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Zoom Afrique du 13 février 2020

Sahel: le G5 étend ses ailes empoisonnées vers la côte

Actualité en Afrique :

  • Afrique du Sud : Cyril Ramaphosa annonce la reprise du REIPPPP
  • Tanzanie : le port de Ndumbi, terminé à 55 %, sera livré en octobre
  • Cameroun : 100 milliards FCFA injectés par ENEO pour améliorer les services d’électricité
  • Nigeria : 30 % de l’électricité sera de source renouvelable d’ici 2030
     

Analyses de la rédaction :

1- Sahel : le G5 étend ses ailes empoisonnées vers la côte

Au seuil d’un nouveau sommet de G5 Sahel qui va s’ouvrir, lundi, au Tchad, avec la Mauritanie, le Mali, le Burkina Faso et le Niger et au bout de plus de 8 ans de présence destructrice de Barkhane et cie, les médias mainstream tentent de justifier cette présence, mais ce n’est pas tout, ils tentent également de donner une nouvelle allure à cet enlisement total que même ses auteurs sont obligés de l’avouer. Pour ce, c’est à travers un entretien réalisé avec « une figure africaine » que RFI tente de changer la donne.

« Il s’agit d’abord de rappeler que le projet d’expansion des groupes djihadistes vers le Sud n’était pas nouveau. Il y a eu une attaque en bord de mer à Grand-Bassam en mars 2016, au sud de la Côte d’Ivoire, une autre plus récemment en juin 2020 à Kafolo au nord de ce même pays, et un enlèvement au nord du Bénin, près de la frontière avec le Burkina Faso en mai 2019. Depuis les interventions militaires françaises, africaines et onusiennes en 2013 sont concentrées sur le nord du Mali, on pouvait comprendre en fait que la survie des groupes armés ne pouvait passer que par la dispersion de leurs éléments partout où les conditions locales s’y prêtent. Le centre du Mali, c’était déjà le sud du nord du Mali. La descente vers le sud est de fait amorcée depuis des années, avant même qu’elle ne fût définie comme objectif par les chefs d’Aqmi. La fragmentation du continent, c’est celle qui semble se poursuivre en prenant la forme depuis quelques années d’un détachement géopolitique du Sahel de son voisinage immédiat, notamment les pays côtiers dont les régions septentrionales partagent les mêmes caractéristiques économiques, sociales, écologiques, culturelles que les pays sahéliens. », lit-on dans cette info.

C’est en effet sous prétexte d’un retrait du Sahel ou au moins d’une révision de la présence de Barkhane au Sahel que cette force néo-colonialiste plaide pour une militarisation du centre et du sud de l’Afrique.

Mais ce n’est pas tout, car dans cette analyse, Gilles Yabi, responsable du Think tank Wathi met en cause la capacité des gouvernements africains de protéger les civils et c’est en ces termes qu’il évoque ceci :

« J’évoquais il y a un instant l’impératif de la construction et du renforcement des États. Mais il s’agit aussi de les transformer en mettant en avant la bienveillance de toutes les composantes des États à l’égard des populations, en commençant par les forces armées qui se sont malheureusement distinguées à maintes reprises par des exactions graves. Il faut protéger les civils à tout prix et cela passe par la fin de l’impunité. Aucune attaque commise contre la population civile ne doit rester impunie, quelles que soient les auteurs de cette attaque. C’est un des messages clés de la coalition citoyenne pour le Sahel, qui rassemble plus d’une trentaine d’organisations de la société civile des pays de la région et d’ONG internationales. »

Cela veut dire que les états d’après ce M.Yabi et cette obscure analyse, n’accomplissent pas leurs devoirs d’être bienveillants à la population.

Le mot transformé qui glisse sous sa plume laissant entendre que c’est G5 Sahel qui va faire ceci.

