TV
Infos   /   A La Une   /   Iran   /   Moyen-Orient   /   L’INFO EN CONTINU

L’Irak réaffirme son engagement envers l’accord de sécurité avec l’Iran

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Le ministre irakien des Affaires étrangères Fouad Hussein. ©Xinhua

Le ministre irakien des Affaires étrangères Fouad Hussein a réaffirmé l’engagement de Bagdad envers son accord de sécurité avec l’Iran.

« Nous restons attachés à l’accord de sécurité avec l’Iran », a-t-il déclaré lors d’une interview accordée, le jeudi 27 février, à la chaîne de télévision saoudienne Al-Arabiya.

Lors de sa première visite d’État en Irak, le président iranien Massoud Pezeshkian a appelé Bagdad à mettre pleinement en œuvre l’accord de sécurité bilatéral qui vise à neutraliser la menace des terroristes anti-iraniens soutenus par l’étranger et opérant dans la région du Kurdistan irakien.

L’Iran a exhorté à plusieurs reprises Bagdad à empêcher les groupes armés d’utiliser le territoire irakien pour lancer des attaques sur le sol iranien, et a lui-même pris des mesures défensives immédiates à certaines occasions.

Troupes étrangères et menaces à la sécurité

Sur la question de la présence militaire étrangère dirigée par les États-Unis en Irak, le ministre irakien des Affaires étrangères a affirmé que le calendrier du retrait des troupes américaines d’Irak restait inchangé.

Ces remarques font suite aux appels répétés des groupes de résistance et des responsables irakiens en faveur d’un plan de retrait définitif des forces américaines, qui ont été mandatées par le Parlement irakien pour quitter le sol du pays avec d’autres troupes étrangères.

Washington et Bagdad ont conclu un accord qui a défini les plans de retrait des forces dirigées par les États-Unis.

Dans le cadre de cet accord, des centaines de soldats américains devraient quitter l’Irak d’ici septembre 2025, y compris ceux stationnés à la base aérienne d’Aïn al-Asad dans la province occidentale irakienne d’al-Anbar, ainsi que d’autres soldats déployés dans des bases à Bagdad.

Un contingent de forces dirigées par les États-Unis resterait cependant à Erbil, la capitale de la région semi-autonome du Kurdistan, jusqu’à la fin de 2026 sous prétexte de poursuivre les soi-disant opérations contre le groupe terroriste takfiriste de Daech, bien que l’organisation ait été vaincue par l’Irak, la Syrie et leurs alliés, dont l’Iran, en 2017.

La Syrie et les préoccupations sécuritaires régionales

Abordant les derniers développements en Syrie, Hussein a déclaré que la position de l’Irak sur la nouvelle administration syrienne était indépendante de ce que les États-Unis et leurs alliés ont essayé de qualifier d’« influence iranienne ».

Le ministre irakien des Affaires étrangères a également commenté les menaces persistantes d’agression israélienne, qui se sont nettement intensifiées contre la Syrie, soulignant la nécessité pour Bagdad d’éviter les conflits militaires.

La pression économique américaine

Quant à la position de Washington sur les importations d’énergie de l’Irak, le diplomate irakien a confirmé que les États-Unis avaient exhorté Bagdad à cesser ses importations de gaz en provenance d’Iran. Bagdad continue cependant de chercher à obtenir des exemptions pour subvenir à ses besoins énergétiques.

Il a précisé qu'aucune nouvelle sanction américaine n'avait été imposée aux banques irakiennes en raison des inquiétudes suscitées par les restrictions financières.

Partager Cet Article
SOURCE: FRENCH PRESS TV