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Zoom Afrique du 9 février 2021

Les représentants des ethnies Dogons et Peuls

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Actualité en Afrique :

  • Le Bénin s’oppose à la modification du règlement intérieur de la Cour africaine des droits de l’Homme et des Peuples
  • Ethiopian Airlines transporte le premier lot de vaccins chinois anti-Covid-19 vers l’Afrique
  • Histoire afro-américaine : une école de l’Utah sous la pression de parents et d’associations
  • Rwanda : Paul Kagame demande une distribution « équitable » des vaccins

 

Analyses de la rédaction :

1. Côte d’Ivoire : l’insertion de la bataille de l’eau par Israël

Israël continue d’avancer ses pions afin de pénétrer dans les pays d’Afrique de l’Ouest.

Tel-Aviv porte un intérêt particulier à la vente d’armes, mais l’une de ses raisons principales qui l’attirent en Afrique c’est l’eau !

Deux conglomérats privés israéliens ont récemment décroché un contrat de près de 150 millions d’euros en Côte d’Ivoire. 

C’est une première pour Mitrelli. Le 13 avril, le groupe israélien et sa filiale spécialisée dans l’eau, Owini, ont décroché un contrat de 98,3 milliards de F CFA (149 millions d’euros) avec le ministre ivoirien de l’Hydraulique, Laurent Tchagba. Organisée au siège du ministère avec des participants masqués pour cause de Covid-19, la cérémonie de signature a scellé un projet d’extension de l’alimentation en eau potable dans le pays. Ciblant l’approvisionnement de 95 sous-préfectures, le contrat « clé en main » comprend la construction de châteaux d’eau et de réseaux de distribution. Owini est accompagné par le cabinet Taylor Wessing, dont le département droit public et projets, à Paris, est dirigé par Sophie Pignon, une ancienne de Bird & Bird.

Le ministre de l’Hydraulique, Laurent Tchagba, a procédé vendredi 5 février 2021 au lancement du projet de renforcement de l’alimentation en eau potable de la ville d’Abidjan à partir de la lagune d’Aghien à Anyama débarcadère dans le district d’Abidjan, d’un coût de 108, 009 milliards de francs CFA. Selon Tchagba, le projet, qui sera exécuté en 24 mois par l’entreprise Fluence water Israël Ltd, permettra d’améliorer les conditions d’accès à l’eau potable à près de 1,5 million d’habitants à l’horizon 2038 par une production additionnelle en eau potable de 150 000 m3/jour. À cet effet, l’alimentation en eau potable d’Abidjan sera sécurisée à compter de décembre 2022.

Les bénéficiaires de ce projet sont les populations, certes, mais à court terme. Car à long terme, Israël compte s’emparer, tout comme ses alliés occidentaux, de l’eau présente sous terre.

On dit que l’eau sera, bien plus que le pétrole, l’enjeu géopolitique majeur du XXIe siècle. S’il est difficile de le démontrer, force est bien de constater que la raréfaction de la ressource d’une part et la configuration de sa disponibilité d’autre part, est conflictogènes.

Dans le cas particulier du continent africain, les grands bassins versants du Nil, du Niger et du Tchad, partagés entre de nombreux États de puissance inégale, sont le théâtre d’une hydrodiplomatie peu efficace, voire inquiétante. Le projet de transfert massif d’eau du bassin du Congo à celui du Tchad induit des conséquences socio-économiques et environnementales qui portent les germes de crises graves.

Ce qui fait que le projet de donner l’accès à l’eau potable à la population ivoirienne d’ici 2038 ou bien même pour le reste de la population africaine serait peut-être une utopie.

Quant à la marchandisation de l’eau potable, décidée en 1992, elle pourrait être le déclencheur, dans le contexte que connaît l’Afrique, de conflits sociaux susceptibles de dégénérer en guerres lancées par l’Occident, pour s’accaparer de cette ressource. Une guerre aussi bien contre le bloc de l’Est que contre les pays d’Afrique même.

Le même procédé pourra donc être instaurer, à savoir, l’organisation de coup d’État pour les chefs d’État nationalistes qui ne courberont pas l’échine face à ces puissances, des groupes terroristes qui apparaîtront ci et là, et beaucoup d’autres conflits d’ordre économique et social viendront s’ajouter, et une présence d’occupation militaire se mettra également en place. Le même procédé à l’Occidentale, tout comme avec le pétrole.

À la seule différence, c’est que l’Occident n’a plus vraiment le monopole. D’autres puissances émergent et continuent de se renforcer comme l’axe de la Résistance, ou encore le bloc de l’Est.

2.  Mali : le peuple reste uni, mauvaise nouvelle pour Barkhane !

C’est une très mauvaise nouvelle pour la junte et la France : alors qu’elles se donnent tout le mal du monde pour recréer des « noyaux armés » dans le Nord et relancer le funeste accord d’Alger avec en filigrane la création de l’Azawad indépendante, au centre, les Maliens raffermissent leurs liens. Ce n’est d’ailleurs pas sans raison, si les Mirages-2000 français n’aiment pas ces populations dogon et Peulh et qu’ils les bombardent constamment pour un oui ou pour un non.

