Alors que le mandat du président Joseph Kabila arrive à terme, des Congolais manifestent en nombre dans les rues de Kinshasa et d’autres villes de la RD Congo en appelant au départ immédiat de Kabila qu'ils ne veulent pas voir briguer un troisième mandant.
La répression des manifestants a été sévère à Kinshasa et il semble même que 20 des protestataires ont été tués.
Selon l’agence de presse iranienne Isna, c’est hier soir mardi 20 décembre que les manifestations ont commencé sur appel du leader de l’opposition, Étienne Tshisekedi qui a demandé au peuple de faire barrage au président Kabila resté au pouvoir au-delà de son mandat et de ce que permet lui permet apparemment la loi constitutionnelle du pays. On lui reproche aussi de ne pas avoir organisé des élections pour assurer sa succession.
Des tirs auraient été entendus dans plusieurs quartiers de la capitale après minuit.
Le directeur du Bureau conjoint des Nations Unies pour les droits de l’homme, José Maria Aranaz a évoqué la mauvaise situation et précisé que des vérifications étaient sur le point de se faire afin d'élucider l'affaire.
En ce moment même à Kinshasa, les forces sécuritaires sont dans la rue et une interdiction de manifester a été annoncée. Des dizaines de manifestants ont aussi été arrêtés à Kinshasa et dans les autres villes du Congo.
Le Représentant spécial du secrétaire général de l'ONU en RDC, Maman Sambo Sidikou a affirmé dans un communiqué : « Je suis très inquiet à propos de l’arrestation de personnes qui expriment leurs idées politiques ; le personnel de l’ONU n’a pas pu avoir accès aux prisons pour savoir combien d’entre eux avaient été enfermés au juste. » Sidikou a alors appelé les autorités congolaises à mettre un terme aux arrestations d’ordre politique.