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L’actualité en Afrique :
Les analyses de la rédaction :
1. Le Burundi continue sa campagne contre l’Occident !
Le Burundi a annoncé au secrétaire général des Nations unies la fermeture définitive à la fin de l’année du Bureau de son envoyé spécial dans le pays, prenant le contre-pied de la récente demande d’Antonio Guterres de prolonger son existence d’un an. Dans une note verbale, le ministère burundais des Affaires étrangères notifie au bureau de M. Guterres « la fermeture formelle et la liquidation du Bureau de l’envoyé spécial au Burundi au 31 décembre 2020 ».
Interrogé par l’AFP à New York au sujet de cette note verbale, l’ONU a indiqué ne pas « commenter à ce stade », car après les tentatives de caresser le président burundais dans le sens du poil, l’ONU ne s’attendait pas à cette hostilité de la part de Gitega.
En se félicitant de la « volonté réelle et forte » de « changement positif » du nouveau président Evariste Ndayishimiye, qui a succédé à M. Nkurunziza décédé en juin, le secrétaire général de l’ONU a recommandé le 10 novembre un maintien du Bureau de son envoyé spécial jusqu’au 31 décembre 2021, le Burundi étant encore « fragile » prétend-il.
Dans sa note, le ministère burundais estime qu’une « présence politique » de l’ONU n’est plus « pertinente », la situation au Burundi étant « calme et stable » et le récent « processus électoral réussi » s’étant « soldés par une transition politique historique ».
« Notre décision est souveraine et irrévocable, nous ne voulons plus d’un bureau qui entretient l’idée d’une crise qui n’existe que dans la tête de certaines puissances étrangères », a expliqué une source au ministère burundais des Affaires étrangères, visant l’Union européenne et certains pays occidentaux.
Le gouvernement burundais demande depuis longtemps le retrait du Burundi de l’ordre du jour du Conseil de sécurité, faisant valoir que cela améliorerait l’image du pays aux yeux des partenaires et des investisseurs potentiels.
Un diplomate onusien a indiqué, sous le couvert de l’anonymat, voir dans la notification burundaise une possible « posture en vue de négocier une relation politique plus souple avec l’ONU, car le Burundi sait qu’il n’y aura pas unanimité au Conseil de sécurité pour son retrait de l’agenda ».
Dans sa note, le ministère burundais estime que « le développement socio-économique est le seul domaine phare qui a besoin d’un accompagnement » des Nations unies au Burundi.
Cela fait un bon moment déjà que l’ONU et son hypocrisie se trouvent dans le collimateur de Gitega.
La Commission Vérité et Réconciliation (CVR) a procédé, ce vendredi 16 octobre 2020, à la clôture provisoire des enquêtes et exhumations des fosses communes de la crise de 1972 en province Rumonge. Le président de l’Assemblée nationale s’en est pris, à juste titre, aux Nations unies et à la Commission Diène et partant à l’Occident lequel, on le sait, tire les ficelles de l’ONU, mais la sortie anti Occident du parlement donne la voix, il est hors de question que le Burundi se laisse faire. Après tout, ce que cherche l’Occident c’est de provoquer à nouveau des guerres civiles, identiques à celles des années 70 du siècle dernier. À travers un discours à la mémoire des victimes, c’est en fait le rôle des pyromanes occidentaux que le président dénonce.
« Est-ce que, en 1972, le Burundi était une île au point de s’entretuer sans que personne n’intervienne ? Certains se proclament défenseurs des droits de l’Homme, est-ce qu’on n’en parlait pas en 1972 ? L’ONU n’existait pas encore ? » a-t-il affirmé.
Ce qui fait que le vrai visage de l’ONU est clair et visible au Burundi. Ce qui dérange aussi la population burundaise, ce sont les fausses allégations que l’Occident lance concernant le Burundi. Gitega et sa population sont bien décidés à ne pas se laisser piéger par l’ONU, qui tente désespérément au Burundi, en Centrafrique, et d’autres pays africains, de se redéployer dans les pays où elle a perdu pied et continuer sa politique perçue comme étant hypocrite par les Africains !
2. Mali : Les FAMA n’ont pas besoin de Barkhane, ni de personne !
Les États-Unis semblent vouloir s’accrocher au Mali !
Depuis le coup d’État du 18 août, les États-Unis ont montré beaucoup d’intérêt envers le Mali. Tout d’abord, le système de logique à l’occidentale a été mis en place, à savoir, l’impératif au gouvernement de transition de combattre le terrorisme, mais par contre Washington coupe les aides financières envers l’armée malienne. Ensuite, vient l’embargo mis en place par la CEDEAO, qui a été levé suite au passage de l’homme d’Afrique américain, Peter Pham.
L’entrée de Washington a été marquée à ce moment-là !
Ces dernières semaines, nous avons pu constater que Barkhane mettait les bouchés doubles pour montrer quelques résultats positifs pour pouvoir justifier sa présence au Mali.