Et il y a aussi le mot « exaction » qui attire l’attention : ce M.Yabi accuse les armées nationales africaines d’exaction graves alors qu’on sait que c’est Barkhane qui tue à coup de Mirage 2000 les villageois à Bounti et qui aide les terroristes de Daech à tuer des soldats sahéliens ou encore qui liquide les populations sahéliennes au nom de la lutte contre Al-Qaïda, tout en sapant les chances de retrouvailles et de réconciliations nationales.

Le lecteur arrive à cette conclusion : Il faut protéger les civils à tout prix et cela passe par la fin de l’impunité.

Cela veut dire que Barkhane devra rester et que cette partie des armées sahéliennes qui résiste à l’occupation étrangère devra être arrêtée et traduit devant la justice et on se demande comment se fait-il que la France si soucieuse de punir l’impuni soit restée les bras croisés à l’encontre d’une junte militaire qui a sapé les institutions étatiques en août 2020 pour être propulsée au sommet du pouvoir et devenir le bras exécutant d’une Barkhane totalement défaite.

Cette détestable coalition civile au Sahel est une ONG inventée par les services occidentaux pour servir de tribune aux néo-colonialistes.

2- RDC : combat anti-Kabila dirigé par les USA

Après avoir s’être attaquées au Premier ministre, au Sénat et la majorité pro-kabiliste, c’est au tour de l’armée d’être prise dans les plans déstabilisateurs des forces néo-colonialistes.

Une plainte a été déposée contre le général Djadjidja cité dans l’enquête de RFI sur l’assassinat de Floribert Chebeya et Fidèle Bazana en juin 2010.

Qui est donc le général Djadjidja ?

Nommé sous Kabila, à la tête de la 14e région militaire couvrant la ville de Kinshasa, cet homme a souvent été critiqué pour ses positions souverainistes et pro-kabilistes. On l’accuse alors de procéder à des répressions populaires et à protéger le gouvernement de Kabila.

C’est surtout depuis l’arrivée au pouvoir de Joe Biden que cette politique de pression américaine s’est intensifiée contre le RDC afin de pousser Felix Thisekedi à faire écarter les proches de l’ancien président Joseph Kabila des postes gouvernementaux.

RFI raconte alors toute une histoire afin de porter les accusations contre les proches de Kabila :

« Le 2 juin 2010 au petit matin, l’annonce de la découverte de la voiture de la Voix des sans Voix et du corps sans vie de son illustre propriétaire est un choc. À l’arrivée, à Lubumbashi, c’est encore dans la ferme de John Numbi que les policiers en cavale logent. Le major Christian nous avait dit que sur ordre du chef, il fallait l’étouffer, parce qu’il avait des problèmes avec les chefs, John Numbi et Joseph Kabila… », lit-on dans l’article…

Intéressant de savoir que John Numbi est sur « la liste des Américains ».

Le camp Kabiliste est donc clairement et de façon intense ciblée par la force d’occupation qui n’a pas pu obtenir ce qu’elle souhaitait durant toutes ces années.

Les USA ont en effet accru leurs pressions sur la RDC notamment depuis qu’ils ont constaté que leurs accords militaires avec Kinshasa n’ont mené à rien et que le président congolais tente tant bien que mal de faire face à leurs ingérences. Les Occidentaux n’ont toujours pas compris, ou ne veulent pas comprendre que ces dernières années, le monde s’est rendu compte de l’importance de ce continent, tant bien au niveau de ses ressources, mais aussi de son emplacement stratégique, et ce n’est pas en montant des scénarios pareils que la RDC se mettra sur les pas occidentaux.

3- RCA : la désinformation occidentale

En Centrafrique, la France n’est toujours pas décidée à laisser la RCA vivre sa vie, et ses tentatives, de récupérer son précarré s’avère dangereuses pour la stabilité et la sécurité du pays.

Luc Michel, géopoliticien revient sur ce sujet. 

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SOURCE: FRENCH PRESS TV