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Les analyses de la rédaction :
1- Création du Fonds Souverain de Djibouti, « instrument clé d’épargne intergénérationnelle et de politique de modernisation »
Un fonds souverain se veut être créé à Djibouti dans le but de pouvoir investir dans les secteurs clés ayant trait avec la sécurité et qui de surcroît faciliterait la participation des pays voisins ? L'idée paraît fédératrice dans une Corne de l'Afrique que le camp atlantiste veut atomiser puis démembrer. Cette semaine l'Éthiopie a pilonné les positions de l’armée soudanaise pour cause de litige lié au barrage de la Renaissance qui provoque aussi des grincements de dents en Égypte, et ce pour le grand bonheur d'une Amérique qui divise pour mieux régner. Alors un fonds souverain inter-région cela pourrait venir de qui ? Visiblement de la Chine, déterminée à stopper l’expansionnisme US.
La République de Djibouti annonce la création du Fonds Souverain de Djibouti (FSD) suite à la loi du 29 mars 2020 et aux décrets d’application promulgués le 24 juin 2020.
La création de ce fonds est une mesure phare de la « vision 2035 » qui guide l’action gouvernementale et oriente la stratégie économique du pays sur le long terme : c'est-à-dire se positionner comme un hub commercial, logistique, portuaire et numérique incontournable.
Il s’agit maintenant d’impulser une nouvelle phase et de doter le pays d’un instrument d’action mobilisateur de moyens, avec des capacités réelles d’investissement, un véritable outil de transformation économique accélérée. C’est la mission du Fonds.
Institué sous forme d’une société anonyme de droit privé dont le seul actionnaire est et demeurera l’État de Djibouti, le Fonds appartient à tous les Djiboutiens. Il s’inscrit pleinement dans l’impératif de développement du pays et a pour but de « rassembler » les richesses nationales pour démultiplier la capacité de Djibouti à investir rapidement, à se moderniser, à maximiser son potentiel économique et son attractivité. Cet outil agit pour la croissance et pour l’emploi d’aujourd’hui, tout en privilégiant la constitution de réserves importantes pour les générations futures. C’est un instrument intergénérationnel qui rapproche les exigences du court terme avec celles du long terme.
Le Fonds a aussi pour objectif d’accentuer la « capacité d'agir » de Djibouti. Il permettra de mieux maîtriser les projets tout en privilégiant les intérêts nationaux et stratégiques du pays, d’augmenter sa marge de négociation avec des partenaires locaux ou internationaux et d’être le partenaire solide et engagé que recherchent les investisseurs extérieurs.
Les investissements du Fonds ciblent prioritairement la République de Djibouti et les pays ayant un lien économique avec elle, en particulier la région de la Corne de l’Afrique. Il s’agit d’investir et de co-investir dans des secteurs clés de l’économie comme les télécoms, les nouvelles technologies, l’énergie, les infrastructures, la logistique, l’agriculture et la pêche. Le Fonds aura pour vocation de privilégier les projets soutenant une croissance durable et la mise en œuvre de la transition énergétique.
Le Fonds n’est pas un « capital-risqueur » dont l’ambition serait de générer des marges et des revenus à court terme. Le Fonds est un investisseur de long terme tenu de réinvestir la totalité du résultat net de son activité.
Le Fonds a choisi une structure de financement pérenne qui réunit une mise de fonds initiale significative avec des ressources récurrentes. La loi l’instituant prévoit des dotations étalées dans le temps qui pourront atteindre 1,5 milliard de dollars en dix ans.
La transparence et la gouvernance sont des éléments-clés de la légitimité et de la crédibilité du Fonds. Dans ce domaine, le Fonds est placé au niveau des meilleurs standards internationaux en matière d’indépendance et de responsabilité de ses organes de gestion, de gouvernance d’entreprise, de transparence et de rapport de performance, en conformité avec la loi djiboutienne et les Principes de Santiago.
Avec la création du Fonds Souverain de Djibouti, malgré la crise sanitaire mondiale liée à la pandémie de coronavirus, le pays est décidé, plus que jamais, à investir dans l’avenir et l’économie de demain.
2- Crise politique / sociale / sanitaire aux USA : l'ambassade US au Mali ose donner des leçons aux Maliens!
Alors que les médias néocolonialistes, a commencé par RFI et AFP, défigurent le mouvement de protestation au Mali où la population manifeste pas seulement contre les défaillances du gouvernement IBK, mais contre la cause suprême de ces défaillances à savoir une puissance d'occupation française qui refuse de se désengager et de laisser aux Maliens le droit de décider de leur sort, l'ambassadeur US au Mali vient de sortir du bois et sans honte. Depuis un mois l'Amérique est le théâtre de manifs d'envergure contre le système politique discriminatoire et raciste qui voit dans les Afro-Américains des citoyens de seconde zone et l'ambassade US au Mali ose donner des leçons aux Maliens! Les États-Unis sont opposés à tout « effort visant à imposer un changement anticonstitutionnel du gouvernement au Mali ». De surcroît l’Ambassade dit suivre de près les manifestations comme pour menacer les Maliens et a l'outrecuidance de brandir sous le nez des manifestants tous les outils avec lesquels la force d'occupation de Barkhane sème depuis 7 ans son terrorisme, ses violences et ses divisions à travers le Mali.
« Les États-Unis se joignent à L’ONU, à l’EU et à L’AU pour appeler tous les acteurs au dialogue et à la retenue ». La question : M. l'ambassadeur US n'a-t-il pas peur du ridicule en faisant la leçon au peuple et a l'État malien? La réalité est que l'Amérique et la France ont peur. Pour ces milliers de Maliens qu'on dit exiger le départ d'IBK, la source du mal au Mali va au-delà d'un Président faible et manipulable. IBK devra partir pour avoir composé avec l'occupant.