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Zoom Afrique du 15 mai 2021

Cameroun: les USA se démasquent

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Cameroun: changement de cap américain, pourquoi les gentils Yankees, deviennent soudainement méchant ?
 

Actualité en Afrique :

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Analyses de la rédaction :

Éthiopie : fini le pillage des ressources

En Éthiopie, Abiy Ahmed passe un nouveau cap dans sa lutte contre les déstabilisations téléguidées par l’axe US-Israël-OTAN via l’affaire de Tigré, et ce nouveau cap est un volet économique.

Le gouvernement d’Éthiopie n’ouvrira plus le segment des services financiers sur mobile à la concurrence, comme cela était prévu dans le cours de l’attribution des nouvelles licences télécoms. Le Premier ministre d’Éthiopie, Abiy Ahmed, a choisi de bloquer pendant un an cette option afin de permettre à Ethio Telecom de conforter sa position sur ce segment de marché. Le chef du gouvernement a dévoilé cette décision mardi 11 mai, lors de la cérémonie de lancement de Telebirr, la solution de paiement mobile de l’opérateur historique.

Le PM éthiopien coupe la voie aux multinationales en secteur de télécommunication. Mais ce n’est pas tout, car c’est également dans le secteur minier qu’Abiy Ahmed a décidé de mettre fin à la présence ou plutôt au pillage des multinationales.

En Éthiopie, plusieurs compagnies minières viennent de perdre leurs licences dans le pays. Le ministère des Mines a en effet annoncé ce vendredi, la révocation de 27 permis d’exploitation minière ; ce qui porte à 90 le nombre total de permis annulés depuis décembre 2020.

« À la suite d’une nouvelle enquête, 27 sociétés minières qui avaient obtenu une licence d’exploitation dans le secteur minier, mais qui ne sont pas entrées en activité ont vu leurs licences révoquées, et trois mineurs ont été immédiatement avertis pour corriger leurs erreurs », indique le communiqué relayé par Reuters.

Cette information devient encore plus intéressante quand on sait que les compagnies minières présentes en Éthiopie sont pour la plupart états-uniennes et occidentales.

Le PM éthiopien a-t-il décidé de suivre le chemin des autorités africaines qui ont su comment protéger leurs ressources des mains des pilleurs comme Kabila ? Un nouveau code minier-un code congolais-bis serait-il en cours d’adoption en Éthiopie ? Tout laisse croire que oui.

L’Éthiopie se développe et trace son chemin sans faire aucune attention aux pressions occidentales.

Les États-Unis et ses alliés n’ont pas d’emprise sur Addis Abeba, et plus rien ne peut arrêter le développement de l’Éthiopie.

 

Cameroun : qui veut la peau du gouvernement ?

Au Cameroun, l’axe US-OTAN ne veut et ne peut absolument pas voir la population vivre en paix et l’armée lui assurer la sécurité.

Les déstabilisations dans les régions du nord du Cameroun ont toujours été un outil d’ingérence pour cet axe déstabilisateur.

Un nouveau récit publié par les médias mainstream fait état de la mort de « deux séparatistes qui auraient été en train d’essayer de perpétrer un attentat et qui se seraient tués accidentellement.

Ce genre de récits sont du déjà vu.

Les médias mainstream accusent le gouvernement camerounais d’être incapable de résoudre la crise “anglophone” et ces médias, et surtout un journaliste nommé Rémy Ngono plaide pour une fédéralisation du pays afin de résoudre ce problème et affirme qu’“Aucune armée au monde n’a jamais vaincu une guérilla”.

D’ailleurs en mai dernier, le conflit dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, a été au centre d’une conversation entre le secrétaire d’État américain, Antony Blinken, et le ministre français Jean-Yves Le Drian, en marge d’une réunion ministérielle du G7 à Londres en Angleterre.

Mais pourquoi ce changement de ton occidental contre le Cameroun, alors que cet axe US-OTAN se montrait de plus en plus aimable avec le Cameroun ces derniers temps.

