À Paris, la France remporte un tout premier succès au Moyen-Orient, chose rare depuis qu'elle ne fait que s'aligner sur la politique expansionniste des États-Unis. En visite à Paris, le président irakien a promis que "13 éléments français de Daech", livrés par les FDS aux autorités irakiennes seront jugés sur place. Ce qui revient à dire que ces terroristes, dont certains mettent en relief, les liens avec les services secrets occidentaux, pourraient être surveillés de loin, voire exécutés dans la mesure où la peine de mort existe en Irak à l'opposé de la France.
Cette faveur, puisque c'en est une, est accordée par Bagdad à la France dans la foulée d'une séries de visites conduisant les responsables français en Irak, lesquelles visites devraient aboutir, apprend-on d'un communiqué de l'Élysée, au prochain déplacement du président Macron à Bagdad. Il s'agit effectivement d'une faveur puisque l'État irakien avait affirmé il y a trois jours n'accepter aucun daechiste de nationalité occidentale. Mais que demande l'Irak en échange?
À vrai dire, l'Irak vole bien au secours d'un président Macron qui pas trop aimé chez lui, pourrait désormais arguer "d'avoir su protéger les Français habitant l’hexagone en ayant en même temps un œil sur les Daechistes français"
Lundi 25 février, le président irakien, Barham Saleh, a voyagé à Paris où il s’est entretenu avec son homologue français, Emmanuel Macron. Lors de cette rencontre, les deux hommes politiques ont négocié différentes questions, dont le sort des membres français du groupe terroriste Daech qui après avoir été capturés en Syrie, ont récemment été remis à l’Irak.
Saleh dit aussi que les autorités françaises avaient demandé également à ce que les "daechistes français" soient jugés par un tribunal irakien.
Ces daechistes « sont accusés d’avoir commis des crimes contre les citoyens irakiens et d’avoir détruit les installations irakiennes et ils seront jugés selon la loi irakienne et c’est dans ce cadre que nous agissons», a d'ailleurs précisé, le président irakien, Barham Saleh, alors qu'il participait à une conférence de presse conjointe avec Emmanuel Macron.
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"Le feu vert du président irakien à ce que la justice irakienne vole au secours du Président Macron est considéré par certains analystes comme étant le reflet d'une exigence première : au train où vont les événements, les États-Unis d'Amérique entendent bien instrumentaliser l'Europe pour concrétiser les plans qu'ils ont échoué à concrétiser aussi bien en Syrie qu'en Irak. Le fait de vouloir maintenir 400 soldats US en Syrie s'inscrit dans le cadre de ce même plan. Or il est grand temps que la France se distingue bien de Big Brother aussi bien en Irak qu'en Syrie. Pour les analystes politiques qui suivent avec attention le cours des relations irako-françaises, la France ne peut entretenir de bonnes relations avec Bagdad si elle participe à une confrontation militaire engagée sous la houlette des Américains ou des Israéliens contre les Hachd al--Chaabi. Ceci dit, la décision de Trump de maintenir un nombre de militaires américains en Syrie a été bien saluée par M. Macron, ce qui est loin d'être un bon signe. Un retrait français de Syrie c'est rien comparé à ce que l'Irak s'apprête à faire pour la France. Après tout les daechistes français sont soupçonnés d'avoir des liens avec les services secrets occidentaux, estiment les analystes.