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L’actualité en Afrique :
Les analyses de la rédaction :
1. Le Burundi écrase l’Occident !
Le Conseil de sécurité de l’ONU retire le Burundi de son agenda politique !
Dans une décision adoptée vendredi 4 décembre, le Conseil de sécurité de l’ONU a décidé de retirer le Burundi de son agenda politique. Une décision qui intervient peu de temps après le refus du pouvoir burundais de prolonger la présence du bureau de l’envoyé spécial onusien. La décision a été annoncée vendredi 4 décembre par un communiqué du Conseil de sécurité. L’institution onusienne justifie « une amélioration de la situation sécuritaire au Burundi ». Elle note également que « les élections globalement pacifiques ont marqué une nouvelle phase ».
Concrètement, cela signifie qu’il n’y aura plus de rapports délivrés au Conseil de sécurité tous les trois mois. Désormais, le secrétaire général, Antonio Guterres, devra couvrir le pays dans le cadre de ses rapports réguliers sur la région des Grands Lacs et l’Afrique centrale. Il s’agit là d’une victoire diplomatique attendue pour les autorités burundaises, mais surtout d’un constat d’impuissance pour le Conseil de sécurité des Nations unies, estime Thierry Vircoulon, coordinateur de l’Observatoire pour l’Afrique centrale et australe de l’IFRI (Institut français des relations internationales). L’IFRI est une institution française proche du Quai d’Orsay et qui suit ses positions. Thierry Vircoulon a toujours le Burundi dans son collimateur et ici il ment ouvertement. Ce n’est pas « le conseil de sécurité », mais bien ses membres occidentaux (USA, France, Grande-Bretagne) qui sont en échec ! À l’inverse, c’est précisément Moscou et Pékin qui soutiennent Gitega au Conseil qui ont facilité sa victoire ! De plus, la décision intervient alors que le pouvoir burundais a récemment refusé de prolonger le bureau de l’envoyé spécial onusien au 31 décembre 2021, comme le préconisait Antonio Guterres.
Cette décision présente simplement la reconnaissance par les membres du Conseil de sécurité que la stratégie de ses membres occidentaux a échoué. Sur Twitter, le ministre burundais des Affaires étrangères et de la Coopération au développement accueille en tout cas la nouvelle avec « enthousiasme ». Albert Shingiro a adressé ses « profonds remerciements aux pays membres du Conseil qui ont appuyé la demande légitime du Burundi ».
Le Burundi continue de lutter contre l’Occident afin de ne pas tomber dans ses pièges grotesques qui ont seulement pour but de mettre le Burundi à feu et à sang. Cela fait des années que le Burundi à prouvé qu’un pays africain n’avait pas besoin de l’Occident pour se développer et garder sa sécurité intacte, mais qu’il fallait plutôt empêcher leurs ingérences et leur politique néocoloniaux de se mettre en place en Afrique.
2. Mali : la France perd le contrôle ?
Comment se fait-il que la France, qui a tout mis en œuvre pour s’accaparer du coup d’État militaire au Mali, se mette soudain à critiquer la junte au pouvoir et la mise en place du CNT ? La réponse est simple. C’est un effort trop difficile, voire même impossible qu’elle fournit pour sauver sa peau pour ternir l’image de l’armée malienne, à titre de vrai garant de la sécurité de la nation malienne auprès de celle-ci. Voici un article parfaitement sournois de RFI : « Le Conseil national de transition a été installé ce week-end au Mali. Il s’agit du dernier organe de la transition qui devait être mis en place, après le coup d’État militaire du 18 août. Les nominations montrent un succès incontestable pour les militaires, alors même que de nombreuses voix s’étaient élevées pour protester contre la composition de ce Conseil, imposée par les autorités de transition. Le décalage est grand entre le concert de contestations qui a précédé l’installation du CNT et le tableau final. Les militaires du CNSP, qui ont réalisé le coup d’État du 18 août, sont toujours accusés par une grande partie des organisations politiques, syndicales et associatives maliennes d’imposer leurs choix de façon arbitraire, voire autoritaire, et de chercher à militariser les organes de la transition.
