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Pression maximale: Washington obtient le résultat inverse de celui escompté

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Des travailleurs de la compagnie pétrolière nationale PDVSA, drapeaux iranien et vénézuélien en main, accueillent le pétrolier iranien "Fortune" à la raffinerie El Palito à Puerto Cabello, Venezuela, le 25 mai 2020. ©REUTERS

Évoquant l’échec de la politique de pression maximale de Washington contre l’Iran et le Venezuela, The Washington Post affirme que cette politique a entraîné un rapprochement Téhéran/Caracas et mis les États-Unis dans l’embarras.

« Tout au long de la pandémie de Covid-19, l'administration Trump a poursuivi sans relâche sa campagne de «pression maximale» contre l'Iran et le Venezuela, multipliant les sanctions dans l'espoir apparent qu'un ou les deux régimes se briseraient sous la pression combinée du virus et de l'étranglement économique. Pourtant, le résultat le plus visible de la politique à ce jour a été de rassembler les deux nations pour orchestrer une démonstration embarrassante de l'impuissance américaine », a écrit le journal américain faisant référence à l’envoi par l’Iran de cinq tankers d’essence au Venezuela pour approvisionner le pays latino-américain en carburant défiant ainsi les sanctions des États-Unis contre les deux pays.

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Soulignant une visite imminente du président vénézuélien Nicolas Maduro à Téhéran malgré les pressions américaines, le Washington Post a indiqué que « l'administration Trump a tenté d'arrêter les expéditions de carburant au Venezuela par l'Iran en menaçant d’imposer de nouvelles sanctions. Mais elle a choisi de ne pas intercepter les navires iraniens après que l’Iran a promis de riposter ».

D’après le journal américain, le résultat était une victoire médiatique pour l’Iran et le Venezuela qui n'ont point cédé à la pression américaine.

Plus de coopération entre les deux pays semble être en perspective: M. Maduro a déclaré qu'il se rendrait bientôt à Téhéran.  Tareck El Aissami, un allié clé de l'Iran, a récemment été nommé ministre du Pétrole par le président vénézuélien.

La politique de « pression maximale » contre l’Iran a été par ailleurs critiquée par la Russie. Le représentant permanent de la Russie auprès des organisations internationales à Vienne a remis en question la politique américaine, affirmant qu'elle n'a eu aucun effet positif et n'a fait qu'augmenter les tensions.

Mikhail Ulyanov a écrit sur sa page Twitter que la politique de « pression maximale » des États-Unis sur l'Iran a augmenté les tensions dans la région du golfe Persique.

« Les États-Unis affirment que leur politique de pression maximale sur l'Iran est efficace. Oui, les résultats sont très clairs: augmentation des tensions dans le golfe Persique et l'affaiblissement du régime de non-prolifération », a indiqué le diplomate russe.

Le 30 mai, Ulyanov avait déclaré que le « chantage » semble être un mot plus approprié pour la soi-disant campagne de « pression maximale » des États-Unis contre l'Iran, et que cela n'a aucun lien avec la diplomatie.

Ulyanov a déclaré plus tôt que tout éventuel désengagement de l'Iran en rapport avec l'accord nucléaire de 2015 résultait de la politique provocatrice de pression maximale des États-Unis.

Lire aussi: Les limites de la politique « pression maximale » des États-Unis

L'Iran et les pays du groupe 5 + 1 sont parvenus à un accord historique en juillet 2015 pour lever les sanctions contre l'Iran et suspendre certaines de ses activités nucléaires, mais en mai 2018, Trump a unilatéralement retiré Washington de l'accord et a réimposé les sanctions contre Téhéran.

Avec leur retrait unilatéral du PGAC il y a plus de deux ans, les États-Unis ont également violé leurs engagements au titre de l'accord multilatéral de 2015 et de la résolution 2231 du Conseil de sécurité des Nations unies.

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SOURCE: FRENCH PRESS TV