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L’actualité en Afrique :
Le Cameroun cherche des opérateurs désireux d’entreprendre dans l’aquaculture locale
Ouganda : les sites touristiques rouvrent, pas les frontières
RDC : de nouvelles nominations dans l’armée et la magistrature « accueillies favorablement par la population »
Les analyses de la rédaction :
RCA : un coup d’État contre Touadéra en cours ?
En RCA, pays où le président Touadéra a su comment défier les plans néocolonialistes, une nouvelle tentative de déstabilisation semble être en cours :
À la manière d’Ouattara de 2011 qui a appelé la France à une intervention militaire pour chasser le président élu et légal, Gbagbo, de son palais présidentiel et d’organiser par la suite un vote spectacle et le placer à la tête de l’état ivoirien, l’ex-président centrafricain François Bozizé a annoncé samedi 25 juillet sa candidature à l’élection présidentielle de décembre 2020.
Après six années d’exil à l’étranger, François Bozizé est revenu mi-décembre en catimini à Bangui juste un an avant le scrutin présidentiel.
Il n’a d’ailleurs pas hésité samedi à critiquer le président Touadéra, dénonçant une « absence de démocratie » du « régime » en place, « la confiscation du pouvoir par un petit groupe d’individus », ou encore « les malversations financières érigées en mode de gouvernance ».
Et ce, alors que depuis des mois la force d’occupation cherche à diviser les rangs du gouvernement, à accuser les ministres de l’ex-Séléka de confessionnalisme, de favoritisme, etc., et de provoquer les dissensions sur le terrain entre les ethnies et d’y impliquer d’une façon ou d’une autre l’armée centrafricaine.
Mais la force d’occupation est loin d’atteindre son objectif qui est le renversement du président centrafricain. Doté d’intelligence et en mathématicien habile qu’il est, il a très bien su défausser jusqu’ici tous les calculs de la force d’occupation.
D’ailleurs, le président de la République centrafricaine, Faustin Archange Touadéra, avait accordé une audience à l’ancien président François Bozizé quelques semaines après son retour à Bangui. Touadéra sait comment s’y tenir et contrôle la situation à sa manière.
RDC : les pro-Kabila manifestent
C’est une rude contre-attaque : des milliers de partisans de l’ex-président de la République du Congo Joseph Kabila, très remontés contre son successeur Félix Tshisekedi, leur partenaire au sein de la coalition au pouvoir, ont manifesté jeudi à Kinshasa
Les USA et leurs acolytes qui font tout pour pousser Tshisekedi à devenir un dictateur sans foi ni loi en ont eu pour leur grade.
Les manifestants ont défilé sous la bannière du Front commun pour le Congo (FCC, pro-Kabila), force politique largement majoritaire au Parlement, exigeant « le respect de la Constitution ».
Le FCC a dénoncé en début de semaine des « dérives dictatoriales » en RDC. Ses cadres, à commencer par le Premier ministre Sylvestre Ilunga, reprochent au président Tshisekedi des nominations unilatérales dans l’armée et la justice.
« Le FCC est troublé par le comportement de son partenaire, en inadéquation avec les règles du jeu qui fondent la coalition », a déclaré à la presse le coordonnateur du FCC, Néhémie Mwilanya, ancien directeur de cabinet du président Kabila.
Il est vrai que la purge menée par Tshisekedi dans la justice et dans l’armée se poursuit alors que les tensions sur les frontières, la perspective des incursions terroristes se font grand.
On pousse Tshisekedi à lâcher ses pairs kabilistes et à ouvrir les portes de la RDC aux bases américaines et européennes et à faciliter par lui-même le démembrement de l’État qu’il gouverne…
Mais de son côté, le peuple congolais est conscient et observe les évolutions de son pays.
Nigeria : nouvelle incursion de forces étrangères ?
Les Nations unies ont condamné le meurtre mercredi de cinq civils, dont trois travailleurs humanitaires par un groupe armé dans le nord de l’État de Borno, situé dans le nord-est du Nigeria.
Par la voix de son porte-parole, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a fermement condamné ces meurtres. Dans un communiqué publié jeudi soir, M. Guterres a appelé les autorités nigérianes à ne ménager aucun effort pour identifier et traduire rapidement en justice les auteurs de ces meurtres.
La suite logique de ces meurtres serait le déploiement massif et la présence des forces étrangères incluses dans diverses missions de l’ONU permettant ainsi de créer une brèche ouverte aux terroristes.
Les terroristes Boko Haram que les forces nigérianes combattent férocement.
« L’ONU est préoccupée par le nombre de points de contrôle illégaux pour les véhicules qui ont été mis en place par des groupes armés non étatiques le long des principales routes d’approvisionnement humanitaire. “Ces points de contrôle perturbent la fourniture d’une assistance vitale et augmentent les risques pour les civils d’être enlevés, tués ou blessés, les travailleurs humanitaires étant de plus en plus pointés du doigt”, a déploré M. Kallon », peut-on lire dans les médias mainstream.
La suppression des points de contrôle sera donc la prochaine étape pour une force d’occupation qui cherche à se faciliter la tâche et de ne rencontrer aucun obstacle…
De plus, Borno est un État du nord-est du Nigeria, à la frontière du Tchad et du Niger.
N’empêche que l’armée tchadienne de Déby a prouvé lors de l’opération de Colère de Bohoma qu’elle ne lâche pas du leste et qu’elle est prête à aller jusqu’au bout.