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L’actualité en Afrique :
Les analyses de la rédaction :
- Le Tchad se fait prier !
Il suffit qu'une armée africaine le veuille pour que cela soit possible. Depuis que l'État tchadien ne marche plus totalement sur les pas de la France, qu'il a décidé de "punir" les parties qui ont tué ses fils, les puissances commencent à réaliser que les choses sont sur le point de changer en Afrique de l'ouest.
Les membres du Conseil européen et les États membres du G5 Sahel, à travers le Président du Conseil européen et la Présidente de la Commission européenne d’une part, et les Présidents des États membres du G5 Sahel d’autre part, se sont réunis en visioconférence le 28 avril. Ils ont adopté une déclaration conjointe qui se résume en quelques mots: ils supplient le Tchad de ne pas larguer la France !
Lors de cette réunion, les participants ont "souligné l’importance de l’envoi dès que possible d’un bataillon tchadien dans la zone des trois frontières" entre Mali, Niger et Burkina Faso, une demande que le Tchad ne risque pas de tenir en compte.
Mardi, comme en témoigne la déclaration, un appel a été lancé pour "fournir un soutien renforcé au bataillon tchadien de la Force conjointe, qui constitue un élément essentiel de la stabilité dans le fuseau Centre et pour la génération de la Force multinationale mixte". C'est presque une supplication. Pas de confirmation pour l'heure de la part de la présidence tchadienne qui met en avant l'épidémie de Covid-19. Pour le porte-parole du gouvernement tchadien, Oumar Yaya Hissein, son pays reste sur le front mais il demande un meilleur partage de la lutte contre les djihadistes. Et de l'aide...
2- Pied de nez d'Abijan aux occidentaux !
Ce changement progressive de la donne n'est pas propre au Tchad. Même en Côte d'Ivoire, le président Ouattara pourtant bien "français" a décidé de ne pas marcher toutes les fois qu'on le demande. Ainsi dans l'affaire de Guillaume Soro, ex-chef rebelle reconverti en candidat présidentielle dont la candidature a été annoncé depuis les États-Unis, le vieux Ouattara rame à contre courant de la cour africaine des droits de l'homme et des peuples. Puis la justice ivoirienne vient de condamner l'intéressé à 20 ans de prison !
La Côte d'Ivoire retire sa déclaration de reconnaissance de la compétence de la Cour africaine des droits de l'homme et des peuples. Concrètement, en ne reconnaissant plus cette compétence, la Côte d'Ivoire empêche les individus ou les ONG de déposer des plaintes directement devant la Cour. C'est un moyen de chantage de moins qu’auront désormais les Occidentaux envers la Côte d'Ivoire et c'est déjà pas mal. Si elle reste membre de la Cour africaine, la Côte d’Ivoire devient ainsi le quatrième pays à retirer sa déclaration de compétence, après le Bénin, le Rwanda et la Tanzanie. Le vent tourne décidément en Afrique en faveur du principe de la souveraineté.
- Les chefs d’Etat du G5 Sahel se sont entretenus par visioconférence, lundi, sur la situation sécuritaire et sanitaire qui prévaut dans la sous-région.
La France désemparée tente à tout prix de redorer son blason dans cette région stratégique. Écoutons l’analyse de Luc Michel, géopoliticien, à ce sujet.
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