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E-Press du 12 septembre 2019

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et l'ancien conseiller à la sécurité nationale américaine John Bolton (à droite) visitent un ancien poste militaire surplombant la vallée du Jourdain entre la ville israélienne de Beit Shean et la ville de Jéricho en Cisjordanie, le 23 juin 2019. ©AFP

Au sommaire :

1. Bolton viré : Israël freiné ?

Une semaine avant que les Israéliens ne se rendent aux urnes pour la deuxième fois cette année, le Premier ministre israélien est passé en direct à la télévision avec la promesse que, s’il était réélu, il était prêt à annexer les zones sensibles de Judée-Samarie en « coordination maximale » avec le président Donald Trump.

Et pourtant, quelques minutes plus tard, Trump lançait une bombe sur Twitter en annonçant qu’il avait demandé la démission de l’un des alliés les plus proches d’Israël à la Maison-Blanche et un des principaux partisans d’une ligne dure contre l’Iran : le conseiller à la sécurité nationale, John Bolton.

Pire encore, Trump a déclaré qu’il limogeait Bolton parce que les deux personnalités rencontraient « de forts désaccords » sur la politique et le secrétaire d’État de Trump a confirmé que le président était prêt à rencontrer le président iranien sans condition préalable.

Source : jforum

2. La Hongrie normalise avec la Syrie

La Hongrie a annoncé qu’elle allait nommer un chargé des Affaires consulaires pour la Syrie, devenant l’un des rares pays européens représentés dans ce pays avec lequel les diplomaties occidentales ont rompu après le déclenchement du conflit.

À partir de l’année prochaine, « un diplomate chargé de la Syrie se rendra occasionnellement sur place pour suivre le soutien humanitaire et diriger les affaires consulaires », a fait savoir à l’AFP le ministère hongrois des Affaires étrangères.

Le ministère affirme que cette décision correspond aux « pratiques d’autres pays de l’Union européenne » en Syrie.

La Hongrie, membre de l’Union européenne depuis 2004, dit avoir fourni une assistance aux chrétiens du Proche-Orient, y compris en Syrie, et explique qu’un « nombre considérable » d’étudiants syriens suivent actuellement un cursus universitaire sur son territoire.

Dirigée depuis 2010 par le Premier ministre de droite conservatrice Viktor Orban, la Hongrie a souvent été en désaccord avec les autres pays européens et les instances de l’UE, en particulier sur les questions migratoires.

Sources : Reuters et AFP

3. Irak : un général italien jugé !

En juillet 2003, à la suite de l’intervention américaine en Irak et en vertu de la résolution 1483 du Conseil de sécurité des Nations unies, l’Italie lança l’opération « Antica Babilonia », avec le déploiement de 3 200 soldats dans la province de Dhi Qar, majoritairement peuplée de chiites. La mission des militaires transalpins était alors d’œuvrer à la stabilisation de cette région.

Seulement, le 12 novembre de la même année à Nassiriya, la base « Maestrale », où était stationnée une partie du contingent italien, fut la cible d’une attaque suicide, menée avec un camion-citerne piégé. Bilan : 28 tués, dont 12 carabiniers, cinq soldats et 2 civils italiens.

Plus tard, le commandant du contingent italien en Irak, le général Bruno Stano, parti à la retraite depuis, a été traduit en justice. Il lui était notamment reproché de ne pas avoir pris les mesures de sécurité qui s’imposaient après avoir été averti par le renseignement militaire qu’une attaque contre la base Maestrale était imminente.

Le montant des dédommagements que le général Stano devra verser aux familles sera fixé par un autre tribunal.

Reste à voir si cette décision de justice fera jurisprudence de l’autre côté des Alpes… et si elle aura des conséquences sur la conduite des opérations militaires.

Source : Opex 360

4. Russie-France : Clash Choïgou/Parly

La défense russe appelle les États-Unis à redéfinir la « normalité » dans le cadre du droit international.

Réagissant aux propos tenus par le chef du Pentagone, qui avait exhorté la Russie à « se conduire comme un pays plus normal », les ministres russes des Affaires étrangères et de la Défense ont laissé entendre qu’ils n’avaient pas la même vision de la « normalité » que les États-Unis.

Le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, a répondu le lundi 9 septembre aux propos du chef du Pentagone, Mark Esper, qui avait souhaité samedi, suite à un entretien avec la ministre française des Armées, que la Russie « se conduise comme un pays plus normal ».

« Il nous a appelés à agir comme un pays normal, mais pas comme les États-Unis. Puisque dans ce cas-là, nous aurions dû […] bombarder l’Irak ou encore la Libye, en violation flagrante du droit international », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse aux côtés de Jean-Yves Le Drian et Florence Parly.

Le ministre a ajouté que, suivant cette logique, Moscou aurait dû « octroyer des millions pour l’ingérence dans les affaires des autres pays, comme l’avait fait le Congrès ».

Poursuivant son idée, il a estimé que la Russie aurait dû soutenir « un coup d’État anticonstitutionnel en Ukraine en février 2014, à l’instar des États-Unis et de leurs proches alliés, lorsque l’opposition ukrainienne, sous la pression des radicaux, des néonazis, avait foulé aux pieds un accord signé le 21 février 2014, par les pays membres de l’UE ».

« Nous allons probablement rester quand même anormaux pour l’instant », a de son côté ajouté Sergueï Choïgou, ministre de la Défense.

Jean-Yves Le Drian et Florence Parly ont quant à eux rencontré ce lundi 9 septembre leurs homologues russes en format 2+2 dans le cadre d’un dialogue intergouvernemental. Il s’agit de la première rencontre au format 2+2 depuis 2012, lorsque les ministres s’étaient réunis à Paris.

Source : https://fr.news-front.info

 

 

 

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SOURCE: FRENCH PRESS TV