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L’actualité en Afrique :
Burkina Faso : Bilan de la mise en œuvre de l’Infrastructure qualité
Kenya : Vinci et Meridiam vont bientôt démarrer les travaux de l’autoroute Nairobi-Mau
Zambie : Sinohydro mènera les travaux de génie civil de la centrale solaire de Kalulushi (200 MW)
Les analyses de la rédaction :
Burkina Faso :
Ça bloque visiblement sur la région des 3 frontières : l’armée burkinabé tout comme ses homologues malienne, nigérienne et tchadienne ne fonctionnent pas comme le souhaitent les USA et elle fait ce qui semble bon aux intérêts nationaux plutôt que ce que dicte l’axe US-OTAN.
Après avoir organisé par terroristes interposés des tueries absolues contre l’armée nationale du Burkina Faso puis concocté de mises en scène de tuerie dirigées contre la population dans le strict sens d’en accuser les forces armées nationales du Burkina Faso (FAN), voici l’Amérique qui entre directement à peine deux semaines après un rapport de HRW qui accuse sans preuve occulte les FAN d’avoir perpétré des massacres contre des Peuls entre novembre 2019 et juin 2020.
L’ONG Human Rigths Watch a établi qu’au moins 180 personnes avaient été enterrées par les habitants de Djibo dans des fosses communes, entre mars et avril. Selon les témoignages recueillis par l’ONG, « les morts avaient été abandonnés entre novembre 2019 et juin 2020, par groupes de 3 à 20 selon les cas, le long des routes principales, sous des ponts, ainsi que dans des champs et des terrains vagues ». La plupart d’entre eux ont été retrouvés « les yeux bandés, les mains attachées et battus ».
Les USA annoncent sur base de ce même rapport, rédigé sans doute sur ordre de l’équipe Afrique de l’administration anti noir et suprématistes des USA de cesser leur aide militaire et sécuritaire au Burkina Faso.
Selon les données de l’ambassade des États-Unis au Burkina, l’assistance américaine à la sécurité du Burkina Faso permet, chaque année, à plus de 3000 soldats, gendarmes burkinabè de recevoir directement des programmes américains de formation et d’équipement, y compris une formation au maintien de la paix. Les USA prétendent également que le programme Antiterrorism Assistance (ATA) fournit 5 millions de dollars (plus de 2,5 milliards FCFA) de programmes pour développer la capacité des enquêteurs burkinabè chargés de l’application des lois à gérer des enquêtes terroristes complexes et à améliorer les capacités du Burkina Faso à protéger ses frontières, à détecter et à empêcher l’entrée de terroristes connus ou présumés et de leur matériel.
Un autre point à relever : l’émergence dans tous les rapports d’Amnesty et des instances similaires du nom des Peuls.
En effet cette population nomade dont la présence est partout visible dans les pays de l’Afrique de l’Ouest et dont la foi musulmane sensibilise à excès les grandes puissances, est une proie favorite pour les groupes terroristes que les services secrets occidentaux forment, financent et soutiennent… et pourquoi ?
C’est en plaçant face à la minorité musulmane Peul dispersée à travers toute l’Afrique de l’Ouest que les puissances occidentales cherchent à y déclencher des foyers de conflits ethniques.
Il ya là également l’ébauche d’un autre dessin diabolique : la création d’un état indépendant Peul qui sera une bombe à retardement propre à faire éclater plusieurs pays de l’Afrique de l’Ouest.
RDC : le coup de poker de Tshisekedi ?
Alors que les pressions se multiplient contre le président congolais, Félix Tshisekedi pour qu’il cède aux exigences franco-US et abandonne son alliance avec son prédécesseur Joseph Kabila, les USA semblent satisfaits des derniers changements au sein de l’armée congolaise à savoir le remaniement de l’inspecteur général des forces armées, John Numbi Banza Tambo et de son remplaçant, le général Gabriel Amisi Kumba.
John Numbi Banza Tambo sanctionné depuis 2016 par les Américains et les Européens a été nommé commandant de la 50e brigade chargé de la sécurité de la ville de Kinshasa sous la présidence de Laurent-Désiré Kabila, et après la mort du président, son successeur Joseph Kabila l’a nommé en mars 2001 chef d’état-major de l’armée de l’air. Sous présidence Tshisekedi il a été nommé inspecteur général des forces armées.
