Il fut un temps pas si lointain où Israël lançait des frappes au missile de croisière massives contre la Syrie depuis le ciel du sud Liban pour en chasser le Hezbollah et la Force Qods qui suivant le tout dernier rapport d'AMAN, son renseignement militaire, travaillent à "lancer une offensive limitée depuis le Golan contre Israël". Après tout, ce ciel libanais, sud comme Nord, quasi annexé à Israël depuis 2005, date de "l'expulsion de l'armée syrienne du Liban sur fond de révolution de Cèdre", s'avérait totalement "inoffensif", presque un havre de paix quand on se rappelle avec quelle facilité l'Amérique a pu s'en servir pour dévaster le 4 août 2020 le port de Beyrouth. Or depuis la première semaine de février 2021, marquée, au milieux d'un assourdissant silence médiatique, par la première démonstration de force des missiles sol-air du Hezbollah dont l'un fait très ponctuellement pulvériser en plein ciel d'al-Zahrani (sud Liban), un drone tactique sioniste, en l’occurrence un Hermès 450 avec à son actif quelques 300 000 heures de vol, ce ciel libanais n'est plus ce qu'il était. Cette première semaine de février l'armée de l'air sioniste a perdu quatre drones entre le Liban et Gaza dans une espèce de chassée croisée DCA du Hezbollah-DCA de Gaza.
AMAN feint ne pas le voir, mais il sait bien que l'Armée de l'air sioniste se trouve désormais face à des unités de DCA, radars, missiles, drones compris, qui opèrent en complémentarité totale avec les entrepôts gros des milliers de missiles de précision de la Résistance et qui se trouvent éparpillés entre le sud du Liban, et Gaza en passant évidemment par le Golan, cette zone stratégique que l'armée syrienne a paré depuis juin dernier, date de la signature de son pacte militaire avec l'Iran de puissantes batteries de missiles anti-missile Khordad-3, alias tueur de Global Hawk. Début février s'imposa donc une nouvelle règle d’engagement signée Axe de la Résistance avec en perspective non plus seulement la destruction des Hermès 450 ou encore des Heron qui s'aventurerait à l'avenir dans l'espace aérien du Liban mais encore des carcasses fumantes des F-16, des F-18, des F-15 israélien abattus et gisant par terre, au Liban, en Israël voire en Syrie même.
Et si ce n'était que cela ! Le 9 février, les médias d'Israël, pays qui se targue d'avoir "l'appareil d'espionnage le plus performant du monde" qui se dit capable d'éliminer à quelques kilomètres de Téhéran, le physicien nucléaire en chef du pays Fakhrizadeh sans oser avouer que pour ce faire il a fallu, comme le reconnaît dans son édition du 10 février Jwich Chronicle, "une arme pesant une tonne" et en "connexion avec des satellites", ont rapporté un spectaculaire hold-up au cœur de la base aérienne la plus importante d’Israël, puis qu’abritant les fameux F-35 Adir, qui plus d'une fois ont servi d’épouvantail à l'adresse de l'Iran et de ses sites nucléaires. Sauf que la version israélienne de ce "hold- up" visant la base de Nevatim et que les officiels sionistes tentent, terrorisés visiblement à l'idée d'en avoir à révéler les détails, d'attribuer aux "bédouins palestiniens de Néguev", ne tient pas debout!
Le 9 février, cette version disait que deux "voleurs" à bord d'un véhicule de tourisme auraient tenté de s'infiltrer dans la base, et ce, au terme d'une course poursuite folle avant d'en être empêché juste à la porte de Nevatim. Puis elle disait que la police israélienne est à leur trousse sans pour l'heure avoir réussi à les tracer.
On sait désormais que les "fameux bédouins" auraient réussi à pénétrer les locaux les plus mieux protégés de la base en traversant deux murs de cinq mètres de haut, un fossé, une grille électrique et des systèmes de surveillance et de détection opto-électroniques. Ce qui veut dire qu'une "partie tierce" ayant des systèmes de guerre électroniques, des radars voire une certaine capacité satellite aurait pu assister sans doute par miracle les "ingénieux bédouins". On sait aussi par des fuites en direction d'AMAN, que l'objet du vol n'aurait pas été des "milliers de balles subtilisées" comme veut le faire croire Al-Shargh Al-Awsat dans un récent article publié précipitamment et en soutien à une armée israélienne et à son appareil de renseignement littéralement sous choc, mais un "dispositif électronique" de l'avionique du F-35 Adir... Et dire que les Emirats de Ben Zayed a si largement desserré les cordons de la bourse de se payer des F-35 !
