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Zoom Afrique du 21 novembre 2020

L'armée éthiopienne continue de sécurisé la région du Tigré.

Regardez et téléchargez cette vidéo sur Urmedium.com

L’actualité en Afrique :

  • Côte d’Ivoire : un ingénieur conçoit une solution innovante contre la maladie du cacao 
  • Djibouti et l’Éthiopie mettent en place une coopération en matière de bonne gouvernance 
  • Centrafrique : les Autorités entendent doter le pays d’une vision d’ici à 2050 
  • Mozambique : la ville de Beheadings dans le nord-est du pays de retour sous le contrôle du gouvernement

Les analyses de la rédaction :

1- Burundi : le gouvernement prend les devants contre d’éventuelles attaques de l’intérieur du pays

Au Burundi, le président Evariste Ndayishimiye, continue à mettre en garde son pays contre d’éventuels ennemis non seulement extérieurs au pays, mais surtout, qui tenteraient des attaques à l’intérieur du Burundi.

Le chef de l’État a célébré les soldats de son parti, les Imbonerakure, en les encourageant à rester extrêmement vigilants face aux ennemis qui tenteraient de déstabiliser le pays. Ces soldats sont qualifiés de « milices » par l’ONU et les médias mainstream, mais le président Ndayishimiye s’est adressé aux soldats en ces termes : « Voulez-vous que je vous décrive les ennemis ? Quand vous entendez quelqu’un demander pourquoi une personne veille, sachez bien que c’est un voleur. Vous entendrez des gens qui veulent empêcher les Burundais de faire des rondes nocturnes ; n’avez-vous pas entendu ceux qui disent que les Imbonerakure sont mauvais parce qu’ils font des rondes ? Sachez que celui qui le dit est un ennemi. Il voit une brèche, mais se rend compte qu’elle est gardée ; il te qualifie d’ennemi pour te décourager afin qu’il puisse entrer. Je voudrais vous dire, à vous les Imbonerakure ici présents : soyez plus vigilants ! Protégez-nous contre l’ennemi ! »

L’Occident qualifie ces soldats de « milices » et continue de mettre en avant le fait que ces soldats ont des agissements qui vont à l’encontre des droits de l’Homme. Ces fausses informations qui circulent à propos du Burundi, font toujours partie de la politique de fakenews des médias mainstream concernant un pays qui combat ouvertement et qui dénonce les exactions des occidentaux concernant le pays, mais aussi le continent africain. D’ailleurs, les journalistes occidentaux sont aussi visés tout comme ils le sont dans beaucoup de pays africains d’ailleurs, et surtout à l’approche des élections dans le pays cible.

Le président Ndayishimiye s’est aussi pris aux associations de la société civile et aux journalistes qui « tuent » des gens et se veulent « intouchables ». Il a ajouté que les journalistes devaient « informer la police » de ce qu’ils apprenaient ; « c’est un devoir constitutionnel », a-t-il ajouté. « Tu ne peux pas dire je suis journaliste, je suis prêtre… » pour refuser d’informer la police et également faire tout ce que tu veux dans le but de déstabiliser le pays.

Après son voyage en Guinée équatoriale, où le président burundais et guinéen ont renforcé la coopération des deux pays autant économique que défensif, le président burundais et beaucoup de chefs d’État africain qui tiennent tête à l’Occident, savent pertinemment que leur pays est en danger et doivent continuer à rester vigilant !

2- Mali : Barkhane veut se cacher derrière le Canada ?

Au Mali, après la visite du ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian et celle de la ministre des Armées Florence Parly, l’étau continue de se resserrer autour de Barkhane. Selon certaines sources sur place, ces deux visites se seraient très mal placées. La France a voulu imposer ses conditions et ses lois, mais cela n’a pas fonctionné comme Paris le prévoyait. Sur la toile, on peut voir beaucoup de discussions concernant un retrait de Barkhane, mais pourtant, il est difficile de croire que Barkhane pourrait partir comme ça après tous les moyens qu’il a déployés jusque-là.

Selon une source malienne, Jean-Yves Le Drian aurait tenté, avec une enveloppe, de faire plier les Maliens, mais cela n’a pas fonctionné. Florence Parly a essayé de faire de même en concrétisant des accords de défense unilatérale, mais c’était aussi un échec. Pourtant la France ne veut pas lâcher le Mali comme ça. Ce qui fait que Paris met la pression maintenant sur le Canada pour s’impliquer militairement tout en amenant aussi l’Union européenne dans le Mali. Mais quelle en est la raison ?

Selon un article paru sur la toile, le Mali serait un immense potentiel pétrogazier qui pourrait ne jamais être mis en valeur. Donc, le pays regorge de telles ressources naturelles que finalement, la France aurait trouvé le moyen de faire impliquer beaucoup d’autres acteurs dans le dossier malien.

La population malienne est d’ailleurs bien consciente que le pays regorge tellement de ressources qu’il pourrait sortir de toute cette crise économique en mettant en place un système de partage efficace. Ce que l’Occident ne veut toujours pas !

