La représentante de la diplomatie européenne Federica Mogherini, a martelé, ce lundi 19 mars, que les sanctions contre l’Iran (pour satisfaire Donald Trump qui critique l’accord nucléaire, NDLR,) ne sont pas à l’ordre du jour de la réunion des chefs de la diplomatie de l’Union européenne (UE) à Bruxelles.
"La réunion ministérielle se penchera sur la stricte mise en œuvre du Plan global d’action commun et l’application de l’accord nucléaire signé entre l’Iran et les grandes puissances", ajoute la chef de la diplomatie de l'UE.
Alors qu’à Bruxelles, les Européens répètent leur soutien à l’accord nucléaire, le ministre français des A.E., Jean-Yves Le Drian, fait œuvre nouvelle: à peine trois semaines après sa mission en Iran où il s’est heurté au vif rejet des autorités de Téhéran sur l’idée d’une renégociation des capacités balistiques iraniennes, le haut diplomate français a demandé à ce que les débats européens autour du nucléaire iranien incluent le programme balistique et ce qu’il qualifie de « velléités hégémoniques » de l’Iran dans la région.
M. Le Drian a repris avant la réunion de Bruxelles son discours hostile, en traitant de suspect le rôle de l’Iran dans la région.
Les accusations de Le Drian coïncident avec les allégations sans fondement du porte-parole de la coalition saoudienne, Turki Al-Maliki, à propos de l’Iran.
Au seuil du quatrième anniversaire de l’intervention militaire meurtrière de l’Arabie saoudite contre le Yémen, et dans une rare apparition publique, le colonel Turki Al-Maliki, a tenté de justifier la défaite de Riyad au Yémen en prétendant avoir des preuves nouvelles concernant le supposé "trafic de missiles iraniens" à destination d’Ansrallah.
Ces missiles, Al-Turki a été incapable d’en décrire le type, le nombre ou encore les moyens de leur acheminement vers le Yémen.