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Zoom Afrique du 17 novembre 2020

Le golfe de Guinée. (Archives)

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L’actualité en Afrique :

  • Le Soudan s’apprête à mettre sur le marché 27 blocs d’exploration pétrolière ;
  • Afrique du Sud : la centrale éolienne de Kangnas (140 MW) entre en service ;
  • Le Zimbabwe va commencer à fabriquer localement des bus pour le transport public de masse ;
  • Nigeria : début des travaux de construction d’une usine de traitement de gaz de 700 millions de dollars.

Les analyses de la rédaction :

1. Centrafrique : la manipulation des médias mainstream ne fonctionne plus !

En Centrafrique, à 6 semaines de l’élection présidentielle, tout le monde s’active pour l’organisation du scrutin et la tenue des délais. Mais voilà que le journal RFI, qui soit dit en passant, est devenu un spécialiste en fakenews, relaie les plaintes émises par l’ONU et la France leur concernant.

Le média mainstream annonce que l’ambassade de France a publié un communiqué. Si elle maintient l’aide promise pour l’organisation du processus électoral, elle dénonce la campagne de désinformation qui la vise. « Face à cette atmosphère délétère et aux tentatives d’instrumentaliser son action dans le contexte des élections, l’ambassade n’apportera pas de nouveaux financements au processus électoral », précise le communiqué.

Cette semaine c’était au tour de la Minusca de condamner la désinformation et les incitations à la haine contre les Casques bleus. « La Mission procède à la documentation de tous ces discours afin que leurs auteurs puissent répondre de leurs actes », détaille l’organisation onusienne.

Visiblement, ces organes occidentaux n’arrivent pas à mettre en place leur propre campagne de désinformation. Depuis un certain temps, l’ONU tente absolument de se redéployer en Centrafrique et reprendre le contrôle de la situation. Quant à la France, vu le recul de son influence, elle tente de tout faire aussi pour regagner son influence dans le pays. L’ONU et la France travaillent en commun pour ne plus laisser l’actuel président centrafricain regagner les élections présidentielles. La campagne de désinformation lancée par les Occidentaux vise particulièrement le président Touadéra. Le fait que des informations circulent, dénoncent les réelles intentions de la France et de l’ONU. Ce qui les dérange particulièrement ! Le fait est que ce plan de manipulation médiatique ne fonctionne pas avec les Centrafricains. La population centrafricaine a, à maintes reprises, dénoncé les exactions de l’ONU et des militaires français présents dans le pays. Des accusations de violence, d’abus sur mineur et bien d’autres chefs d’accusation ont été dénoncés par la population, mais les dossiers étaient classés sans suite au niveau de la Communauté internationale. Ce qui fait que plus aucun Centrafricain ne tombe dans ce piège grotesque tendu par l’ONU et la France pour les manipuler. Les Centrafricains voient des résultats concrets et ont pu constater que le pays se développe beaucoup mieux et plus facilement avec le président Touadera qu’avec la présence occidentale. 

2. Guinée équatoriale/Burundi : le bloc anti-néocolonialisme en action !

Alors qu’une guerre acharnée se déroule, en ce moment, entre d’une part le clan des pseudo puissances occidentales et de l’autre l’axe de l’EST pour contrôler les voies maritimes dans le monde, il y a des pays africains qui rament à contre-courant. Le grand Burundi et la grande Guinée équatoriale, deux fervents pays anti-impérialistes et panafricanistes ont renforcé leurs liens diplomatiques avec la signature de 6 accords de coopération, qui couvrent entre autres le domaine prioritaire du transport maritime, l’exemption des visas, ainsi que la protection réciproque des investissements.

Cet accord, paraphé entre les ministres des Affaires étrangères des deux pays, vise à promouvoir la coopération bilatérale et multilatérale entre les administrations maritimes et leurs agences opérationnelles respectives dans les secteurs du transport maritime, par voie fluviale, ainsi que dans les activités portuaires.

En vertu de l’accord, les deux pays ont également convenu de promouvoir la création de compagnies maritimes nationales ; de développer et de promouvoir l’assistance mutuelle ; et de coopérer dans le domaine de la sécurité, de la protection maritime et de la protection du milieu marin. L’accord couvre en outre plusieurs programmes d’éducation et de formation maritimes.

Les deux pays ont un but en commun, tout comme beaucoup d’autres pays du continent, c’est d’empêcher à tout prix l’accroissement du néo-colonialisme sur le continent africain. Cet accord maritime est important.

En effet, suite à la présence accrue de navires militaires occidentaux dans le golfe de Guinée qui se justifie bien entendu par la montée de la piraterie maritime dans cette zone, la Guinée équatoriale a préféré briser ce monopole occidental dans le golfe de Guinée en mettant à disposition de la Russie le port de Malabo. Ce qui fait que par le plus grand des hasards, la majorité des actes de piraterie se font dans cette zone, afin que l’Occident puisse accroître sa présence militaire, mais aussi pouvoir en jeter la responsabilité sur la Russie et la Guinée équatoriale. C’était en 2015 que les accords ont été signés entre Malabo et Moscou. Cet accord facilite l’entrée des navires de guerre russes dans le port de Malabo. Ce qui brise entièrement le monopole du golfe de Guinée planifié par l’Occident. Le Burundi, quant à lui, apporte son soutien à Malabo. Suite aux dénonciations du président burundais concernant l’ONU, mais l’Occident en général, il est clair que ces deux pays avancent main dans la main afin d’éradiquer le néocolonialisme. L’axe de la Résistance s’agrandit avec des couloirs anti-sanctions US, de plus en plus d’initiative de détachement de l’Occident, et des partenariats qui inverse la balance et contre impérativement les plans néo coloniaux mis en place par l’Occident ! Les tendances s’inversent, ce qui met à mal le néocolonialisme !