Au Mali, un nouvel accord de paix a donc été signé, dimanche 7 février, et de manière interne au pays, sans l’implication d’un tiers étranger, dans le cercle de Bankass, dans le centre du pays. Il concerne les communautés dogon, dafing et peulh, de sept communes. C’est le quatrième accord de paix signé dans la partie exondée de cette région du Mali, depuis juin 2020.

Le centre du Mali a déjà connu des trêves qui se sont révélées parfois fragiles, avec suite à des tiers malintentionnés qui planifieraient des guerres et des divisions au sein de la population malienne afin d’arriver au final, à un démembrement.

C’est en grande pompe que les communautés signataires se sont réunies dans la commune de Diallassagou. Daouda Togo, leader de la jeunesse dogon ne cache pas son émotion.

« Nous, nous sommes très contents, très heureux. Tout le monde était là ; on sentait les larmes dans les joues ; les mots me manquent. Tout le monde était à la recherche de la paix. Tout le monde peut circuler librement ; tous les groupes vont déposer les armes. Et on va aussi s’entraider par rapport au développement. Il n’y aura plus de guerre entre nous. Ce sera respecté parce que les gens en ont marre. On est fatigué. La guerre n’apporte rien ».

Chaque communauté doit déposer les armes. La libre circulation des biens, des personnes et des animaux est garantie. Le boycott des foires est supprimé et les déplacés pourront rentrer chez eux. Voici en substance les grands engagements de cet accord de paix, signé dimanche, à Diallassagou.

Selon Daouda Togo, leader de la jeunesse dogon de cette commune et signataire de l’accord, cette trêve sera respectée, car les communautés étaient à bout. Le conflit a fait près de 400 morts dans la région.

Pour éviter de nouveaux affrontements, un comité de suivi de l’accord a été mis en place. Composé de 15 membres, il peut être saisi par les communautés afin d’arbitrer des litiges.

L’accord de paix recommande également à l’État malien de soutenir le retour des déplacés, de fournir de l’aide humanitaire, des infrastructures de base et « d’ouvrir un dialogue avec les groupes armés afin de convenir d’une solution négociée pour les jeunes qui ont déposé les armes ».

« En cas de conflit, il est aussi important que l’armée n’intervienne pas brutalement », explique Idrissa Sankaré, ancien député de Bankass. Les signataires demandent donc aux soldats de se rapprocher des autorités locales, afin de bien comprendre la nature du conflit.

Ces fameux conflits inter-ethniques sont généralement l’œuvre de tiers qui tentent absolument de monter les ethnies les unes contre les autres.

Les différents massacres qui ont eu lieu se passaient pratiquement de la même manière, à savoir, quelques personnes s’étaient habillées en Dogon et ont attaqué des Peuls ou l’inverse. De plus, la politique de désinformation des médias a souvent mis de l’huile sur le feu en relayant des informations accusant directement des militaires nationaux d’avoir procédé aux massacres.
Beaucoup de Maliens sont formels, les conflits interethniques ou interreligieux n’existent pas dans la région. Les ethnies vivent côte à côte depuis des millénaires, sans aucun problème.

Depuis la bavure de Barkhane concernant le bombardement des Mirages-2000 du village de Bounti, beaucoup d’experts ont émis le fait que, ce n’est pas la première bavure, mais les autres affaires ont généralement été étouffées. Ce qui fait que parmi les massacres qui ont eu lieu à l’encontre de ces ethnies, certains pourraient être l’œuvre de Barkhane.
Pour rappel, le bloc occidental a pour but de démembrer le Mali, et le fait de créer des conflits de ce genre à l’intérieur du pays et en rejeter la responsabilité à d’autres ethnies ou même au FAMA, aide à mettre en place des divisions au sein du pays, ce qui pourrait faciliter le démembrement.

De plus, ce sont surtout les ethnies, qui montrent une certaine hostilité face à la présence massive des militaires d’occupation occidentale sur le territoire malien, qui sont les plus touchées.

Il est quand même important de rappeler que depuis que les militaires français sont présents au Mali, la situation sécuritaire n’a fait qu’empirer et les groupes terroristes se sont renforcés.

Ce qui fait que le départ des troupes d’occupation occidentale est continuellement demandé par les Maliens, et ils ne lâcheront rien tant qu’ils n’auront pas atteint leur objectif. Ils savent maintenant que sans la présence occidentale dans leur pays, le Mali, et même le continent pourront se développer.

3. Afrique : un classement de la démocratie à l’Occidentale

Selon une étude, l’indice de la démocratie dans le monde tend à aller en flèche vers le bas.

Les violences policières dans la gestion des manifestations en Europe et aux États-Unis, le terrorisme, les violences lors des élections sur le continent africain suite aux désaccords des États occidentaux qui créer des troubles et des guerres au nom de la démocratie et des droits de l’homme, ont ramené l’indice au plus bas, depuis 2006. Selon l’entreprise britannique, EUI (Economist Intelligence Unit) qui a fait ce sondage, le recul de la démocratie sur le continent africain serait à la baisse à cause de la pandémie de Covid-19, mais également à la montée et la restructuration des groupes terroristes sur le continent.