En plein dans la ligne de mire de la population malienne, sa présence est tellement contestée que Barkhane a décidé de tuer des Maliens, terroristes ou non, pour ensuite relayer aux médias que les opérations fournissent de bons résultats. Si Barkhane reste, il pourra devenir le bras armé des États-Unis en Afrique de l’Ouest.
Lors de la réunion consacrée à la présentation du rapport du secrétaire général de l’ONU sur la force conjointe G5 Sahel, la délégation américaine s’est dite « alarmée par la libération en octobre d’environ 200 prisonniers au Mali, dont la plupart étaient détenus pour actes de terrorisme », et demandé « instamment au Gouvernement de transition du Mali et aux autres acteurs de mettre en œuvre rapidement les principes de l’Accord d’Alger ».
Tout en reconnaissant que « la Force conjointe du G5 et sa composante civile sont essentielles pour s’attaquer à certaines des causes profondes du conflit au Sahel », les États-Unis affirment qu’ils « restent déterminés à soutenir bilatéralement la Force conjointe avec du matériel, une formation, des fournitures et des conseillers ».
À court terme, la délégation US a émis l’espoir que « la Force conjointe tire pleinement parti du mécanisme d’appui de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation du Mali (MINUSMA), renforcé en juin dernier pour mieux soutenir la Force conjointe du G5 ».
« Nous pensons qu’il n’y a pas de temps à perdre. La MINUSMA n’est qu’une partie de la solution et il est peu probable, à notre avis, qu’elle se maintienne indéfiniment à son niveau actuel », a dit le représentant US, ajoutant que « malgré les succès obtenus par la Force conjointe, les progrès accomplis “peuvent s’effacer rapidement lorsque les forces de défense et de sécurité" commettent elles-mêmes des "actes de violence contre les populations qu’elles sont censées protéger".
Des propos assez directs venant de la part de la délégation US à l’ONU.
Il se pourrait que Washington ait décidé non seulement de prendre les commandes dans le Sahel, mais aussi de mettre Barkhane hors jeu. Ce qui à l’air d’être visiblement impensable pour Barkhane. Et pour cause, ces dernières années, les médias mainstreams mettait en avant, environ tout une à deux fois par an, une pseudo opération qui aurait tué des dizaines de pseudo terroristes. Tout le monde se demandait d’ailleurs quelle était la vraie fonction des soldats français sur le territoire malien. La presse française s’empresse de relayer l’information en mettant quand même que les FAMA seraient associées à Barkhane dans l’opération.
Mais voilà que depuis deux ou trois semaines, toujours selon les médias mainstream, les FAMA se font régulièrement tuer et Barkhane, seule, mène des opérations antiterroristes.
La présence de Barkhane est de plus en plus au cœur des débats français, et l’argument qui ressort de plus en plus c’est que les FAMA ne pourront jamais se débrouiller seules dans la lutte contre le terrorisme.
Les médias mainstream omettent tout de même de préciser que les FAMA fournissent beaucoup de bons résultats avec beaucoup moins de moyens que Barkhane.
Mais on dirait que la France montre de plus en plus dans ses médias à la Communauté internationale que sans sa présence le Mali serait fichu ! Les FAMA ne sont plus du tout mises en coopération dans les médias mainstream, et d’ailleurs, un reportage sur la chaîne ARTE a entièrement été consacré aux FAMA. Dans ce reportage, les FAMA sont entièrement dénigrées et réduites en cendre. Ce qui fait que dans l’opinion publique occidentale, les gens se demandent ce que vont devenir les FAMA et le Mali tout entier sans la présence de Barkhane. Le reportage fait aussi part des faibles subventions que l’armée possède et n’hésite pas à relayer une vidéo, filmée par des terroristes, montrant les cadavres des soldats maliens, qui sont morts auparavant. Une image choquante, certes, mais pas anodine. Beaucoup d’experts pensent que c’est une manœuvre politique pour montrer que la présence de Barkhane est indispensable au FAMA et beaucoup se demandent aussi, qu’aucun média mainstream n’a jamais relayé de telles images concernant la mort de soldats français à l’étranger.
Ce qui fait que le problème reste toujours le même, les FAMA peuvent être indépendantes et peuvent fournir d’excellents résultats si Barkhane et l’Occident arrêtent de les utiliser comme chair à canon pour assouvir des intérêts personnels. Le reportage, comme les médias mainstream, omettent de mettre en avant le fait que les Maliens ne veulent plus de la présence française sur leur territoire. Durant les manifestations qui ont précédées le coup d’État, une grande majorité de Maliens l’ont crier haut et fort : stop au génocide de la France au Mali ! Et les Maliens ne s’arrêteront pas de tout faire pour pousser Barkhane hors de leur pays et même du continent !
3. Côte d’Ivoire : le point sur la situation
La situation en Côte d’Ivoire devient compliquée en ce moment.
Suite à la réélection du président Alassane Ouattara à un troisième mandat très controversé par la population et aussi l’opposition et par-dessus tout, les paroles du président français, Emmanuel Macron qui a finalement apporté son soutien à son homologue Ouattara, il est temps de faire un point sur la situation, avec le géopoliticien Luc Michel.