3. Mali : Barkhane s’organise avant son départ ?

Au Mali, Barkhane semble vouloir montrer son efficacité après plus de 7 ans de présence sur le territoire malien. Paris met la pression sur le Canada afin qu’il lui accorde plus d’aide. Est-ce pour organiser son retrait pour laisser la place à ses alliés ou bien Barkhane compte rester ?

Faute de disposer d’hélicoptères de transport lourds [HTL], la France est obligée de se tourner vers ses alliés afin de pouvoir en mettre à la disposition de la force Barkhane, au Sahel. Pour le moment, seuls le Royaume-Uni et le Danemark ont répondu présents, en envoyant respectivement trois CH-47D Chinook et deux EH-101 Merlin à Gao.

Selon Opex 360, de tels appareils seraient très utiles pour Barkhane. Et il suffit de regarder le nombre de missions et d’heures de vol qu’ils ont effectuées depuis leur arrivée au Mali pour s’en convaincre. Ainsi, les deux EH-101 effectuent, en moyenne, 6 à 7 missions par semaine, si l’on se fie aux chiffres régulièrement communiqués par le ministère danois de la Défense. Quant aux trois CH-47 Chinook britanniques, ils ont effectué plus de 2 000 heures de vol entre août 2018 et mai 2020.

En outre, ces hélicoptères font plus qu’assurer des missions de transport. Par exemple, équipés de capteurs comme la boule optronique Wescam MX-15, les EH-101 danois font aussi de la reconnaissance de certains secteurs au cours de leurs vols. Et, pouvant emporter 2 000 litres de carburant grâce à des bacs souples, les CH-47 Chinook peuvent être utilisés pour mettre en place des points d’avitaillement pour les hélicoptères du groupement tactique aéromobile [GTD-A] de la force Barkhane.

Mais la question principale c’est, d’où vient ce fameux carburant pour alimenter tout cela ?

Après 7 ans d’occupation au Mali, les interventions de Barkhane visaient principalement la population malienne et non des pseudo terroristes. En réalité, le soulèvement malien de ces derniers mois à bel et bien fait peur à Barkhane, et a obligé Paris à changer sa stratégie dans le Sahel. L’implication de l’Union européenne dans le Sahel permettra non seulement à la France d’avoir un peu d’oxygène, et de pouvoir s’occuper principalement de la zone des trois frontières, la zone Liptako-Gourma, mais aussi de s’occuper de l’est de l’Afrique à hauteur du Mozambique. Mais en attendant, les opérations que mènent Barkhane visent les Maliens, mais pas n’importe lesquels. En effet, il y a des groupes qui sont qualifiés de « terroristes » par la France. Mais le sont-ils réellement ? Selon certaines sources qui se trouvent au Mali, les différents groupes qui vivent au Nord sont divisés en deux parties. Il y a ceux qui sont d’accord pour une coopération avec Barkhane et d’autres qui ne le sont pas. Ce qui fait que ceux qui ne sont pas avec Barkhane dans le Nord doivent être éliminés pour uniformiser les Maliens vivant dans le nord.

Le dynamisme des dernières semaines de Barkhane ressemble à un accord entre Paris et ses alliés européens. Avant de laisser la place à ses alliés, Barkhane doit donc d’abord s’occuper des Maliens qui ne veulent pas s’accorder avec l’Occident, et aussi, faire en sorte que l’accès dans le nord du Mali soit extrêmement difficile pour ceux qui viendraient de la partie sud du pays. Le Mali est déjà divisé en deux parties. Barkhane a déjà mis en place une frontière qui sépare le Nord du Sud. Le processus de démembrement s’accélère donc.

La prochaine zone, c’est de délimiter un fief pour les fameux terroristes qui ne sont que des alliés des Occidentaux et ont endossé le rôle de mercenaire. Pour le reste, l’Union européenne viendra en soutien arrière à Barkhane. Le pillage des ressources naturelles, le partage du territoire, une zone mise à disposition des terroristes, un financement accrue de ces mêmes terroristes afin de montrer au monde que les terroristes sont puissants et ont beaucoup de moyens pour contrer la logistique et les 5 100 soldats de Barkhane, leurs drones, les Mirages -2000... et tout ceci avec des motos et une kalachnikov en mains... Ce qui paraît surréaliste pour la population malienne ! Mais maintenant, il est clair que les moyens sont de plus en plus grands. Surtout après les millions d’euros versés pour la libération des 4 otages.

Toutefois, la population malienne continue de protester contre cette présence qu’ils jugent de « présence d’occupation ». Les Maliens ne veulent plus de présence occidentale sur leur territoire.

 

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SOURCE: FRENCH PRESS TV