La force Barkhane ne se retire pas du Mali, mais par contre, elle tenterait maintenant de se cacher derrière le Canada et même les États-Unis.

Cela est une aubaine pour Washington, car comme cela en contrepartie, Barkhane deviendra son bras armé au Mali. Et pour le Canada, ce sont bien sûr les ressources qui l’intéressent depuis toujours. Ce qui fait que pour les Occidentaux, tout le monde trouve sa part, mais toujours pas le Mali !

Depuis le soulèvement de la population contre la présence française, les choses changent, et les Maliens ne se laissent plus faire. Les Maliens ne sont plus dupes, et ils savent tous, sans exception, qu’avec une présence occidentale d’occupation sur leur territoire, le pays ne se développera d’aucune façon !

3- Éthiopie : l’OMS prise la main dans le sac !

En Éthiopie, alors que l’armée nationale continue ses avancées dans la sécurisation de la région du Tigré, un fait assez surprenant vient quand même s’afficher sur la toile.

L’armée éthiopienne a accusé le directeur général de l’OMS (Organisation mondiale de la Santé), Tedros Adhanom Ghebreyesus, d’être le parrain de la guerre au Tigré.

Ghebreyesus est un ancien ministre de la Santé 2005-2012, puis des Affaires étrangères 2012-2016. C’est un dirigeant du Front de libération du peuple du Tigré (FLPT).

Le FLPT a relancé la rébellion, le 4 novembre 2020. L’armée éthiopienne s’est immédiatement lancée dans une opération de sécurisation.

Selon le chef d’état-major éthiopien, le général Berhanu, Tedros Adhanom Ghebreyesus aurait entrepris des démarches auprès de divers États africains pour armer des petits groupes de la rébellion. Il aurait obtenu l’aide de l’Égypte pour approvisionner les combattants du Front de libération du peuple du Tigré.

Si le directeur général de l’OMS, en pleine crise de pandémie liée au Covid-19, est accusé d’être celui qui se cache derrière le conflit tigréen, éclaircit pas mal de points.

À la base, Washington veut absolument empêcher les pays de l’Afrique de l’Est de se développer. Il se focalise sur l’Éthiopie et le fameux projet de barrage de la Renaissance, très controversé aux yeux des États-Unis, car ce barrage développerait considérablement l’Afrique de l’Est en entier. Washington met donc la pression sur certains pays où Israël aurait une certaine présence.

Le fait de faire éclater un conflit dans la région du Tigré, pourrait en arranger plus d’un. D’une part, Israël se frotte les mains, car il peut fournir l’armement nécessaire pour alimenter ce conflit et tenter de faire tomber le Premier ministre éthiopien, et d’autre part, Washington donne un coup de main au directeur de l’OMS pour financer ce petit groupe de séparatiste, via l’Égypte. La question serait : est-ce que l’Égypte participe réellement au plan qu’imposent Washington et Israël contre l’Éthiopie ?

Le fait d’impliquer l’Égypte était aussi un plan de Washington. Une déstabilisation complète de la Corne de l’Afrique bénéficierait à Washington, Israël et même la France. En effet, Paris tente d’avoir un certain contrôle des côtes de l’Afrique de l’Est. Tel-Aviv continue de vendre des armes et Washington finance ceci via des organes comme l’OMS ou d’autres ONG.

Mais bien sûr, ce genre de financement ne se fait pas avec l’argent du contribuable américain, mais avec le portefeuille même puisé dans les caisses des États africains. Rappeler vous, les fameux 335 millions de dollars puisés dans les caisses du Soudan pour garantir la sortie de la liste des États qui soutiendraient le terrorisme. Cette somme pourrait tout à fait faire l’affaire et armer les séparatistes dans la région du Tigré.

L’armée éthiopienne continue tout de même ses avancées, et continue aussi à remonter la piste. Depuis le début du conflit, le fait de voir ces séparatistes attaqués des bases militaires fédérales à bien démontrer que ce groupe était bien financé depuis l’extérieur et qu’il avait aussi comme but de déstabiliser entièrement l’Éthiopie, mais aussi la région tout entière. Ce qui fait que le gouvernement éthiopien a immédiatement lancé l’assaut. Ou sinon, ce conflit ne pouvait seulement aboutir à une réelle catastrophe. Les habitants du Tigré sont poussés à l’exode massif compte tenu de la situation et des nombreux appels du gouvernement éthiopien, pour que les séparatistes ne s’en prennent pas aux civils pour ensuite faire porter le chapeau à l’armée éthiopienne. Car, ce genre de scénario se produit souvent sur le continent africain. Des cas similaires avaient eu lien au Cameroun et aussi au Mali. Des terroristes avaient enfilé des uniformes de l’armée pour ensuite procéder à des massacres dans certaines villes pour ensuite faire passer la vidéo sur les réseaux sociaux, et les médias mainstream font le reste.

Addis-Abeba a bien cerné les pièges tendus par l’Occident et est bien décidé à ne pas tomber dedans tout en brisant aussi le silence et en dénonçant les exactions des Occidentaux. 

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SOURCE: FRENCH PRESS TV