En effet, il ya moins d'une semaine, la société gaz du Cameroun (GDC), filiale du groupe britannique victoria oil & Gas plc, a rendu public son rapport d’activités pour le compte du premier trimestre 2021. De ce rapport il en ressort que durant cette période, l’entreprise a produit et vendu 5473 barils bruts de gaz naturel contre 3109 barils pour le compte du quatrième trimestre 2020, une progression de 2464 soit 76 % en valeur relative.

Cela montre que toutes les pressions et tentatives d’ingérence au Cameroun, et ce, par le biais de cette crise “anglophone” montée de toute pièce par l’axe occidental ont échoué et que le Cameroun sait désormais comment tenir tête face à ces tentatives.

Ce plan de fédéralisation, on a tenté de le mettre en place en Éthiopie, une Éthiopie dont le gouvernement et le peuple en ont eu assez des ingérences occidentales et se battent corps et âme contre ces ingérences en ce moment. Et puis c’est au Sénégal et via la région de Casamance qu’on a tenté de démembrer le Sénégal, plan mis à l’échec grâce à la vigilance et le soutien qu’a apporté le gouvernement à son armée en la transformant d’ailleurs en une des armées les plus puissantes de l’Afrique.

C’est ensuite au Mali et à travers le coup d’État du 18 août que la puissance néo-colonialiste a réussi à remettre sur la table l’option du démembrement à travers l’accord d’Alger.

En effet les terroristes à la solde américaine sont prêts à tout pour empêcher les Autorités camerounaises de sécuriser entièrement la zone. De plus cette union entre le gouvernement, l’armée et la population qui se sont mises ensemble afin de lutter contre cette minorité de terroristes qui sème la zizanie au sein du territoire camerounais, ne plaît absolument pas aux Occidentaux. Au Cameroun, la population est unie avec son gouvernement et son armée nationale afin de remettre ces zones sur pied et ramener la paix et la stabilité sur l’ensemble du territoire camerounais.

 

RDC : la volonté au-dessus des pressions occidentales

Plutôt que d’être un changement de cap les propos du président Tshisekedi pourraient signifier une chose : le code minier révolutionnaire en RDC continue de faire mal et que des mois de plans et de contre plans destinés à dépouiller la RCD ses ressources infinies (à savoir les remaniements au sein de l’armée, du sénat et du gouvernement) n’ont pu suffire à inverser la tendance.

Felix Tshisekedi exprime sa volonté de renégocier certains contrats du secteur minier afin de faire profiter la RDC de ses ressources naturelles. Au cours de son bref séjour à Kolwezi, capitale mondiale du cobalt, le président congolais a déclaré être fatigué de voir des investisseurs étrangers s’enrichir sur le dos des Congolais.

Pour rappel, c’était surtout en 2016, lorsque le gouvernement de Kabila avait mis en place, et ce, assez rapidement, le fameux code minier qui a provoqué l’ire de l’Occident.

Depuis la fin du mandat de Kabila, tous les plans ont été mis en place afin de pousser Tshisekedi à désapprouver ce code minier en faveur des multinationales.

La réaction du président congolais met en évidence la volonté du peuple congolais de ne pas laisser quiconque piller ses multiples richesses et ressources.

« Des investisseurs étrangers arrivent ici les poches vides et repartent milliardaires. Pendant ce temps, nous, nous restons toujours pauvres. À partir de maintenant les contrats seront gagnant-gagnant. Je ne dis pas qu’ils sont les seuls responsables de cette situation, c’est surtout de notre faute, car les contrats avaient été mal négociés. Et les fonds issus de ces contrats ont été empochés par des individus.

Une fois de plus, c’est la volonté du peuple qui l’a remporté. Cette campagne de détachement de l’Occident s’est mise en place sur le continent africain, que ce soit envers les médias mainstream, les multinationales, les militaires ou encore les ONG.

Pour les Congolais et les populations africaines en général, l’Occident ne peut plus prendre les décisions à la place des Africains.

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SOURCE: FRENCH PRESS TV