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L’actualité en Afrique :
Les analyses de la rédaction :
Mali : la junte autorise Barkhane à tirer sur le peuple ?
Au Mali, rien ne va plus depuis le coup d'État déguisé du 18 août dernier : alors que les médias mainstream ne cessaient avant le renversement d’IBK d’insister sur le fait que ce soit le peuple qui veuille un changement politique dans le pays et que son unique exigence soit le départ du président et non pas le Barkhane, les dernières évolutions prouvent encore une fois, à quel point, ce cette junte militaire en place est loin d’être soulevée du peuple et semble plutôt être téléguidée par ceux qui ont commandité ce coup d’État : les forces néo-colonialistes.
Après l'intensification des attaques terroristes contre l’armée malienne, cette fois-ci, il semblerait que la junte militaire autorise Barkhane à tirer sur le peuple. Un civil malien a été tué et deux autres ont été blessés, le 1er septembre, par des militaires français de la force Barkhane. La raison ? Lisons le récit des médias occidentaux à ce sujet :
« A une cinquantaine de kilomètres à l’ouest de Gao (nord-est du Mali), un bus qui se dirigeait à vive allure en direction du convoi militaire (français) a fait l'objet de sommations verbales et gestuelles, puis d'un premier tir de sommation, alors que la menace de véhicules suicides est élevée », détaille l'état-major. Mais « ces premières mesures n’ont pas fait ralentir le bus, affirme-t-il : un second tir de sommation dirigé vers le sol a alors été effectué. Deux balles ont ricoché sur le sol et traversé le pare-brise, blessant trois passagers, dont l'un, grièvement. »
Cette attaque contre les civils maliens prouve encore une fois l'hypocrisie de la force d’occupation envers la population africaine et sa « fausse » solidarité envers le peuple malien qui en a ras-le-bol des manipulations de la part de l’État français.
La France avait appelé, le 30 août, la junte à organiser « rapidement » une transition vers un pouvoir civil au Mali, l'avertissant que si tel n'était pas le cas, cela profiterait aux « terroristes». Le ralentissement de la transition, ne profite pas aux terroristes mais aux forces de Barkhane, puisque cela leur permet de faire « ce qu’ils souhaitent », sous prétexte de la situation instable du Mali.
Décidément, la volonté du peuple malien de prendre en main son destin lui coûtera cher, et il doit être conscient, plus que jamais, des manipulations et des mises en scène de la force colonialiste.
RDC : Tshisekedi prend les choses en main
En RDC, après avoir été largué par le président Tshisekedi, l’axe occidental tente de déstabiliser le gouvernement et de mettre en péril la souveraineté du pays via des déstabilisations dans l’Est du pays.
Mais Félix Tshisekedi sait comment tenir tête face aux ingérences étrangères et a décidé de prendre les choses en main dans l’Est du pays, région menacée et déstabilisée par des attaques incessantes téléguidées par les forces étrangères visant à justifier la présence franco-US dans cette région.
Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo a présidé ce lundi une réunion extraordinaire sur la sécurité et le développement dans la partie Est de la RDC. Plusieurs responsables sécuritaires ont participé à ces échanges dont les détails n’ont pas filtré à ce stade. Le Premier ministre et certains autres membres du gouvernement et les gouverneurs du Nord et du Sud-Kivu ainsi que celui de l’Ituri étaient présents.
Les discussions ont notamment porté, selon les informations de ACTUALITE.CD, sur le processus de désarmement, à la démobilisation et à la réinsertion communautaire (DDR-C). Félix Tshisekedi a surtout présenté ses idées pour « une nouvelle politique sécuritaire ».
C’est ainsi que tout comme son voisin centrafricain, Tshisekedi a su comment défier les plans néo-colonialistes et de rentrer en phase de dialogue avec les groupes armés présents dans le pays.
Bien que l’axe franco-US tente de mettre de plus en plus de pressions contre Félix Tshisekedi via les candidats à qui il a apporté son soutien lors des élections présidentielles de 2019, dont Martin Fayulu, qui demandent « la destitution du président de la RDC », la volonté du peuple, et les politiques souverainistes du président Tshisekedi semblent être plus fortes que ces complots.
L’Occident qui cherchait à s’infiltrer en RDC depuis la fin du mandat de Joseph Kabila croyait pouvoir se servir du nouveau président afin de mener ses politiques interventionnistes dans ce pays, mais il s’est pris une claque en pleine figure et c’est le moins qu’on puisse dire.
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