L'histoire de "20 000 cartouches " subtilisés à Nevatim par les Palestiniens est d'autant moins convaincante que les officiers de la CIA aussi prendraient activement part dans la recherche de cette mystérieuse "commando bédouin" qui vient de prouver que le front de combat anti Israël s'est déplacé désormais depuis les frontières du sud Liban ou encore de Gaza en territoires occupés d'Israël, non pas aux colonies périphériques qui servent de tout temps de bouclier humain au centre de l'entité mais bien au cœur des bases militaires, soi disant les mieux fortifiées d’Israël. Curieusement les "deux bédouins " de Néguev sont partis du même principe que celui du Hezbollah quand il a envoyé en plein exercice militaire dit d'envergure "Lethal Arrow" organisé au mois d'octobre, un drone Mohajer-6 se balader au dessus du QG de la division 91 de l'armée sioniste en Galilée sans que son commandant, le général de brigade Saar Tzur qui se targue d'avoir longtemps combattu le Hezbollah ne s'en aperçoive. Sacrés bédouins! On se demanderait presque si cette équipe d'ensorceleurs surgi des déserts du sud d'Israël où gîte le réacteur nucléaire de Dimona et ses stockes de bombes atomiques, et ce sans que l'AIEA n'en demande des comptes, auraient été oui ou non en contact avec ces autres "cyber-bédouins", les dénommés Pay2Kay qui s'en sont pris, fin 2020, à l'Agence aérospatial d'Israël, IAI, pour "pirater" des milliers de fichiers liés au système de DCA israélienne, Dôme de fer mais encore à une longue liste de drones et d'avions made in Raphael ou Elbit. Car, toujours selon des fuites, ce "sous système électronique" détourné du F-35 Adir le 9 février contiendrait "des données" liés à l'ensemble des "améliorations apportées" par les Sionistes à cette "dinde volante" de l'Américain Lockheed Martin qu'est le F-35, pour que l'appareil puisse voler.
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Une chose est sûre : les opérations d'infiltration visant les sites militaires sensibles en Israël se multiplient à un rythme régulier, l'armée israélienne à travers tout les territoires occupés sous les yeux impuissants d'un appareil de renseignement et de sécurité défaillant.
En allusion aux exercices militaires récurrents menés en Israël, exercices annoncés souvent en grand pompe dont l'un vient de se dérouler ce 9 février sur les frontières avec le Liban, Israel Hayom dénonce "la rupture de l’armée avec la réalité sur le terrain" avant d'avertir que "les scénarios de guerre sont souvent élaborés en fonction des données issues des expériences du passé" et que partant "sont loin de correspondre à la capacité des ennemis" qui ne cessent de "surprendre l’armée israélienne" : "L’armée israélienne mène des exercices militaires le long des fronts, alors que comme l’indique un responsable militaire sioniste, tout le monde reconnaît que la prochaine guerre ne se borne pas aux frontières du nord et se déroulera en pleine ville, mais aussi sur le front du sud avec la bande de Gaza", dit le journal qui ajoute : "Pour un chef d'état-major qui dit avoir des plans pour bombarder l'Iran, cette incapacité à prévoir des surprises du camp d'en face est injustifiable. Car pendant que nous menons des exercices militaires au sol, à l'appui de notre Force aérienne et à nos capacités de renseignement, soit deux piliers de notre Défense, le camp d'en face nous prouve que ces deux "socles" ne suffisent plus ou ce qui revient au même, qu'ils sont dépassés".
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Israel Hayoum le dit sans vouloir en donner l'air : l'Armée de l'air sioniste ne sert plus à grande chose; le ciel d'Israël n'a plus de bouclier; Pire, les "bédouins venus de nul part s'emparent des sites militaires les plus sensibles d'Israël" sans même tirer un seul missile...