Déjà en berne, le secteur du tourisme français a enregistré un mauvais mois de juillet, l'attentat de Nice ayant notamment freiné encore plus les arrivées de touristes étrangers sur l'ensemble de l'Hexagone.
Le début de l'année a déjà été difficile dans la foulée du 13 novembre. La destination France était boudée par les voyageurs internationaux. Et même si la situation tendait à se normaliser, les arrivées par vols réguliers sur la période janvier/juillet ont accusé une baisse de 5,8% par rapport à la même période en 2015.
Mais au lendemain de la tuerie au camion sur la Promenade des Anglais le 14 juillet - qui a fait 84 morts et 435 blessés - les arrivées par avion de touristes dans tout l'Hexagone ont chuté de 8,8% entre le 15 et le 23 juillet, selon la société ForwardKeys qui analyse plus de 14 millions de transactions aériennes dans le monde chaque jour.
L'attaque a aussi amplifié la baisse des réservations de vols vers la France qui atteint désormais -20%.
L'attentat de Nice a entraîné une baisse du taux d'occupation de 5% à 10% dans la ville et sur la côte d'Azur jusqu'au 22 juillet.
Et à Paris, on peut anticiper une baisse de 20% dans l'hôtellerie et peut-être même pire dans la restauration.
Les autres régions ont subi moins de répercussions, mais les situations sont contrastées: la Normandie pâtit de l'absence des touristes américains et le littoral du Languedoc-Roussillon affiche des taux d'occupation de 10% pour l'hôtellerie et de 30% pour la restauration.
A contrario, le tourisme rural tire son épingle du jeu, tandis que la Bretagne comme le Poitou-Charente devraient faire une bonne saison, selon Hervé Becam.
Sur l'ensemble de le France, le cabinet spécialisé MKG estime que le Revpar recule de 6%. Si la tuerie de la Promenade des Anglais a freiné les arrivées de touristes en France, elle semble aussi avoir fait réfléchir certains Français qui devaient prendre des vacances.
Au total, le cabinet Pro-tourisme estime que juillet enregistrera une baisse de 4% des nuitées par rapport à juillet 2015.
Source: AFP