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Zoom Afrique du 20 juin 2020

Zoom Afrique du 20 juin 2020

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L’actualité en Afrique :

  • Côte d’Ivoire : le gouvernement inaugure une usine d’eau potable à Tiassalé
  • La communauté chinoise fait don de matériel médical et de nourriture au Ghana dans le cadre de la lutte contre le COVID-19
  • Au Burundi, Évariste Ndayishimiye prête serment et prend la tête de l’État

Les analyses de la rédaction :

1- Mali : l'opération de diversion nouvelle démonstration de force des opposants au président IBK

A en croire le RFI, ces milliers de Maliens qui se sont rassemblés le vendredi 19 juin à l'appel de l'imam Dicko, seraient venus pour exiger le départ d'IBK. RFI écrit: « Au Mali, c’est la 2e manifestation organisée par la coalition d’opposants. Le M5 qui rassemble société civile, partis politiques d’opposition et religieux, a appelé les Maliens à descendre dans la rue ce vendredi. Au menu, un seul mot d’ordre : réclamer la démission du président IBK au pouvoir depuis 2013.

Cette manifestation s’annonçait plus tendue que la précédente. La tension est montée d’un cran ces derniers jours dans la capitale. Ce vendredi, comme le 5 juin, plusieurs dizaines de milliers de manifestants ont répondu à l’appel du M5, ce mouvement qui rassemble politique religieux et société civile. Sur la place de l’indépendance, à la tribune, se sont enchaînés aujourd’hui des chants, notamment l’hymne national et des prières. Autour du monument de l’indépendance, on entendait les Bamakois scander " IBK dégage ", le principal slogan de la rue depuis début juin. »

« Alors aujourd’hui, même si tous insistent sur le caractère pacifique de leur action, cette fois-ci, le mouvement de contestation a envoyé des émissaires à Koulouba pour aller chercher la lettre de démission du président. Mais ils n’ont pas pu acheminer cette lettre, bloqués par les forces de l’ordre. Dans la déclaration finale du M5 ce vendredi, Cheick Oumar Sissoko, l’un des leaders prévenait : si les revendications ne sont pas entendues, "le peuple exercera son droit à la désobéissance civile". "Nous serons non violents. Mais nous allons nous battre jusqu’à la satisfaction de notre demande", a conclu vendredi l’influent Imam Mahmoud Dicko, l’un des leaders sinon le leader du M5 », ajoute RFI. 

Une lecture attentive de ce reportage semblablement neutre de RFI révèle plusieurs inquiétudes: le média tente par tous les moyens possibles de donner au mouvement une dimension de contestation sociale interne, faisant incomber toute la faute au Président et cherchant volontairement à en supprimer l'aspect anti Barkhane. D'où d'ailleurs la tentative de RFI de chercher à reléguer au second plan le rôle des leaders religieux dans cette énorme mobilisation de la foule qui effraie la force d'occupation.

Mais qui croirait une telle falsification ? IBK que la France semble être prête à sacrifier pour rester au Mali est l'homme par qui l'occupation française s'est institutionnalisée. Si les Maliens lui en veulent à ce point, c'est qu'ils voient en lui un homme-lige. L'information devient encore plus intéressante quand le média parle de la médiation de la Cédéao : « Puis jeudi, c’est la Cédéao qui a tenté une médiation. Trois ministres des Affaires étrangères, le Nigérien, le Nigérian et l’Ivoirien ainsi que le président de la commission ont rencontré tous les acteurs de la crise. La mission note que l'arrêt de la Cour constitutionnelle dans le cadre du contentieux des dernières élections législatives est à la base de la crispation socio-politique actuelle. Elle invite donc le gouvernement de la République du Mali à reconsidérer les résultats de toutes les circonscriptions ayant fait l'objet de révisions par l'arrêt de la Cour.

De nouvelles élections partielles pour les circonscriptions concernées devraient être organisées dans les meilleurs délais. En outre, la mission insiste sur la nécessité d’œuvrer pour le rétablissement d’œuvrer pour le rétablissement d'un climat de confiance renouvelée entre les parties maliennes, éviter la violence, mettre en place un gouvernement consensuel d'union nationale tenant compte des recommandations du dialogue national inclusif, accélérer la mise en oeuvre de l'accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu du processus d'Alger. »

Tout ceci pour arriver à cette conclusion : « Les Maliens manifestent contre IBK pour pouvoir mieux appliquer l'accord d'Alger. Ils veulent une réorganisation des élections dans certaines circonspection. » Voyez-vous le piège ? A travers ce vaste mouvement anti-occupation, la France cherche très hypocritement à imposer sa dynamique de démembrement du pays et de sa désunion. 

2- Djibouti/Érythrée: qui veut susciter la guerre ?  

L’Érythrée est retombée en disgrâce auprès de l'UE non pas parce que le budget manque mais parce que le QG militaire de la guerre Riyad/Abou Dhabi contre le Yémen, l’Érythrée veut le reprendre, si on en croit l'Afriqueintellignece. Du coup, il faut faire en sorte que l’Érythrée pro Chinois et pro Russes, ne se mettent pas à liguer sur Djibouti d'Omar Guelleh où la Chine possède sa base navale extraterritoriale. D'où cette affaire de l'officier putschiste qui aurait fuit Djibouti avant d'être traquer et capturé par l'Ethiopie et être livré à Guelleh.

Les médias pro-Occident accusent Guelleh de chercher la querelle, ce qui pourrait être juste mais ils ne disent pas qui en est à l'origine.

HCH24 écrit : « Ismaël Omar Guelleh veut relancer la guerre avec Asmara pour calmer les mécontentements de l’intérieur. Le lieutenant Fouad Youssouf Ali, pilote des forces de l’armée de l’air djiboutienne, a pris la fuite vers l’Éthiopie le 27 mars 2020. Il fut interpellé à Addis-Abeba le 8 avril 2020 et remit à l’autorité djiboutienne le 10 avril 2020. Depuis son transfert à Djibouti jusqu’au 26 avril 2020, le lieutenant Fouad Yousosuf Ali a été détenu dans les geôles de la police politique djiboutienne — SDS — pour subir toutes sortes de tortures afin de l’obliger à accepter de reconnaître les accusations fabriquées de toutes pièces par le régime de Guelleh. 

La preuve, le lieutenant Fouad Youssouf Ali n’est pas poursuivi en qualité d’un officier de l’armée qui a déserté, mais plutôt comme un civil ou politicien. Il n’a pas été traduit devant un cours militaire. Le procureur général de la République de Djibouti, monsieur Djama Souleiman Ali, a confirmé nos doutes par son intervention télévisée du 5 juin 2020. Dans cette intervention, le procureur général accuse ouvertement l’Érythrée d’être responsable de la désertion du lieutenant Fouad Yousosuf Ali et d’avoir fourni des appuis nécessaires dans son projet de déstabilisation de la République de Djibouti. 

Dans le camp occidental, il y a des gens qui se frottent les mains à l'idée d'avoir une belle guerre au cœur de la zone d'influence chinoise.

 

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SOURCE: FRENCH PRESS TV