Le ministère iranien des Affaires étrangères affirme que Téhéran entend renforcer ses relations avec les pays africains.
Dans un message sur X, le vendredi 21 février, le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, a fait part d'une rencontre organisée le 20 février à Téhéran entre le premier vice-président iranien, Mohammad Reza Aref, et les ambassadeurs des pays africains.
M. Baghaï a déclaré que la réunion reflétait « la détermination de l’Iran à renforcer ses liens et à élargir sa coopération avec les pays africains dans divers domaines d’intérêt mutuel ».
Au cours de la réunion, M. Aref a noté que la stratégie du gouvernement iranien, sous la direction du président Massoud Pezeshkian, est alignée sur la politique fondamentale de l'Iran, qui consiste à renforcer ses relations avec les nations africaines.
Il a souligné l’objectif de renforcer la coopération dans les domaines bilatéraux, multilatéraux et régionaux. « Compte tenu des capacités dont nous disposons, nous pouvons mieux contribuer au développement des relations et servir nos peuples en multipliant nos ressources », a fait remarquer M. Aref.
M. Baghaï a également félicité l'Union africaine (UA) pour le succès de son 38e Sommet, tenu les 15 et 16 février, à Addis-Abeba, capitale éthiopienne.
Le porte-parole de la diplomatie iranienne a présenté ses meilleurs vœux à l’Algérie, à l’Angola et à Djibouti, qui ont assumé des rôles de direction clés au sein de l’UA.
« La République islamique d'Iran, en tant qu’observateur auprès de l'Union africaine, félicite le succès du 38e Sommet de l'UA et souhaite plein succès à l'Angola, nouveau président de l'Union africaine, à Djibouti, nouveau président de la Commission de l'Union africaine, et à l'Algérie, vice-présidente », a écrit M. Baghaï sur X.
Le sommet de l'UA, qui avait pour thème « Justice pour les Africains et les personnes d’ascendance africaine par les réparations », a abordé un large éventail de questions cruciales, notamment la résolution des conflits, l’intégration économique et le développement durable.
Les dirigeants présents au sommet ont discuté des stratégies censées améliorer la paix et la stabilité dans des pays tels que la République démocratique du Congo et le Soudan, et souligné l’importance de la coopération régionale à travers des initiatives telles que la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA).
Le sommet a également insisté sur la nécessité d’une autosuffisance énergétique et du développement des infrastructures, en mettant l’accent sur la résilience climatique.