Dans ce numéro de Zoom Afrique :
L’actualité en Afrique :
La Banque de France fâchée avec la Guinée équatoriale
Le Soudan du Sud et l’Égypte signent un protocole d’accord sur l’exploration gazière
Les analyses de la rédaction :
L’émissaire du chef de l’État camerounais Paul Biya et le ministre des Finances, Louis Paul Motaze, ont été reçus le 29 octobre dernier à Malabo, par le président équato-guinéen Teodoro Obiang Nguema Mbasogo.
Selon le ministère des Finances (Minfi), Louis Paul Motaze est allé s’entretenir avec le président de la Guinée équatoriale au sujet du partenariat économique entre les deux pays et de la stabilisation des finances publiques.
« Engagée dans un vaste chantier de diversification économique depuis la découverte de la manne pétrolière, la Guinée équatoriale fait aujourd’hui des émules dans la gestion des finances publiques, la sincérité et la fidélité de ses comptes publics. Cité en exemple par certains, Malabo peut se targuer d’avoir su mettre en place une discipline fiscale rompue à toute épreuve et d’une riche expérience dans les institutions financières sous-régionales. Un volet dont pourrait amplement s’inspirer le Cameroun, dont le ministre des Finances, grâce à la mise en œuvre de diverses réformes portant notamment sur l’assainissement du fichier solde de l’État », rapporte le Minfi.
Toujours selon la même source, l’audience du mardi 29 octobre 2019, à la présidence de la République de Guinée équatoriale, devrait aboutir à la conclusion de nouveaux accords de coopération économique allant dans le sens de la consolidation du partenariat économique entre les deux pays et la mise en place de stratégies communes de stabilisation des finances publiques
Pour l’heure, le Cameroun pour sa part a engagé depuis 2018 l’implémentation de l’opération de comptage physique des personnels de l’État. Ce qui a permis de réaliser des économies financières à grande échelle (plus de 30 milliards de FCFA en un an), de rationaliser et de maîtriser les dépenses salariales.
Djibouti : le premier forum national sert de plateforme de débat et de réflexion sur le développement de la ZLECA
Le premier forum national djiboutien sur la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA) a clôturé ses travaux mardi à Djibouti-ville.
Organisé par Nations Unies pour l’Afrique (CEA), en partenariat avec la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique (CEA), le forum de deux jours avait pour objectif de servir d’une plateforme de débat et de réflexions sur le processus de développement de la ZLECA.
S’exprimant à cette occasion, le ministre djiboutien du Commerce, Hassan Houmed Ibrahim, a déclaré qu’une zone de libre-échange continentale guidée par une recherche d’équité permettra à l’Afrique d’intensifier sa coopération et de mieux coordonner ses synergies afin d’offrir aux peuples africains un espace propice au développement humain à l’échelle continentale.
« La ZLECA va catalyser les investissements, stimuler la croissance économique, développer les interconnexions continentales et apporter en même temps un dynamisme nouveau à l’intégration en Afrique et à l’émergence de nouvelles filières », a-t-il précisé.
Concernant le rôle de son pays dans ce nouveau processus économique, M. Ibrahim a rappelé que Djibouti demeure favorable à un commerce multilatéral fondé sur des règles claires, équitable et reposant sur des mécanismes efficaces.
Il a souligné à cet effet que Djibouti, dans le cadre de la ZLECA, dispose de réels avantages comparatifs en matière logistique, avec notamment des infrastructures portuaires de pointe qui, a-t-il dit, permettront au pays d’exploiter davantage le marché de la Corne de l’Afrique et au-delà.
La ZLECA se veut un marché continental unique des biens et services, avec une libre circulation des personnes et des investissements, la suppression des droits de douane entre les pays membres et la création d’un marché de 1,2 milliard de personnes pour un produit intérieur brut (PIB) combiné de plus de 2 500 milliards de dollars.
L’accord sur la création de la ZLECA a été signé par les chefs d’État africains de 54 pays, le 21 mars 2018 à Kigali, au Rwanda.
Selon les chiffres de l’Union africaine (UA), les échanges entre États africains ne représentent aujourd’hui que 15 % des échanges sur le continent, loin derrière l’Asie et l’Europe.
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