Le ministère iranien des Affaires étrangères a fermement condamné l'imposition de sanctions par les États-Unis à la Cour pénale internationale (CPI), la qualifiant d'abus de pouvoir flagrant visant à protéger le régime israélien de la responsabilité de ses crimes.
Dans une note publiée ce samedi 8 février sur X, le porte-parole du ministère iranien des Affaires Esmaïl Baghaï, a fustigé les États-Unis pour leur recours de longue date à des sanctions et à des mesures coercitives pour faire avancer leurs intérêts nationaux au niveau international.
La décision prise vendredi par la Maison Blanche contre la CPI a-t-il déclaré, marque une escalade inquiétante dans la politique américaine de mesures punitives illégales. Les États-Unis ciblent désormais les institutions intergouvernementales comme la CPI qui s’emploient à faire respecter le droit international et la justice.
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Des dizaines de pays ont apporté leur soutien à la CPI après la décision autorisée par le président américain Donald Trump en réponse aux mandats d'arrêt émis par la CPI contre le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et son ancien ministre des Affaires militaires, Yoav Gallant, en novembre 2024.
Le tribunal a statué sur les crimes de guerre et les crimes contre l'humanité commis par le duo dans la bande de Gaza, qui subit depuis plus de 15 mois une guerre génocidaire barbare menée par le régime sioniste qui a déjà coûté la vie à plus de 47 500 Palestiniens, en majorité des femmes et des enfants.
Le porte-parole de la diplomatie iranienne a, en outre, souligné que les sanctions américaines visaient spécifiquement à empêcher la CPI d'enquêter sur les crimes de guerre du régime israélien, y compris ses atrocités actuelles contre les Palestiniens.
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Le diplomate iranien a précisé que l'imposition par Washington de sanctions à la CPI pour avoir enquêté sur les crimes odieux d'Israël est un autre exemple de la complicité et de la collusion des États-Unis avec un régime d'apartheid occupant.