Les négociations entre le parti au pouvoir et les opposants, sous l’égide de l’Église catholique ont été encore suspendues, samedi.
Les médiateurs ont souligné que les négociations avaient enregistré 95% de progrès, et qu’elles seraient reprises le 30 décembre.
« Nous pensons que vendredi 30 décembre sera le jour solennel au cours duquel l’accord sera adopté et signé. Nous sommes arrivés au bout du tunnel. La divergence sur la gestion consensuelle de la période transitoire a été aplanie à 95% », a déclaré à la presse le président de la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco), Mgr Marcel Utembi, cité par l’AFP.
L’accord aurait dû être signé samedi 24 décembre. Le parti au pouvoir réclamant la tenue de la présidentielle en avril 2018 et l’opposition exigeant des élections jusqu’à la fin 2017. Le camp du président Joseph Kabila a fini par accepter cette proposition.
En outre, les représentants du parti au pouvoir ont admis l’engagement du président de la République selon lequel il refuserait de modifier la Constitution dans le but de briguer un troisième mandat.
Le Conseil de transition sera chargé donc, pendant 12 mois, de diriger le pays jusqu’à l’organisation de nouvelles élections.
La désignation d’un Premier ministre issu du camp des opposants, est la pomme de discorde entre les deux camps, qui a abouti à la suspension des pourparlers.
Les désaccords qui subsistent sont néanmoins essentiels: Les sympathisants de l’opposant Etienne Tshisekedi sont favorables au partage du pouvoir pendant la période de transition, en particulier, en ce qui concerne le poste de Premier ministre et le contrôle des provinces.
Il y a également des divergences de vue sur la façon dont les deux camps utiliseront le délai donné par la médiation pour s’entendre.