Dans ce numéro de Zoom Afrique :
L’actualité en Afrique :
Les analyses de la rédaction :
Djibouti
Djibouti gêne de plus en plus parce qu'il a l'air de ne pas vouloir rallier le bloc US/occidental dans la corne de l'Afrique. D'où sans doute des tentatives d'intimidation, d'avertissements qui semblent se multiplier sur un prétendu risque de conflit intercommunautaire.
À la suite d’un accident récent avec un pseudo groupe armé proche du lac Assal, l’ambassade de France recommande à ses ressortissants de rester sur les grands axes de circulation et de ne pas stationner dans des endroits isolés hors des agglomérations. Ce message avait pour but de tenir les ressortissants à l’écart, car des conflits avec l’étiquette intercommunautaire devraient être lancés.
Ce groupe armé a la même fonction que les autres groupes éparpillés à travers le Sahel dans le but de créer des instabilités et monter les différents groupes ethniques les un contre les autres. Cette technique est quotidiennement utilisée par l’Occident afin de pouvoir discréditer les gouvernements externes dont l’influence monte en flèche au désarroi des néo-colonisateurs. Pour Djibouti, le but serait avant tout de salir l’image du président et ensuite de discréditer la présence chinoise dans le pays. Ce piège vieux comme le monde n’étonne plus personne.
Va dans le même sens des articles qui supposent que l'état chercherait à cibler les membres de telle ou telle ethnie et communauté. Et pour cause, des accusations de meurtre à l’aide de produits biochimiques s’ébruitent dans le pays en essayant de faire porter le chapeau au président. Abdirahman Mousse Badar dit Abdi Hajji faisait ses ablutions devant la porte de sa maison pour la prière, deux miliciens l’ont attaqué. Les miliciens se sont approchés rapidement du vieux et lui ont saupoudré avec un spray sur le visage un produit chimique.
Il s'agit évidemment de tentatives de déstabilisation qui ont leur paire désormais au Mali, au Burkina Faso...
Est-ce un prélude à une intervention militaire contre Guelleh ?
Côte d'Ivoire
En Côte d’Ivoire, le gouvernement préparerait-il une guerre d’envergure ?
Des coups de feu et des explosions seront entendus mardi à Bouaké, la deuxième ville ivoirienne (Centre-Nord) au cours d'un exercice militaire dans la zone aéroportuaire de la ville.
« Dans la matinée du mardi 29 janvier 2019, l'armée ivoirienne exécutera un exercice militaire dans la zone aéroportuaire de Bouaké. Pendant son déroulement, des coups de feu et des explosions seront entendus. De même des véhicules et des engins blindés sillonneront les axes routiers avoisinants et des aéronefs seront engagés dans les airs », annonce un communiqué du Général de division, chef d'État-major général des armées, Lassina Doumbia.
Environ 300 soldats participeront à cet exercice qui est réalisé conformément au programme de préparation et d'entraînement des forces armées de Côte d'Ivoire (FACI).
Le nouveau chef de l’État-major récemment désigné par le président Alassane Ouattara, a commencé son programme concernant la préparation accrue des forces armées ivoiriennes. Abidjan se prépare, sans nul doute, à faire face à une guerre en interne de niveau national. Et pour cause, le remaniement au sein des autorités militaires, la mise en place de plus de 1 000 caméras de surveillance dans la capitale, les différents exercices militaires maritimes avec la coopération des États-Unis, et même les exercices militaires terrestres des forces armées françaises, montrent, en effet, que la Côte d’Ivoire est exposée à un grand danger. La situation ne semble tenir qu’à un fil. Mais à qui profite cette poudrière en Côte d’Ivoire ? D’abord à la France, qui tente de préserver ses intérêts dans l’Afrique de l’Ouest, pour le servir sur un plateau d’argent aux puissances anglo-saxonne et germanique, plutôt que de céder du terrain à la Chine et à la Russie. Par exemple, le grand projet de métro, qui a été considéré comme une arnaque selon beaucoup d’experts en raison du prix exorbitant, qui s’élève à 1 000 milliards de FCFA, s’est tout de même fait devancer par le projet d’autoroute mis en place par la Chine. Pékin n’a qu’un seul but, s’est de mettre en place son grand projet de la nouvelle route de la soie et continue de prendre beaucoup d’influence sur le continent africain. Ce qui inquiète les Occidentaux. Pour le moment, ce qui sauve la mise à la France c’est l’intérêt des États-Unis à repousser l’influence du bloc de l’Est et surtout le FCFA qui continue à mettre des bâtons dans les roues de la Chine.