Pour autant, l’essentiel de ces organisations compte bel et bien des membres au sein de ce Conseil. Certains représentent officiellement leur organisation, d’autres y siègent avec l’assentiment de leur parti ou en leur nom propre. Au M5-RFP par exemple, le mouvement qui avait mené la contestation contre l’ancien président IBK, on dénonce l’accaparement de la transition par les militaires et refuse de siéger au CNT. Pourtant, plusieurs de ses membres y ont été nommés.
Encore un mensonge de RFI, car dans un communiqué rendu public, le 04 décembre 2020, le Mouvement du 5 juin-Rassemblement des forces patriotique affirme qu’il se réserve le droit d’attaquer devant les juridictions compétentes le décret de désignation des membres du Conseil national de la transition dont “l’illégalité est évidente” tant dans la forme que dans le fond. Le M5-RFP précise qu’il n’a fourni aucun dossier de candidature et n’a, par conséquent, aucun représentant au Conseil National de Transition et dénie à quiconque de se réclamer de lui.
“Le M5-RFP, qui refuse de servir de faire-valoir à un régime militaire déguisé, a unanimement décidé de ne pas participer au Conseil National de Transition (CNT) dans le format proposé. Par conséquent le M5-RFP dénie à quiconque d’y participer en son nom et met en garde les autorités de la Transition contre toute manipulation visant à associer son nom à cette mascarade”. Le communiqué du M5-RFP révèle que cette position de principe a été réaffirmée par courrier du 16 novembre 2020 adressé au Vice-président de la Transition.
Le problème de ce mouvement et surtout d’une grande majorité des Maliens, prônent haut et fort que le problème principal du pays c’est la France, et tant que ce problème n’est pas arrangé, le Mali ne pourra pas vivre en paix.
Mais ces militaires représentent-ils réellement une armée qui a su expulser Barkane de Kidal et d’en prendre le contrôle ? Au fait la France est sur le point de faire un double jeu : appuyé en sous-marin une junte qui a pour mission d’assurer la pérennité de l’occupation militaire du pays, mais encore servir de masque aux agissements anti-maliens de la France, genre cette mise en liberté des “terroristes” qui ne sont que des agents des services secrets franco-israélo-américains. Mais il y a plus : on sait que le Mali a depuis toujours entretenu d’excellentes relations avec le Maghreb. Cette junte, à l’aide de laquelle Barkhane cherche à salir l’image de l’armée auprès de la population, a aussi pour mission de provoquer des frictions sur les frontières avec l’Algérie. D’où d’ailleurs l’inquiétude de l’Algérie qui dit à voix “haute” ce que tout le monde pense tout bas au Mali : “ِDes fonds colossaux” ont été transférés aux groupes terroristes pour la libération des otages, a affirmé le Premier ministre algérien, Abdelaziz Djerad, le 7 décembre.
“L’Algérie prend acte, avec une grande préoccupation, de la poursuite des transferts, au profit de groupes terroristes, de fonds colossaux au titre de rançons pour la libération des otages. Une démarche qui sape nos efforts de lutte antiterroriste”, a déclaré Abdelaziz Djerad.
L’inquiétude de l’Algérie est fondée tout comme le sont les différents voisins du Mali. Le fait d’avoir relâché des centaines de terroristes dans la nature alors que les États africains tentent d’éradiquer le terrorisme. Cette éradication ne fait pas partie de l’agenda occidental. Bien au contraire. Le fait qu’il y ait des accords entre l’Occident et les groupes terroristes suscitent l’inquiétude générale en Afrique.
Or, ce transfert n’aurait jamais pu avoir lieu sans que la junte aide et appuie au nom de l’armée malienne les agissements et les complots de la France. Avouons que c’est un travail de fond pour installer définitivement la méfiance entre la nation d’une part, l’armée de l’autre et c’est aussi une manière d’instaurer de nombreuses divisions sur la scène politique malienne... Parmi la population malienne, les choses sont claires; les Maliens ont très bien compris que la France ne veut en aucun cas lâcher le Mali, et tant que la France ne sera pas expulsée du Mali, le pays ne pourra pas vivre en sécurité ni se développer comme il se doit !
3. Éthiopie-Soudan ; plus soudés que jamais ?
En Éthiopie, les tentatives de déstabilisation et de lancement d’une guerre régionale n’en finissent pas. Après avoir tenté d’impliquer l’Érythrée, c’est maintenant le Soudan qui en est la cible.
