contact avec son personnel. Cette situation était survenue après que les forces israéliennes les avaient encerclés alors qu’ils tentaient d’organiser l’évacuation des populations affectées par les frappes aériennes et les tirs d’artillerie sur Rafah.
L’armée israélienne a lancé une campagne aérienne sur la bande de Gaza le 18 mars, tuant 855 personnes, en blessant près de 1 900 autres violant ainsi l’accord de cessez-le-feu avec le Hamas.
Selon le ministère de la Santé de Gaza, au moins 50 251 Palestiniens ont été tués, principalement des femmes et des enfants, et 114 025 autres personnes ont été blessées lors de l’assaut brutal des forces israéliennes contre Gaza depuis le 7 octobre 2023.