Lors de l’acquittement de l’ex-président ivoirien, Laurent Gbagbo et de Charles Blé Goudé, la population a montré un soutien inattendu envers ces 2 personnalités politiques parce que justement ce sont des personnalités qui ont tenu tête aux puissances étrangères au prix de leur liberté. Les Ivoiriens, étant un peuple soudé et pacifiste, ne veulent plus voir un remake de 2011 avec les interventions barbares de l’armée française contre eux dans le but de préserver le diktat et s’occuper seulement des intérêts français et non des intérêts ivoiriens.
Nigéria
Les amis du Nigéria ne sont pas ceux qui, par une communication surfaite, proposent leur « aide » pour lutter contre les terroristes. Il s’agit plutôt d’embrasser l’ennemi nigérian pour mieux l’étouffer !
Premier pays producteur de pétrole en Afrique et sixième mondial avec 2,5 millions de barils par jour, le Nigéria a commis le « crime » de céder des puits de pétrole à la Chine. Une concurrence jugée insupportable pour les États-Unis, la France et l’Angleterre qui pompent le pétrole nigérian sans inquiétudes depuis 50 ans. De leur côté, les pétromonarchies arabes s’inquiètent d’un Nigéria trop puissant qui pourra ne plus se soumettre au diktat de l’Arabie saoudite et du Qatar sur le marché du pétrole et du gaz et ces pétromonarchies mettent la pression sur le gouvernement de Buhari. C’est pourquoi une répression a eu lieu contre la communauté chiite du Nigéria. Il semblerait que le président Buhari ait trouvé un moyen de contourner toutes ces pressions. Récemment, le président nigérian a tendu la main à la communauté chiite afin d’enclencher un processus de réconciliation. De plus, le leader chiite, cheikh Zakzaky, qui est emprisonné, sera libéré très prochainement.
Boko Haram est le cheval de Troie qu’utilisent les puissances impérialistes pour contrer la Chine et détruire la première puissance économique africaine qu’est devenu le Nigéria en le divisant en deux états comme au Soudan. Le président a d’ailleurs beaucoup misé sur ses capacités nationales et tente d’ouvrir la voie vers une indépendance économique en se détachant d’abord du dollar. Une démarche qui n'est pas au goût de tout le monde.
Mais le Nigéria de Buhari continue de ne pas rentrer dans les pièges occidentaux. Le président Buhari s’est mis l’Occident à dos. Et pour cause, le président Buhari a porté un nouveau coup à l’Occident. Le président nigérian Muhammadu Buhari était samedi sous pression internationale après sa décision de suspendre le président de la Cour suprême, à quelques semaines seulement des élections. Une mesure qualifiée de tentative de « coup » judiciaire par l’Occident. L’Union européenne, les États-Unis et la Grande-Bretagne ont bien démontré que cette décision ne leur plaît pas. Ils ont aussitôt exprimé leur préoccupation à propos de la suspension du juge Walter Onnoghen qui aurait pu leur servir de bouc émissaire lors des élections afin de contrer le président actuel Buhari.
Dans un communiqué samedi soir, la présidence du Nigéria a déclaré être déterminée à assurer la tenue d’élections libres et justes, mais qu’elle ne tolérerait aucune ingérence dans les affaires intérieures du pays. « Le Nigéria se réserve le droit d’être préservé des suggestions ou interférences concernant des affaires pleinement internes », a déclaré le porte-parole de la présidence Garba Shehu.
Suite à ces attitudes qui mettent en danger les intérêts occidentaux et aussi la volonté du Nigéria d’intégrer le BRICS, l’Occident cherche à tout prix à ne pas laisser le président Buhari à préserver le pouvoir. Mais ni le gouvernement de Buhari ni le peuple nigérian ne sont prêts à entrer dans les pièges des Occidentaux.
Regardez cette vidéo sur YouTube !