Mais ce changement au sein de l’armée est-il réellement une victoire pour les USA ?
Du côté américain, on se frotte les mains et crie à une victoire : via Twitter, Tibor Nagy, secrétaire d’État adjoint américain aux Affaires africaines, déclare que son pays soutient l’engagement du président de la République Démocratique du Congo à professionnaliser l’armée.
Idem pour l’ancien envoyé spécial du président américain dans la région des Grands Lacs, J.Peter Pham, qui a félicité Félix Tshisekedi pour le progrès continu du programme de la réforme en RDC.
« Les USA soutiennent les aspirations du peuple congolais à la démocratie et à l’État de droit, » a-t-il indiqué.
Mais qui le remplaçant du général Numbi ?
Gabriel Amisi, alias Tango Four, est également sanctionné par les USA et l’UE, accusé par Washington et Bruxelles « d’entraves au processus électoral et d’atteinte aux droits humains » dans les dernières années de la présidence de Kabila, entre 2015 et 2018.
Les USA ont peut-être vendu la peau de l’ours avant de l’avoir tué : Félix Tshisekedi semble avoir compris le jeu américain et s’y prête donc à ce jeu… Ce n’est pas sans raison d’ailleurs que la puissance colonialiste multiplie les pressions contre le président congolais et tente de le faire céder via des déstabilisations qu’elle provoque dans l’est et le nord-est du pays.
Le Sénégal n’accepte aucune ingérence :
Le Sénégal de Macky sall n’est pas ce dont il était il y a quelques années…
À preuve : après avoir rejoint le corridor anti-sanctions entre l’Iran et le Venezuela qui vise à contourner le dollar, il fallait bien riposter au langage ordurier de l’ambassade suisse contre le Sénégal et le peuple africain en général.
L’ambassadrice de Suisse à Dakar a été convoquée en milieu de semaine par le ministre sénégalais des Affaires étrangères, Amadou Ba, pour une séance d’explication.
Le chef de la diplomatie sénégalaise n’a pas du tout aimé les propos publiés dans la presse suisse alémanique par l’époux de l’ambassadrice.
Tout part d’un texte en allemand intitulé « Die Zukunft Afrikas zu Gast », que l’on peut traduire en français par « L’avenir de l’Afrique en tant qu’invité ». Le titre donne déjà le ton.
Un texte écrit après que le couple a accueilli deux jeunes Camerounais chez eux dans le cadre d’un programme scolaire. Et force est de constater que le mari de l’ambassadrice suissesse n’en garde pas un bon souvenir : « Comment apprendre la décence et le respect quand vos parents ne connaissent pas eux-mêmes le sens de ces mots ? », s’interroge l’homme, qui rajoute que ces jeunes « jettent des bouteilles de plastique dans le jardin et n’ont aucune bonne manière ».
Mais Waldemar Krupski ne s’arrête pas là. Lui qui se sent « désespéré » par l’attitude des deux adolescents de 17 ans qu’il logeait chez lui, va même jusqu’à critiquer leurs vêtements en utilisant des comparaisons plus que limites : « Leur t-shirt représente un mois de salaire de notre femme de ménage, leurs chaussures trois mois de salaire de notre jardinier. » Et d’en rajouter une dernière couche, en estimant que les écoles privées dakaroises « ne pourraient survivre si la direction osait expulser les enfants des potentats locaux ». Comprendre que selon le mari de l’ambassadrice, dont beaucoup s’accordent à dire aujourd’hui qu’il est ouvertement raciste, l’argent est la seule chose qui vaille au Sénégal.
Amadou Bâ, très remonté, a convoqué Marion Weichelt ce mercredi. Une rencontre au terme de laquelle, les autorités sénégalaises ont sorti un communiqué pour rendre public l’incident.
« Il a été clairement notifié à la diplomate le caractère inacceptable des propos de son conjoint qui constituent une violation flagrante des principes élémentaires de courtoisie et de non-immixtion dans les affaires intérieures de l’État accréditant ».
Et d’ajouter : « lesquels principes doivent guider, au quotidien, et en toute circonstance, le comportement d’un chef de poste diplomatique et des membres de sa famille, conformément aux dispositions pertinentes de la Convention de Vienne du 18 avril 1961 sur les relations diplomatiques », rappelle le ministère.