Dans un article, il est fait mention d’une tension à la frontière entre l’Éthiopie et le Soudan, notamment dans la région du triangle d’el-Fashaga.
Pourquoi cette zone en particulier ? C’est une zone dont la démarcation pose problème depuis des décennies. Une manière d’impliquer et de raviver des tensions vieilles de plusieurs décennies.
Le triangle d’el-Fashaga s’étend sur 250 km². Cette zone fertile représente des milliers d’hectares de terres cultivables. Un enjeu qui toucherait le secteur économique et alimentaire. Ce triangle a donc de l’importance.
Selon certaines sources des médias mainstream comme RFI, cette zone serait source de conflit et serait revendiquée par le Soudan et l’Éthiopie. En attendant, la région est connue pour sa violence et ses trafics.
Mais vu la situation dans le Tigré, l’Éthiopie a retiré ses troupes de la zone afin de combattre les séparatistes dans le Tigré et sécuriser le pays. Ce qui fait que, selon ces médias, l’armée soudanaise aurait donc profité du retrait des troupes éthiopiennes pour avancer dans la région. Les soldats de Khartoum auraient ainsi repris les secteurs de Kurdia, du Jebel Tayara et même de Khor Yabis, qui était occupé par les Éthiopiens depuis 25 ans. Un comité local soudanais a alors parlé d’une “restauration de la souveraineté soudanaise”.
Suite à l’échec de la tentative des séparatistes, pilotés depuis l’extérieur, de déstabiliser la région et de provoquer un démembrement de l’Éthiopie, le prochain plan serait visiblement de monter les pays voisins contre Addis-Abeba. D’ou cette info concernant el-Fashaga et aussi la prochaine visite du Premier ministre israélien Benyamin Netanhayu en Égypte.
C’est une tactique souvent utilisée par l’axe israélo-américain pour créer des conflits sur le continent africain.
Car, la frontière autour du triangle d’el-Fashaga n’aurait jamais été clairement délimitée depuis la décolonisation. Serait-ce réellement une source de conflit exploitable pour l’Occident ?
La zone aurait donc toujours été source de tensions. Les armées soudanaise et éthiopienne y ont une présence et se seraient même directement affrontées en mai dernier. Un comité conjoint avait alors été créé pour éviter un bain de sang. Mais les réunions n’ont pas permis de régler la question frontalière. Par contre, elles ont réussi à calmer le conflit, car cela faisait partie de la volonté des deux parties, et qu’aucun d’entre eux n’a laissé les Occidentaux s’ingérer dans ce conflit frontalier.
Mais le problème dans ce triangle d’el-Fashaga ne s’arrête pas là. Voici ce qui se dit encore dans les médias mainstream : “S’ajoute à cela du trafic, notamment d’armes, et la présence de miliciens éthiopiens appelés Shifta qui servent de supplétifs aux ENDF (Forces de défense nationale éthiopiennes). Ils s’adonnent régulièrement aux raids, kidnappings et meurtres. Mais avec le conflit au Tigré, les forces soudanaises semblent prendre l’ascendant sur la zone. Il y a une semaine, elles ont même arrêté Halka Asar, un chef de milice éthiopien suspecté de nombreuses attaques dans la zone.
Info ou intox de la part de RFI ?
Voici la réalité. Depuis le début du conflit dans le Tigré, le Soudan avait assuré coopérer officiellement avec l’Éthiopie pour éviter que son territoire devienne une base arrière pour les séparatistes tigréens. Un responsable éthiopien affirme que l’armée soudanaise pourrait même aider l’Éthiopie à déterminer si des séparatistes du TPLF franchissaient la frontière et étaient présents dans les camps de réfugiés au Soudan.
Mais en sortant de la tournure que prend RFI, il est clair que ni le Soudan, ni l’Éthiopie, et ni aucun autre pays de la région ne veulent qu’une guerre éclate, contrairement à l’agenda de l’Occident. Ce qui fait qu’il serait possible que l’arrestation d’Halka Asar, prétendu chef milicien éthiopien, soit en réalité un séparatiste tigréen et que lui et son groupe essayaient précisément de créer des troubles dans cette région pour monter le Soudan contre l’Éthiopie. Si c’est le cas, c’est donc déjà un échec !