Selon l’EUI, « cela a entraîné une détérioration des critères pertinents pour plusieurs pays dans la catégorie fonctionnement du gouvernement », indiquent les experts de l’EIU.

Pour rappel, beaucoup de chefs d’État africain ont attribué les déstabilisations dans leur pays à l’Occident, qui pour assouvir ses propres intérêts, n’hésite pas à déstabiliser un pays tout entier pour en piller les ressources, et également pour utiliser le pays comme base militaire grandeur nature.

Donc selon ce sondage, avec un score de 3,77, l’Algérie passe de la catégorie « démocratie hybride » à la catégorie « régime autoritaire » de laquelle elle s’était sortie en 2019. Même constat au Burkina Faso et au Mali qui occupent désormais les 26e et 23e places africaines (116e et 111e places mondiales).

D’après l’EIU, parmi les plus grosses chutes au classement mondial, on note celle du Togo dont le score baisse à 2,80 lui faisant perdre 15 places. Il passe ainsi de la 126e place mondiale (31e africaine) à la 141e place mondiale (39e africaine). Une situation qui serait essentiellement due selon l’EIU à « une élection profondément entachée d’irrégularités et la répression de l’opposition qui s’en est suivie ». Le Mali enregistre quant à lui la deuxième plus grosse chute au classement, avec 11 places perdues.

Au total, sept pays africains sont des démocraties imparfaites, 14 sont hybrides (à mi-chemin entre régime autoritaire et démocratie), tandis que les 28 autres sont classés dans la catégorie régime autoritaire par l’EIU.

Cependant, si la notation des critères utilisés par l’institution peut avoir été influencé par la particularité de l’année 2020 marquée par le coronavirus, difficile de comprendre comment l’Érythrée, une des nations les plus fermées du monde, surnommée la « Corée du Nord de l’Afrique » peut être considérée plus démocratique que la RDC. D’autres exemples, comme le classement du Burkina Faso parmi les régimes autoritaires au même titre que l’Égypte ou l’Afghanistan, ou encore celui de la Centrafrique derrière la Syrie ou la Libye pourrait également souffrir de contestations. 

Pour rappel, l’Indice de la démocratie de l’Economist Intelligence Unit donne depuis 2006, un aperçu de l’état de la démocratie dans le monde entier pour 165 États indépendants et deux territoires.

Pour ce faire, il se base sur cinq familles de critères à savoir : le processus électoral et le pluralisme, les libertés civiles, le fonctionnement du gouvernement, la participation politique, et la culture politique. Les pays sont ainsi classés selon quatre types de régimes que sont : « pleine démocratie », « démocratie imparfaite », « régime hybride » et « régime autoritaire ».

Est-ce réellement l’indice de démocratie qui est calculé ici, ou bien l’indice des liens d’amitié entre les pays occidentaux et le reste du monde ?

Car effectivement, plus le pays se plie, plus son indice de démocratie augmente ? Dans ce classement, nous pouvons également constater que tous les pays d’Afrique subsaharienne, et d’Afrique de l’Ouest, sont « autoritaires ». Ce qui est assez étonnant vu la présence massive occidentale et leur occupation militaire. Mais sortons un peu de l’Afrique et penchons-nous sérieusement sur d’autres pays.

Prenons le cas de la France, qui a toujours pu cacher son côté autoritaire aux yeux du monde entier, les violences policières qui émanent de différentes manifestations, les propositions de loi qui touchent aussi bien la liberté des citoyens, mais qui va jusqu’à toucher la religion et dont l’État ne fait que prôner le communautarisme plutôt que l’union, devrait facilement dégringoler au bas de l’échelle de la liste. Ou encore, le cas des États-Unis donc le racisme et également les violences policières tuent la population et surtout les populations afro-américaines, ne devraient-ils pas se placer loin derrière dans la liste ?

Ce qui nous pousse à nous demander dans Zoom Afrique, quels sont donc l’indice et les critères de référence pour laquelle cette entreprise de statistique se basent ?

Ces dernières années, la France ou encore les États-Unis ont montré au monde entier que ces pays qui se sont toujours prétendus démocratiques sont en fait pire que les pays que ces deux États critiquent ouvertement au quotidien.

Pourrait-on se demander également se demander si les pays dans cette fameuse liste ne seraient pas les cibles militaires de l’Occident ?

Quoi qu’il en soit, la démocratie à l’Occidentale n’est certainement pas une référence et un modèle unique à suivre. Ce qui fait que l’occident devrait gagner en humilité et arrêter d’essayer d’instaurer son propre modèle dans les quatre coins du monde, surtout en Afrique, car l’époque coloniale est bel et bien révolue, et cela tout le monde l’a compris sauf l’Occident.

 

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SOURCE: FRENCH PRESS TV