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Hezbollah : le ciel d'Israël déverrouillé, la DCA israélienne "aveuglée"

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
L'hélicoptère civil israélien qui s'est écrasé le 6 décembre 2020 en Galilée peu après la diffusion d'une vidéo mettent en scène l'infiltration du ciel "galiléen" par un drone de reconnaissance du Hezbollah. ( Twitter)

Aucun média mainstream n'a osé en parler et pourtant ce sera là le nerf de la Grande guerre à venir : à peine 48 heures après la médiatisation de ces "terrifiantes images" qui mettaient en scène un drone pour l'heure de reconnaissance du Hezbollah survolant en octobre le commandement de la division 91 de l'armée sioniste en Galilée, alors même que ce dernier pilotait un vaste exercice aérien, terrestre et naval du nom de "Lethal Arrow", Sky News a fait état de la destruction en plein ciel de cette même Galilée, d'un "hélicoptère civil".

Le fait de souligner le caractère civil de l'appareil dans une zone qui se trouve depuis quatre mois en état d'alerte a été peu convaincant comme cette enquête préliminaire publiée par les sources israéliennes comme quoi l'hélico s'est déchiqueté en mille morceau lors d'un clash avec un poteau électrique. Evidemment le sort du pilote ou d'éventuels passagers à bord reste entouré d'un halo d'incertitude, l'essentiel étant de marquer de très rapides évolutions en cours au nord et au sud de l'entité. Presque au même moment, une autre information et pas la moindre et cette fois, en provenance du front Sud est tombée sur les télex : un exercice de la DCA-éclair lancé à la hâte par Israël non loin des frontières de Gaza où le Jihad islamique, en commentant les images du drone du Hezbollah, venait tout juste de se féliciter de l'émergence d'une "force aérienne du Hezbollah" et du "tournant majeur" que cela constituait, force dont les capacités et la vertu "bénéficieraient à l'ensemble de la Résistance".

Selon l'hebdomadaire sioniste Makor Rishon, cet exercice de trois jours de la DCA israélienne, organisé si précipitamment, aurait pour but de "préparer le Dôme de fer (1ère couche du bouclier antimissile sioniste) à tous les scénarios de guerre possibles et l'éventail est large: les intrusions polyvalentes, les tirs de missiles de croisière et chose nouvelle, l'attaque des nuées de drones kamikazes". Visiblement sous choc après le coup du Hezbollah en Galilée, l'armée sioniste citée par le journal affirme qu'elle "s'attend au pire" à savoir à "ce que les nuées de drones-kamikazes ou armés de missiles de croisière attaquent les batteries de la DCA israélienne, Dôme de fer entre autres". Puis le journal évoque aussitôt Ashkelon, ce port gazier israélien qui juste avant la diffusion de la vidéo du Hezbollah en Galilée, avait fait l'objet à la mi-novembre avec Ashdod et le sud de Tel-Aviv d'une attaque aux 5 missiles sans que le Dôme de fer s'en trouvasse alerté. Pour cacher la fatale angoisse d'avoir en face, un ennemi farouche qui maîtrise désormais comment "déverrouiller le ciel d'Israël" et partant, aveugler "les radars des unités de DCA sioniste", le porte-parole de l'exercice ajoute une dimension parfaitement insignifiante à tout ce bazar,  à savoir "surveiller les frontières".

Mais les frontières, Israël en a-t-il vraiment? Au fait au train où vont les événements, l'entité n'a plus aucune frontière. La chaîne 12 de la télévision d’Israël le faisait remarquer d'ailleurs dimanche quant elle a diffusé un document confidentiel de l'armée israélienne, selon lequel la ville d'Ashkelon, "se trouve très vulnérable en cas de toute confrontation militaire avec Gaza" d'autant plus que "ce port gazier serait la principale cible des missiles palestiniens".

Mais ni le porte-parole de l'exercice de la DCA sioniste ni la chaîne 12 n'ont osé aller jusqu'au bout de leurs aveux : comment le Hezbollah a-t-il su "aveugler" les radars de Dôme de fer sur le front Nord et provoqué ainsi une si grande panique au sein de l'état major israélien pour que ce dernier lance sans préavis des manœuvres-éclair sur le front Sud? La réponse est claire : si un seul drone Mohajer-4 du Hezbollah a su distraire la "barrière radar israélienne" pour entrer si facilement en Galilée, d'autres drones Mohajer sauront le faire en partance de Gaza. Et puis en termes de synergie inter Résistance, Israël a déjà le cœur net, cette synergie est parfaite, ce qui fait qu'il pourrait même avoir à affronter des attaques au drone conjuguées à partir du front Nord et Sud en même temps.

C'est en se référant à cette synthèse catastrophique de la situation "sécuritaire" que le ministre de la Guerre Gantz a lancé dimanche un appel de détresse et ce, en présence du chef de l'état-major, Aviv Kochavi, poussé visiblement vers la porte pour cause de ses récents propos où il s'est affiché en Galilée en affirmant que l'armée israélienne est prête à entrer en guerre contre l'Iran. Gantz a dit : "L'armée israélienne devait revoir les modalités de recrutement de soldats ! Israël a besoin d'un cadre global pour recruter des militaires pour l'armée". 

Et dire qu'au bout de 70 ans d'existence, une colonie métastatique militaire, n'a pas encore un cadre de recrutement! A défaut de "jeunes sionistes désireux de servir sous le drapeau d'une entité condamnée" certains observateurs ont vu à travers cet appel de Gantz, la perspective d'une "mercenarisation" de "Tsahal".

Lire aussi : Ciel de la Galilée déverrouillé : "les radars israéliens parfaitement aveuglés"

Mais même avec une Armée de terre "mercenarisée", Israël ne saurait venir au bout de la méga brèche qu'a ouverte le Hezbollah en Galilée. La Résistance libano-palestinienne sait comment lancer des assauts électroniques pour "édenter" une DCA et c'est le moins qu'on puisse dire. Après tout, ces images que l'axe Ankara-Tel-Aviv ont fait circuler tout au long de mois d'octobre, mettant en scène des "batteries de S-300 arméniennes" être pulvérisées sous les frappes des drones Bayraktar et Harop, n'ont eu rien de nouveau pour la Résistance, celle-ci ayant déjà surmonté cette étape un certain septembre 2019, quand une nuée de drones-missiles de croisières d'Ansarallah a frappé le Saoudien Aramco... 

 

 

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SOURCE: FRENCH PRESS TV