Dans ce numéro de Zoom Afrique :
L’actualité en Afrique :
Une entreprise chinoise commande une usine de tuiles au Ghana ;
Forces armées de Côte d’Ivoire : Hamed Bakayoko fait une importante annonce ;
Guinée : un contrat à 800 millions de dollars pour l’aménagement du barrage hydroélectrique de Koukoutamba ;
Au Togo, la tension monte autour du franc CFA.
Les analyses de la rédaction :
Côte d’Ivoire :
La marine nationale, à savoir le chef d’état-major et plusieurs commandants, a été remaniée et les autorités ivoiriennes expliquaient que les personnes remplacées étaient globalement âgées, malades ou bien issues du camp des ex-rebelles.
Or le vendredi 22 février, c’est la marine nationale qui a accueilli le général de division Lassina Doumbia. Une première rencontre entre le CEMGA et l’armée de mer. Mais pourquoi la marine ? Lors de cette visite, l’officier général de la marine a indiqué que lui et ses hommes se tiennent entièrement à la disposition de M. Doumbia en vue de bâtir ensemble le modèle du soldat nouveau si cher aux autorités politiques. Or le concept de soldat nouveau est bien particulier par les temps qui courent.
À travers ces déclarations, on comprend mieux ce que cherche le nouvel officier général de la marine : il vise à mettre sur pied le concept de soldat nouveau (un concept produit par le système néo-libéral). Pour le chef d’état-major général des armées, ce concept consiste à former non pas des soldats, mais bien des mercenaires. D’où cette déclaration du chef d’état-major qui insiste sur la formation d’hommes censés être en mission permanente en temps de paix. C’est d’ailleurs le deuxième axe de son action de haut officier. La Côte d’Ivoire est-elle en guerre ? Non, mais après avoir soumis son économie au néolibéralisme et provoqué la désintégration de l’armée nationale, le temps est à la formation d’une armée de mercenaires. Et pourquoi ? Les USA et la Côte d’Ivoire semblent travailler sur la construction d’une base navale destinée à accueillir les Marines. Les Américains veulent surtout contrer l’extension de la Chine et de la Russie.
Mali :
Après n’être pas parvenue à imposer son plan de découpage du Mali, avec à la clé la séparation de l’Azawad au nord, la puissance d’occupation travaille depuis quelque temps à la problématique intercommunautaire.
Alors qu’il y a moins d’un mois, trente-sept personnes ont été tuées lors d’une attaque meurtrière dans un village peul du centre du Mali, une nouvelle attaque terroriste portant la signature de Daech a fait 17 morts dans la petite commune peule de Diankabo. C’est une attaque avec des explosifs dissimulés sur un cadavre qui a fait 17 civils morts et 15 blessés. Il s’agit encore de Peuls. Il est vrai que par ces temps d’ingérences militaires en tout genre au Sahel, les attaques terroristes doivent porter la signature du groupe terroriste Daech, surtout qu’Israël est déjà au Tchad et qu’il s’apprête à débarquer bientôt au Mali. Un cadavre piégé qui tue rappelle les heures les plus sombres de Daech en Irak et en Syrie. Cela s’explique-t-il par le fait que le peuple malien intensifie leur résistance à la force d’occupation ? La semaine dernière, le Premier ministre français disait que la lutte contre le terrorisme n’est pas terminée, voulant dire par là que la force Barkhane est là pour rester. Aussitôt après ce discours, de présumés terroristes ont mené une attaque le dimanche 24 février contre un camp militaire situé à une cinquantaine de kilomètres de Bamako, au Mali. Le camp abritait des militaires maliens, mais également des formateurs.
Cette attaque a justifié dans sa foulée des frappes aériennes et une extension des opérations soi-disant anti-terroristes. Certains analystes disent qu’il se peut que cela soit en fait le prélude à l’annonce de l’entrée en scène d’Israël au Mali.
RDC :
Alors qu’il y a quelques jours, le président de la République démocratique du Congo, Félix Antoine Tshisekedi, a engagé un cabinet de lobbying aux États-Unis d’Amérique nommé « Avenue Strategies Global » pour une note mensuelle de 90 000 USD, l’envoyé spécial des États-Unis pour la région des Grands Lacs, J. Peter Pham, s’est félicité le lundi 25 février des récentes sanctions américaines infligées à cinq personnalités congolaises, dont Corneille Nangaa, président de la CENI. Il précise que ces sanctions visent à lutter contre la corruption. Mais en quoi consistent réellement ces sanctions ? Claude Timmerman, analyste des questions africaines, nous répond.
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