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L’actualité en Afrique :
Les analyses de la rédaction :
Une coalition de défense ouest-africaine ?
Au Sahel, en dépit de tous les efforts américains, la haine anti-occupation ne cesse pas de gagner de l’ampleur.
Les manifestations du vendredi dernier au Mali à l’appel de l’Imam Dicko, les contestations anti-occupation au Burkina Faso ou encore au Niger, etc., prouve que les peuples africains ne sont pas prêts à lâcher du lest, malgré les pressions de l’axe franco-américain contre leurs forces armées via divers accusations, dont la dernière qui date de ce 10 juin, et qui cible les armées du Burkina Faso, Mali et Niger, accusées par Amnesty International de « crimes de guerre ».
Mais les armées ouest-africaines ne lâchent pas prise et songent désormais à une coalition de défense conjointe indépendante des forces Barkhane.
La Côté d’Ivoire et le Burkina Faso étaient d’ailleurs les initiateurs de cette défense ouest-africaine. Les chefs d’état-major des forces armées des deux pays se sont rencontrés en mars dernier et ont plaidé pour des coopérations militaires conjointes.
Une délégation des forces armées du Burkina Faso conduite par le général de Brigade Moïse Miningou séjourne en Côte d’Ivoire depuis le 2 mars 2020.
Le général de Corps d’armée Lassina Doumbia, chef d’état-major des Forces armées ivoiriennes et son homologue, ont, au cours de séances de travail, réfléchi sur des actions militaires concrètes au nombre desquelles la sécurisation de leur frontière commune. Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la validation de concepts d’opérations militaires conjointes tels que contenus dans le traité d’amitié et de coopération entre la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso.
Il est vrai que le Burkina Faso, au contraire du Mali, a eu l’intelligence de ne pas jouer le jeu français et que le retrait du Tchad du G5 Sahel et son opération intitulée « Colère de Bouma », a facilité la démarche du Burkina dans son plan de coopération militaire avec les pays africains.
D’où la dernière visite du président centrafricain, Faustin-Archange Touadéra, au Burkina Faso durant laquelle les deux parties ont salué l’excellence de la coopération bilatérale entre la République centrafricaine et le Burkina Faso.
Tout ceci fait peur à une force d’occupation qui de jour en jour perd de crédibilité, mais aussi des territoires stratégiques partout en Afrique. L’inquiétude franco-américaine se fait très bien sentir, et c’est pour cela d’ailleurs que la France tente de redorer son blason en annonçant la mort d’Abdelmalek Droukdel, l’émir d’al-Qaïda (Aqmi), par ce qu’elle qualifie « de l’intelligence des forces françaises et du soutien apporté par les USA quant à la localisation de l’émir Aqmi ».
« L’état-major de l’armée française a raconté, jeudi 11 juin, dans quelles conditions Abdelmalek Droukdel, l’émir d’al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), avait été éliminé. Paris reconnaît un appui en matière de renseignement de la part des Américains. Ces derniers assument aussi leur part du travail et ont communiqué d’ailleurs dès ce week-end sur le sujet, via Africom, le Commandement des États-Unis pour l’Afrique », écrit RFI à ce sujet.
Mais l’heure du glas a déjà sonné pour l’ex-force colonialiste. La coalition des forces armées ouest-africaines est une coalition non seulement indépendante, mais également anti-Occident. Cette coalition pourrait s’élargir bientôt si des pays comme le Bénin, le Ghana voir Togo la rallient.
Les jours à venir s’annoncent difficiles pour la force d’occupation !
Sahel
Alors que les armées ouest-africaines se ressaisissent et bénéficient également du soutien inconditionnel de leur peuple, la formation d’une grande coalition composée des forces armées ouest-africaines serait-elle l’ultime défaite de la force d’occupation ? Quels seront les points à prendre en mesure par ces forces armées ?
Ismaïl Bukassa, analyste congolais des questions internationales, s’exprime sur le sujet.
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