Le régime de Riyad a l’intention de juger deux militants actifs dans les domaines de religion et de recherches pour leur opposition aux nouvelles approches politiques et sociales du gouvernement.
La page appartenant aux « Détenus d'opinion » (Prisoners of Conscience, en anglais) sur Twitter et Facebook a annoncé que deux autres militants saoudiens seraient bientôt jugés aux tribunaux du régime saoudien.
Le missionnaire Ali Badahah et l’écrivain et chercheur saoudien Abdallah al-Maliki seront bientôt jugés clandestinement.
🔴We confirm the news that Scholar Abdullah al-Maliki and Sheikh Ali Badahdah will also be put to trial in secret sessions very soon!#SecretTrialsAreCrimes#لا_للمحاكمات_السرية pic.twitter.com/pFzZg4wcVA
— Prisoners of Conscie (@m3takl_en) August 25, 2018
Selon cette page, Badahah est l’orateur actif dans le domaine de la pensée islamique. Il est également professeur à l’université Malek Abdulmalek Abdelaziz à Djeddah.
Il y a quelques jours, la page appartenant aux « Détenus d'opinion » en Arabie saoudite a fait allusion aux arrestations en série dans ce pays et fait part des préparatifs du gouvernement saoudien pour organiser un procès clandestin d’un nombre de détenus, en disant que certains religieux de renom seraient bientôt traduits en justice de façon discrète.
Cela intervient alors que les organisations juridiques et internationales réclament la libération immédiate de ces prisonniers.
L’Arabie saoudite a expulsé récemment l’ambassadeur du Canada pour les prises de position d’Ottawa concernant la violation des droits de l’homme en Arabie saoudite après quoi les relations des deux pays se sont détériorées.
Pour rappel, le journal Al-Quds al-Arabi a fait part sur Twitter de l’arrestation du chef d’une des tribus les plus connues d’Arabie saoudite, Fayçal ben Sultan qui avait osé critiquer la situation économique déplorable dans le pays.
« Fayçal ben Sultan, le chef de la tribu d’Otaibah aurait été arrêté. Il avait critiqué sur Twitter la pauvreté endémique et la mauvaise situation économique en Arabie saoudite », a écrit Al-Quds al-Arabi.
Depuis son arrivée au pouvoir, le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a lancé une purge visant les militants, les opposants politiques et les religieux.